Inspirations

Réussir avec humilité et gentillesse

Nom : Geoffrey Molson
Titre : Propriétaire, président et chef de la direction du Canadien de Montréal depuis 2011 et président du conseil d’administration de Molson Coors Brewing Company depuis 2015
Description de l’entreprise : Le club Canadien a été créé en 1909 et la brasserie Molson a été fondée par John Molson en 1786.

Le président du Canadien a reçu La Presse dans ses bureaux du Centre Bell. Né dans une famille riche et célèbre, Geoff Molson connaît sa chance. Chaque jour, il s’efforce de mettre en application les valeurs de ceux qui l’inspirent. Il est privilégié, mais pas différent du reste du monde, dit-il. D’ailleurs, avant la reprise de la saison de hockey, il passera ses vacances avec ses quatre enfants et sa femme dans le Maine à pêcher et à jouer au tennis.

Eric Herbert Molson

Ça fait sept générations qu’on est très présents à Montréal, depuis l’arrivée de John Molson, en 1782. Mon père représente la sixième génération de la famille. Il a étudié en chimie et en droit. Puis, il a commencé à travailler dans l’entreprise familiale en 1959 comme apprenti brasseur, avant d’en devenir le président en 1988. Mon père est un homme discret qui m’a appris l’humilité. Il m’a transmis certaines valeurs comme celles de toujours respecter les gens, d’avoir de l’intégrité quand je prends des décisions et de travailler très fort. Tous les principes de base d’un gestionnaire dans le monde des affaires, c’est lui qui me les a montrés. Mais le plus important dans toute cette transmission de son savoir reste l’humilité. Il faut maintenir un grand niveau d’humilité dans tout ce qu’on fait, particulièrement quand on est chanceux et qu’on est né dans une famille avec autant d’opportunités devant soi.

Norman Schwarzkopf 

J’ai assisté à une présentation de ce général de la US Army mort en 2012, qui est allé en Irak sous George Bush père. Norman Schwarzkopf a dirigé les forces de la coalition lors de la guerre du Golfe en 1991. Plusieurs années après, il a fait des conférences au cours desquelles il a parlé de ses principes et donné des conseils pour être un bon leader. Il a dit cette phrase qui résonne encore en moi : « When in doubt, do what’s right. » Si vous avez des doutes, choisissez toujours la bonne chose à faire avant tout. J’y crois beaucoup et j’essaie de l’appliquer. Que ce soit comme gestionnaire d’une équipe sportive ou comme président du conseil d’administration de Molson Coors Brewing Company, je dois prendre des décisions qui ont des implications à court terme, mais beaucoup plus à long terme. Je me demande alors quelle est la bonne chose à faire et non ce qu’on devrait faire.

Jean Béliveau

Il a joué pour le Canadien de 1953 à 1971. Je l’ai connu dans ma jeunesse et aussi une fois adulte. C’était quelqu’un qui avait une bonne écoute et qui, surtout, traitait bien les gens qu’il croisait. Un véritable gentleman. Quelque temps après son décès en 2014, j’étais dans un taxi et le chauffeur m’a raconté son histoire avec l’ancien joueur de hockey. Comme chauffeur de taxi, il attendait toujours au même endroit et voyait chaque jour Jean Béliveau marcher vers le bureau. Un jour, Jean Béliveau est arrivé avec un café en disant : « Je te vois tout le temps et je voudrais t’offrir un café. » Quand il est décédé, j’ai reçu des centaines de témoignages comme celui-là. Des petits gestes, mais qui touchent les individus. C’était important pour lui de rendre la vie des autres plus plaisante en étant gentil. C’est un modèle pour moi qui suis un homme d’affaires dans un poste assez public.

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