« L’Inde fait ses choux gras en imposant des tarifs douaniers sur les produits américains. Ce n’est plus acceptable ! »

Le président américain, Donald Trump, a de nouveau pris pour cible hier l’Inde, qui a imposé à la mi-juin des taxes douanières supplémentaires sur des biens importés des États-Unis. Nos voisins du Sud ont avec l’Inde un déficit commercial pour les biens qui s’élevait à 20,84 milliards US en 2018. — Agence France-Presse

Assurances

SSQ assurera les 19 500 employés d’Hydro

À la suite d’un appel d’offres très rigoureux, la société SSQ Assurance a décroché le contrat de gestion et de services en assurance collective des 19 500 employés d’Hydro-Québec et de ses retraités. L'assureur fournira en exclusivité à Hydro-Québec l’ensemble de ses protections d’assurance, soit l’assurance vie, l’assurance salaire, les soins médicaux, les soins dentaires et l’assurance voyage. Hydro-Québec faisait affaire jusqu’à maintenant avec quatre assureurs. En optant pour un seul fournisseur, la société d’État prévoit améliorer l’expérience employé et optimiser ses processus administratifs, tout en générant des gains financiers. L’entente, d’une durée de 15 ans, entrera en vigueur le 1er juillet 2020. — Jean-Philippe Décarie, La Presse

Aviation

Risque de fissures sur les ailes des A380

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) préconise d’inspecter les ailes des 25 Airbus A380 les plus anciens en raison d’un risque de fissures, sans toutefois demander de les clouer au sol, a-t-elle annoncé hier dans une note. L’AESA indique que des « cas de fissures » ont été signalés sur des ailes d’A380. L’agence indique que ce problème, faute d’être « détecté et corrigé », serait susceptible de « réduire l’intégrité structurelle des ailes ». Ce n’est pas la première fois qu’Airbus doit faire face à un problème de cette nature sur son très gros porteur, dont il a annoncé en février dernier la fin de la production. En 2012, l’AESA avait demandé l’inspection de l’ensemble des appareils en service dans le monde après la découverte de microfissures sur les ailes de certains d’entre eux.

— Agence France-Presse

Aviation

Recul de 54 % des livraisons chez Boeing

Boeing a annoncé hier un effondrement de près de 54 % de ses livraisons d’avions de ligne au deuxième trimestre, conséquence de la crise de l’appareil vedette 737 MAX, cloué au sol depuis la mi-mars après deux accidents ayant fait 346 morts. Le constructeur américain n’a livré que 90 appareils aux compagnies aériennes lors des trois mois achevés le 30 juin, contre 194 à la même période un an plus tôt. Cette déconvenue est due principalement au fait que Boeing a suspendu les livraisons du 737 MAX, avion qui représente plus des deux tiers de son carnet de commandes. Il est difficile de dire aujourd’hui quand cet avion sera de nouveau autorisé à voler. Les compagnies Southwest et American Airlines, deux clientes importantes de ce modèle, ont annulé des vols jusqu’à l’automne.

— Agence France-Presse

Justice

Condamnée au Brésil, Bombardier fera appel

Condamnée par un tribunal administratif au Brésil aux côtés de 10 autres sociétés, Bombardier compte en appeler de la décision, alors que l’entreprise est également visée par d’autres enquêtes ailleurs dans le monde. Estimant qu’un « cartel » a manipulé au moins 26 appels d’offres entre 1999 et 2013 dans quatre États brésiliens, le Conseil administratif de défense économique (CADE) a imposé des amendes d’environ 175 millions de dollars. Pour Bombardier Transport Brésil, l’amende est de 7,9 millions. L’entreprise pourrait également être privée, pendant cinq ans, de subventions publiques, ce qui ne l’empêche toutefois pas d’obtenir des contrats publics. « Bombardier est en profond désaccord avec ce jugement, lequel est basé sur la lecture partiale de la preuve du CADE dans une procédure administrative caractérisée par des violations flagrantes de principes constitutionnels, y compris l’application raisonnable de la loi », peut-on lire dans une déclaration publiée hier.

— La Presse canadienne

France

Une taxe sur l’aérien pour financer les transports

Le gouvernement français a décidé de mettre les transports aérien et routier à contribution pour financer des infrastructures et « répondre au défi climatique » en annonçant hier la mise en place d’une « écocontribution » sur les billets d’avion et la réduction de l’avantage fiscal sur le gazole pour les poids lourds.

Le produit de ces contributions sera affecté à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) pour alimenter l’enveloppe de 13,4 milliards d’euros (19,7 milliards canadiens) affectée sur la période 2018-2022 au développement des infrastructures, essentiellement pour les « déplacements du quotidien ».

L'an prochain, les compagnies aériennes devront verser de 1,50 (2,20 $CAN) à 18 euros (26,50 $CAN) sur les billets d’avion pour les vols décollant depuis la France – mais pas ceux y arrivant –, a annoncé la ministre des Transports, Élisabeth Borne.

Cette taxe devrait, selon elle, rapporter 180 millions d’euros par an (265 millions canadiens) à partir de 2020. Elle sera de 1,50 euro en classe économique et de 9 euros en classe affaires pour les vols intérieurs et intra-européens, et de 3 euros pour la classe éco et 18 euros pour la classe affaires pour les vols hors Union européenne, a-t-elle précisé. Les vols vers la Corse et les Outre-mer sont exclus, de même que les liaisons d’aménagement du territoire et les correspondances.

« On a bien entendu le message des Français, a expliqué Mme Borne. Ce qu’ils souhaitent, c’est que les modes les plus polluants soient mis à contribution pour financer, notamment, du transport ferroviaire. »

L’aviation a été mise sous le feu des projecteurs au printemps avec des appels au boycottage de l’avion, largement relayés sur les réseaux sociaux. En Suède notamment, le mouvement « flygskam » (la honte de prendre l’avion) incite à privilégier d’autres moyens de transport.

Pour répondre aux critiques, la piste d’une taxe sur le kérosène avait été envisagée, mais le gouvernement a renvoyé ce sujet « à l’échelle européenne ».

L’annonce d’hier a été très froidement accueillie par le secteur.

Air France, dont l’État détient 14,3 %, a qualifié la décision gouvernementale d’« extrêmement pénalisante » et « incompréhensible ».

La nouvelle taxe va « financer des modes de transport concurrents dont le transport routier, et non la transition énergétique dans le domaine aérien », déplore la compagnie dans son communiqué.

— Agence France-Presse

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