Le chiffre du jour

6 ans

Âge qu’avait Gedhun Choekyi Nyima lorsqu’il a été arrêté par les autorités chinoises après avoir été désigné comme réincarnation du panchen-lama, numéro deux de la hiérarchie bouddhiste tibétaine, en mai 1995. Vingt-cinq ans plus tard, l’homme, qui n’a jamais été revu, mènerait une « vie normale » et a obtenu son diplôme universitaire, a affirmé mardi Pékin à la suite d’appels de Washington pour révéler l’endroit où il se trouve. 

— Agence France-Presse

États-Unis  Peine de mort

Les exécutions reprennent après une pause liée à la pandémie

Un condamné à mort du Missouri, qui a toujours clamé son innocence, a reçu une injection létale mardi soir. C’était la première exécution aux États-Unis depuis que le nouveau coronavirus a mis en sommeil une partie du pays. Walter Barton, 64 ans, a été exécuté dans le pénitencier de Bonne Terre pour le meurtre d’une octogénaire, lacérée de coups de couteau en 1991. À l’issue d’une longue saga judiciaire, il avait été condamné à la peine capitale sur la base d’une expertise de traces de sang et d’un témoignage dont ses avocats contestent la fiabilité. Pour tenter de le sauver, ces derniers avaient adressé un ultime recours à la Cour suprême, mais celle-ci a rejeté leur requête, sans explication, à deux heures de l’échéance. Ses derniers mots ont été « Moi, Walter Arkie Barton, je suis innocent, ils exécutent un innocent », ont rapporté les témoins de la scène. Il s’agit de la première exécution aux États-Unis depuis le 5 mars. Une dizaine ont été reportées au total, en Ohio, au Texas ou au Tennessee, en raison de la pandémie de COVID-19.

— Agence France-Presse

Hongrie

Interdiction du changement de sexe à l’état civil

La Hongrie a interdit mardi l’inscription du changement de sexe à l’état civil et la reconnaissance juridique de l’identité de genre des personnes transgenres. Un amendement législatif définissant le genre par le « sexe biologique basé sur la naissance et le génome » a été voté par le Parlement hongrois, où le gouvernement du premier ministre souverainiste Viktor Orban dispose de la majorité. Adopté avec 134 voix contre 56 et 4 abstentions, il prévoit l’inscription non modifiable du sexe des personnes à leur naissance dans un registre national et sur les documents d’identité, empêchant les personnes transgenres et intersexes de changer de nom et d’obtenir des papiers correspondant à leur identité de genre. Auparavant, elles étaient autorisées à demander un changement de sexe auprès de l’état civil. Viktor Orban a lancé, depuis sa réélection en 2018, un projet de « nouvelle ère » culturelle visant à promouvoir les valeurs chrétiennes et traditionnelles.

— Agence France-Presse

COVID-19

L’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU est « honteuse »

L’inaction face à la pandémie de COVID-19 du Conseil de sécurité, paralysé par une confrontation entre les États-Unis et la Chine « qui semblent incapables de leadership » à l’ONU, est « honteuse », ont affirmé mardi dans un communiqué plusieurs ONG. Deux mois après un appel du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à un cessez-le-feu dans le monde pour mieux lutter contre la maladie, le Conseil de sécurité a échoué à s’entendre sur une résolution soutenant cette initiative, reprochent dans leur texte l’International Rescue Committee, l’International Crisis Group ou encore Save the Children, qui figurent parmi les signataires. « La paralysie du Conseil de sécurité face à la COVID-19 est honteuse. Pour des millions de gens, elle est aussi incompréhensible », souligne David Miliband, chef de l’International Rescue Committee. Pour Rob Malley, président de l’International Crisis Group, « les États-Unis et la Chine ont traité les négociations » de la résolution « comme une opportunité de se renvoyer la responsabilité de l’origine de la COVID-19 » plutôt que de favoriser « un appel direct à une réduction de la violence ».

— Agence France-Presse

République démocratique du Congo

« La crise ne doit pas faire oublier les massacres dans l’Est »

« La crise de la COVID-19 ne doit pas nous faire oublier les atrocités qui se poursuivent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) dans l’indifférence », a prévenu mardi le gynécologue Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018. « Les massacres sur les populations civiles » se poursuivent en Ituri et au Nord-Kivu, accuse le médecin congolais dans un communiqué. Près de 300 civils ont été massacrés depuis le début de l’année en Ituri, dont une vingtaine dans la nuit de samedi à dimanche. Des violences attribuées à un groupe ethnico-mystique, la Codeco (Coopérative pour le développement du Congo). Plus de 400 civils ont été massacrés par le groupe armé d’origine ougandaise ADF depuis novembre dans le Nord-Kivu, où de nouvelles violences sont rapportées au quotidien depuis plusieurs jours.

— Agence France-Presse

Suède

Accroissement souhaité du nombre de tests de dépistage

La Suède a annoncé mardi vouloir étendre ses dépistages liés au nouveau coronavirus à toute personne présentant des symptômes modérés – et entend mettre davantage de tests à la disposition du personnel jugé « essentiel » pour le pays, afin qu’il ne reste pas inutilement chez lui.

Depuis le début de la crise sanitaire, les autorités du pays appellent chacun à rester chez soi en cas de symptômes liés à la COVID-19. Mais si la situation perdure, a expliqué la ministre de la Santé Lena Hallengren en conférence de presse, ces personnes doivent savoir quand revenir.

« Nous ne pouvons pas avoir une situation où les gens restent à la maison au moindre symptôme s’ils n’ont pas besoin d’y être », a-t-elle déclaré.

Les dépistages, qui concernaient jusqu’à la mi-avril uniquement les patients hospitalisés et le personnel soignant, ont depuis été étendus aux personnes occupant des postes jugés « essentiels » pour la société – comme les policiers et les pompiers – afin qu’elles puissent reprendre le travail plus rapidement après avoir présenté des symptômes.

Le gouvernement suédois avait également annoncé à la mi-avril vouloir dépister sa population à plus grande échelle, espérant pouvoir tester jusqu’à 100 000 personnes par semaine, un objectif encore difficile à atteindre aujourd’hui.

« La capacité de test est là, mais il y a encore des difficultés avec la logistique qui l’entoure », a expliqué à la presse Harriet Wallberg, coordinatrice nationale des dépistages.

Quelque 32 000 tests ont été effectués la semaine dernière.

La manière dont le royaume gère la crise sanitaire, excluant de placer sa population à l’isolement, soulève toutefois des critiques tant sur le plan national qu’à l’international.

Mardi, le pays enregistrait 3743 morts sur un total de quelque 30 800 cas d’infection, une mortalité sans commune mesure avec celle observée ailleurs chez ses voisins nordiques, qui ont tous imposé des mesures de semi-confinement.

La Suède déplore actuellement 371 décès liés à la COVID-19 par million d’habitants, selon le site de collecte de données statistiques Worldometer. Au Danemark, ce chiffre s’élève à 95, en Finlande à 54 et en Norvège à 43.

— Agence France-Presse

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