Précision

Minimuffins aux bananes

Dans la recette de minimuffins aux bananes et au beurre de tournesol publiée hier dans la section Pause Repas, la banane n’apparaissait pas dans la liste des ingrédients humides. La recette en nécessite bien une. Nos excuses. 

Chaussure

Inspiration traditionnelle, pantoufle moderne

Baabuk, c’est une chaussure en feutre de laine inspirée de bottes traditionnelles russes, créée par des Suisses alors qu’ils vivaient en Indonésie et fabriquées au Népal avec de la laine de moutons de Nouvelle-Zélande, que des distributeurs québécois ont découverte lors d’une exposition commerciale en… Allemagne. Petite histoire d’une création qui dépasse les frontières, et qui est aujourd’hui en vente au Canada.

De la tradition russe…

L’origine des bottes valenki remonte à la fin du XVIIIe siècle. C’est en voulant trouver une façon de garder leurs pieds au chaud que des paysans russes ont eu l’idée d’utiliser la laine de mouton pour créer des bottes en feutre. Les bottes, qui nécessitaient un travail manuel très méticuleux, sont vite devenues populaires dans tout le pays, jusqu’en Sibérie, puisqu’elles permettaient de protéger les pieds des températures glaciales. Rapidement, les valenki – qui ressemblent aux feutres en laine qu’on porte à l’intérieur des bottes d’hiver – sont devenues associées aux tenues traditionnelles russes et ont été adoptées par toutes les classes sociales, des dirigeants aux paysans. Elles sont toujours portées en Russie.

... à l’inventivité suisse

Tout commence lorsque Dan Witting reçoit une paire de bottes valenki de sa belle-famille, de retour d’un voyage en Russie. Sa femme Galina et lui, d’abord sceptiques, sont impressionnés lorsqu’ils essaient les chaussons à l’extérieur pour la première fois. Inspirée, Galina crée un prototype de chaussons à partir de laine feutrée, alors que son mari et elle vivent temporairement en Indonésie, où Dan s’est fait proposer du travail. Contrairement aux bottes valenki, ses chaussons sont dotés d’une semelle antidérapante en caoutchouc naturel, en faisant une sorte d’hybride entre une chaussure et une pantoufle, à porter à l’intérieur comme à l’extérieur. Baabuk – une fusion du mot « babushka » (« grand-mère » en russe) et de « baa », qui rappelle le bêlement du mouton – était né.

Découverte par des Québécois

C’est lors d’un salon commercial à Munich, en Allemagne, il y a environ deux ans, que le distributeur québécois V-distribution Sport découvre la marque Baabuk, qui en est alors à ses balbutiements. Une relation se crée rapidement entre le couple d’entrepreneurs et l’entreprise québécoise. « Nous avons trouvé ce produit unique. Il n’y en a pas de semblable sur le marché et il a un côté un peu ludique avec son joli logo et ses couleurs. Nous avons aimé la passion du couple qui est derrière l’entreprise, qui a aussi une approche très éthique et écologique », explique Philippe Tavenas, directeur national des ventes et du marketing. Après avoir connu un grand succès avec ses chaussons grâce à une campagne sur Kickstarter, le couple a créé Urban Wooler, une gamme de chaussures de sport fabriquées au Portugal, puis des bottes en laine unisexes.

De la Nouvelle-Zélande au Népal

Les chaussons Baabuk sont écolos, puisqu’ils sont faits entièrement de matériaux naturels, et fabriqués à la main, au Népal, dans une usine construite par le couple. Les chaussons – sans couture – sont faits de laine provenant de moutons de la Nouvelle-Zélande (un demi-kilo est nécessaire pour fabriquer une paire de chaussons, lesquels pèsent pourtant moins de 200 g chacun). Une paire peut prendre jusqu’à trois jours à fabriquer. La laine est d’abord ramollie avec de l’eau chaude et du savon afin que les fibres s’entremêlent, puis disposée sur des patrons de chaussures, avant d’être lavée à haute température, puis frappée avec des marteaux et brossée, une étape importante qui assure la forme compacte et l’étanchéité des produits. Le chausson est ensuite mis à sécher sur des moules, puis une semelle en caoutchouc est cousue à la main. « La laine est intéressante : c’est un thermorégulateur naturel qui permet de garder au frais l’été et au chaud l’hiver ; elle est aussi antibactérienne, très durable et presque impossible à tacher », conclut M. Tavenas.

Les produits Baabuk sont offerts en ligne et dans quelques points de vente.

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