Immobilier commercial

HomeSense et Marshalls à Place Longueuil en août

Trois ans après la fermeture des magasins Target du Canada, Cominar tourne la page sur cet épisode. Le propriétaire immobilier vient en effet de louer la majeure partie du dernier espace encore vacant dans ses centres commerciaux. Les enseignes américaines HomeSense et Marshalls s’installeront à Place Longueuil.

L’ouverture du magasin combinant les deux concepts est prévue pour le mois d’août.

« On est bien contents. Sur tous les pieds carrés qu’on avait de libres, il ne nous en reste plus beaucoup. Il reste une portion et on a un prétendant », a confié à La Presse Guy Charron, vice-président exécutif exploitation – commerce de détail.

Le nouveau détaillant occupera 42 000 pieds carrés sur 77 000. Il n’a pas été possible de connaître l’identité du « prétendant ».

Aventure « très favorable »

Même si Cominar aura mis trois ans à remplir ses sept anciens Target, M. Charron qualifie « l’aventure Target » de « très favorable ». Car les nouveaux locataires, précise-t-il, paient des loyers plus élevés. Rappelons que Target avait acheté les baux de Zellers, dont les bas prix étaient notoires.

Marshalls et HomeSense appartiennent au géant américain TJX, qui exploite aussi l’enseigne Winners. L’entreprise connaît beaucoup de succès. Ses ventes ont bondi de 8 % pour atteindre 35,9 milliards US à son dernier exercice clos le 3 février et son bénéfice net a augmenté de 13 %. Au Canada, les ventes comparables ont bondi de 5 % pendant cette période. TJX compte 264 Winners, 117 HomeSense et 73 Marshalls au Canada.

C’est également Marshalls et HomeSense qui combleront ce qui reste d’espace dans l’ancien Target du Centre Laval (Cominar). Les deux enseignes y voisineront l’épicerie Avril (dont l’ouverture est prévue en avril) et le magasin d’articles de sports Sportium, notamment. Aux Galeries d’Anjou (propriété de Cadillac Fairview), Target a aussi été remplacé en partie par une enseigne de TJX, Winners, qui y côtoie Saks Fifth Avenue OFF 5TH et Old Navy.

Nouveau chapitre avec Sears

Si Cominar peut dire mission accomplie pour le remplacement des Target, un nouveau défi commence avec les locaux laissés vacants par Sears. En tout, il y en a six à combler.

M. Charron ne semble pas douter une seconde que le fonds de placement immobilier y parviendra. « Il va y avoir de la créativité, lance-t-il. Il faut y mettre le temps, l’énergie et le capital. »

La fermeture de Sears « amène des occasions de revitalisation [dans les centres commerciaux], ce qui est positif », note le dirigeant. De plus, la grande taille des locaux procure « beaucoup de flexibilité » lorsque vient le temps de reconfigurer l’espace pour les nouveaux venus.

Si peu de détaillants souhaitent louer des espaces de 100 000 pieds carrés, M. Charron observe que la restauration et le bien-être sont deux créneaux « en forte croissance ». Ainsi, la Place Alexis-Nihon accueillera à la fin de l’été un centre de spinning b.cycle. De plus, Cominar négocie pour accueillir un gym dans l’une de ses propriétés. Quelques détaillants asiatiques – Miniso, Muji et Uniqlo – cherchent aussi à prendre de l’expansion au pays.

technologies

Trump bloque la fusion entre Broadcom et Qualcomm

Washington — Donald Trump a bloqué, hier, la fusion entre les fabricants de microprocesseurs Broadcom et Qualcomm, estimant qu’elle portait atteinte à la sécurité nationale des États-Unis.

Le président américain a pris un décret en ce sens sur la base des recommandations du Comité américain sur les investissements étrangers (CFIUS) qui avait décidé, début mars, d’examiner cette fusion après avoir été saisi par Qualcomm qui s’opposait aux visées de son rival.

« L’acheteur [Broadcom] et Qualcomm doivent immédiatement et définitivement abandonner le rachat proposé », stipule le décret, qui évoque « des éléments crédibles » laissant penser que l’opération pourrait menacer la sécurité nationale.

117 milliards

Offre d'achat mise sur la table par Broadcom

Cette décision met fin à la bataille que se livraient les deux groupes depuis plusieurs mois dans le cadre d’une opération qui aurait été la plus importante du secteur et l’une des plus grosses jamais réalisées.

Sans surprise, Broadcom s’est dit dans un communiqué laconique « en profond désaccord avec l’idée que [l’]acquisition proposée de Qualcomm soulève la moindre inquiétude en matière de sécurité nationale ».

