Rocket de laval

Dure soirée pour les gardiens…

Les Senators de Belleville ont profité de la générosité des gardiens du Rocket de Laval, hier soir, pour l’emporter facilement par la marque de 7-2. Rudolfs Balcers et Logan Brown ont mené la charge avec une récolte de quatre points chacun. Étienne Marcoux a commencé la rencontre devant le filet du Rocket, mais il a été remplacé par Michael McNiven après le troisième but des Senators au début du deuxième vingt. McNiven n’a pas fait mieux, accordant trois autres buts sur six tirs avant la fin de l’engagement. Marcoux est revenu défendre la cage du Rocket en troisième période et a cédé une quatrième fois. En tout, Marcoux a accordé quatre buts sur 12 tirs, alors que les Senators ont inscrit sept buts sur seulement 18 tirs. Jake Evans et Nikita Jevpalovs ont récolté chacun un but et une aide pour le Rocket (8-14-3), qui a encaissé un troisième revers d’affilée. Le Rocket reprendra le collier aujourd’hui, alors qu’il rendra visite aux Marlies de Toronto.

— La Presse canadienne

Ski acrobatique

« Je veux montrer que je suis encore le meilleur »

Le roi des bosses Mikaël Kingsbury remporte sa 50e victoire en carrière en Coupe du monde

Champion olympique à PyeongChang, détenteur de 14 globes de cristal et deux fois champion du monde, Mikaël Kingsbury, 26 ans, n’a plus rien à prouver. Sous le ciel noir de Ruka, en Finlande, il a tout de même saisi l’occasion d’inscrire une nouvelle page d’histoire : il a signé sa 50e victoire en Coupe du monde. Le roi des bosses entend bien le rester.

« Je voyais cette première Coupe du monde de la saison comme un test avec mon nouvel entraîneur Michel Hamelin. Il fallait briser la glace, ça faisait huit ans que je travaillais avec Rob Kober », a indiqué Kingsbury au téléphone.

« Dès les qualifications, que j’ai gagnées, ça s’est déroulé comme dans du beurre. On a tout de suite su que ça pouvait fonctionner, on a passé le test. C’est comme si on avait été ensemble toute notre vie. »

Les deux avaient déjà fait équipe sur le circuit Nor-Am en 2010, jamais en Coupe du monde.

En grande finale, la lutte a été chaude avec le Français Benjamin Cavet qui a offert une performance digne d’une victoire. Kingsbury était le dernier à prendre le départ. Après la descente de Cavet, il a échangé un regard avec ses coachs. Il avait prévu faire les sauts « back full » et « 1080 ». Devait-il changer ses plans et sortir un saut plus gros ? Non, a-t-il dit à son équipe. « Je savais que si je ne faisais pas d’erreur et que j’améliorais mon chrono, c’était dans la poche. »

Avec un total de 88,14 points, le roi des bosses a ainsi remporté sa 50e victoire, devant Cavet (86,45 points) et le Suédois Walter Wallberg (82,38 points). « C’était important pour moi de créer un momentum, d’enfiler le maillot jaune sans attendre. Je vais être difficile à arrêter. »

« J’ai une grosse cible dans mon dos, je suis le gars à battre, je veux montrer à tous que je suis encore le meilleur. Ce qui me rend fier, plus que cette 50e victoire, c’est la façon dont je me suis préparé pour y arriver. »

— Mikaël Kingsbury

L’été dernier, Kingsbury a travaillé d’arrache-pied sur chacun des petits détails qui peuvent tout changer. « Je voulais améliorer mes virages et je savais que, pour y arriver, je devais être plus fort. Je me suis entraîné quasiment plus fort qu’en année olympique. J’ai mieux mangé, j’ai été plus constant au gym, j’ai amélioré mon sommeil et ça a généré plus d’énergie. Je récupère mieux et quand j’arrive sur les skis, je suis à mon plein potentiel. Je suis plus fort et plus léger.

« Aujourd’hui, j’ai pris de l’avance sur mes plus grands adversaires. J’ai toujours été en forme, mais si tu veux pousser à un autre niveau, tu dois changer certaines petites choses pour gagner dans un sport qui continue d’évoluer. Quand tu travailles fort, ça paie. »

Il se rend maintenant à Thaiwoo, en Chine, plein d’assurance. « C’est une piste que j’adore, où j’ai gagné six fois en ligne. »

Le Québécois ne s’en cache pas, il a déjà les yeux rivés sur le globe de cristal, récompensant le meilleur bosseur de la saison. Mais sa priorité ? Mettre de nouveau la main, à Deer Valley en février, sur le titre de champion du monde qu’il a laissé filer en 2017. « Lors des derniers Mondiaux, je n’ai pas été à la hauteur de ce que je voulais. C’est sûr qu’il y a un X sur mon calendrier. »

Les autres Canadiens en piste

Seul autre Canadien en finale chez les hommes, Laurent Dumais s’est classé 11e. Kerrian Chunlaud (29e) et Gabriel Dufresne (34e) n’ont pas franchi l’étape des qualifications.

Chez les femmes, la victoire est allée à la Française Perrine Laffont, championne olympique à PyeongChang. Seule Canadienne en finale, la Montréalaise Justine Dufour-Lapointe a terminé sixième. Sofiane Gagnon et Chloé Dufour-Lapointe ont pris les 18e et 20e rangs.

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