Le groupe a ajouté être « en train d’examiner le décret » présidentiel.

Broadcom, dont le siège est à Singapour, avait pourtant annoncé, hier, avoir décidé de revenir s’installer aux États-Unis à compter du 3 avril pour tenter d’atténuer les inquiétudes des autorités américaines.

Le CFIUS, organisme réunissant plusieurs institutions, est chargé de décider si une fusion ou une acquisition menace les intérêts du pays en matière de sécurité.

Chute du titre

Le titre de Qualcomm chutait lourdement en Bourse après l’annonce de cette décision, perdant près de 4,31 %, à 60,04 $, dans les échanges électroniques d’après séance à Wall Street vers 9 h hier. Broadcom progressait de 0,63 %, à 264,50 $.

Dans une lettre rendue publique hier par le Wall Street Journal et envoyée aux deux groupes dimanche, le CFIUS montrait déjà ses réticences face à l’opération, accusant notamment Broadcom d’avoir « au moins à trois reprises » pris des initiatives concernant sa domiciliation aux États-Unis sans en informer le CFIUS comme dans les délais légaux.

Le CFIUS avait interdit début mars au groupe singapourien de prendre une quelconque initiative pouvant contribuer à précipiter une fusion.

Intérêts chinois ?

Broadcom avait tenté de se défendre en affirmant que la décision de se domicilier aux États-Unis faisait partie de son offre sur Qualcomm dès le départ et ne pouvait être considérée comme un fait nouveau.

Ces arguments n’ont pas suffi à rassurer l’administration Trump qui défend une feuille de route protectionniste et soupçonnait à mots couverts Broadcom d’agir comme paravent à des intérêts chinois.

éoliennes aux Îles-de-la-Madeleine

Un investissement de 25 millions

Valeco Énergie Québec, filiale d’un groupe français établi à Montpellier, construira les deux éoliennes des Îles-de-la-Madeleine, un investissement estimé à environ 25 millions. La proposition de Valeco a été choisie par Hydro-Québec au terme d’un appel d’offres auquel participaient deux autres entreprises, Tugliq Énergie et Kruger Énergie. Il s’agit d’un premier projet éolien au Québec pour Valeco, qui a inauguré récemment la centrale de cogénération Biomont, qui récupère les biogaz du complexe environnemental Saint-Michel pour alimenter en électricité le Cirque du Soleil et la TOHU. Aux Îles-de-la-Madeleine, les deux éoliennes d’une puissance totale de 6,4 mégawatts permettront de réduire l’utilisation de la centrale au mazout et de baisser de 13 % les émissions de gaz à effet de serre. Hydro-Québec doit maintenant s’entendre sur les termes d’un contrat d’approvisionnement de 20 ans avec Valeco et ses partenaires, la Régie de l’énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et Plan A. Si tout se passe comme prévu, les travaux devraient commencer à l’automne, et les éoliennes seront en service en octobre 2019. En parallèle, Hydro-Québec étudie la faisabilité de raccorder les Îles à son réseau avec un câble sous-marin.

— Hélène Baril, La Presse

STATION MONT TREMBLANT

Le Grand Manitou se refait une beauté

Alterra Mountain Company, propriétaire de Station Mont Tremblant, a annoncé hier des investissements de plus de 17 millions de dollars dans les infrastructures de la montagne des Laurentides. Le bâtiment principal situé au sommet de la montagne, le Grand Manitou, sera agrandi, permettant 400 places assises supplémentaires et le réaménagement complet de l’espace de restauration. La remontée mécanique triple Lowell Thomas, sur le versant nord, sera remplacée par un modèle quadruple débrayable du fabricant Doppelmayr. La station passera par ailleurs de 96 à 101 pistes avec l’ajout de 5 sous-bois d’une superficie de 50 acres. L’enveloppe prévoit aussi l’achat de 31 canons à neige à haute efficacité. — La Presse

Équipement de garage

SpaceX utilisera des chariots québécois

Un fabricant d’équipement de garage de Québec a été sélectionné par la firme SpaceX, majoritairement détenue par Elon Musk, pour lui fournir des chariots de mécanicien spécialement conçus pour effectuer des travaux et inspections sous ses fusées Falcon 9. Creepex a conçu les appareils URM – pour Under Rocket Mobility – après avoir été contacté par un ingénieur de SpaceX. Les chariots permettent aux ingénieurs de travailler confortablement sous les fusées. Ils comportent un dossier qui peut s’incliner jusqu’en position couchée et des espaces pour contenir des outils. Creepex, entreprise fondée en 2011, conçoit, fabrique et distribue de l’équipement de garage, principalement des chariots de mécanicien. — La Presse canadienne

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