Testé GP75 Leopard de MSI

Jouer au pro à bon prix

Un ordinateur portable assez puissant pour le commun des joueurs vidéo, avec des composants dernier cri, mais sous la barre des 2000 $ : c’est ce défi que veut relever le tout dernier modèle de MSI, le GP75 Leopard. Et il y arrive plutôt bien, si on ne lui en demande pas trop.

On aime

Le GP75 Leopard a de la gueule, de celles qu’aiment les joueurs vidéo, avec des angles et des bosses qui lui donnent un air méchant. Au premier regard, c’est son clavier rétroéclairé multicolore et animé qui séduit. Surprise : MSI a ajouté deux boutons à droite, dont celui du haut permet d’éteindre ou de modifier ce clavier. Bonne idée. L’autre bouton permet d’activer manuellement le mode Turbo des ventilateurs.

Mais parlons des vraies choses, en commençant par l’écran. Avec 17,3 po de diagonale, une résolution Full HD, il impressionne avec son taux de rafraîchissement de 144 Hz qui donne une fluidité remarquable. Il s’agit ici d’une fréquence rarement offerte dans cette gamme de prix, et on y prend goût assez rapidement, que ce soit pour le jeu vidéo ou la simple navigation.

Sous le capot, ses spécifications techniques sont de bon calibre : 16 Go de RAM, disque dur SSD de 512 Go, processeur Intel i7 de 9e génération et, surtout, carte graphique NVIDIA GTX1660Ti-6Go.

Résultat : de Fortnite à Assassin’s Creed Origins en passant par Rise of The Tomb Raider et Ancestors, des jeux qui vont de peu exigeants à plus costauds, notre GP75 n’a jamais été en détresse et répondait au quart de tour.

Notons que cet ordinateur est équipé d’un système de dissipation de la chaleur, appelé Cooler Boost 5, qui s’assure que votre carte graphique ne deviendra pas trop chaude.

L’autonomie de la pile est honnête quand il s’agit de navigation ou de visionnement de vidéos, atteignant environ cinq heures. En jeu vidéo, c’est une autre histoire.

Enfin, on salue la grande générosité de MSI pour les possibilités de branchement, avec un lecteur de carte SD, quatre ports USB 3.2 dont un de type C, une sortie HDMI, un Mini Display Port et un port Ethernet Gigabit. La puce WiFi utilisant le protocole très rapide 802.11ac est compatible 5 GHz ; nous avons ainsi atteint des vitesses de téléchargement d’à peu près 690 Mb/s.

On aime moins

Le défaut le plus flagrant, c’est le bruit anormalement élevé des ventilateurs de cet ordinateur portable lorsqu’il est très sollicité. Dans certaines situations, après une demi-heure de jeu par exemple, nous étions bien heureux d’avoir des écouteurs pour atténuer ce vrombissement.

Les haut-parleurs sont de qualité moyenne, avec une basse insuffisante. Encore une fois, c’est un détail qui échappe à la plupart des joueurs qui vont préférer leur casque d’écoute.

L’autonomie de la pile en mode jeu n’est que de deux petites heures. C’est légèrement sous la norme et, évidemment, cela ne peut servir que de dépannage provisoire puisque l’utilisation de la pile met tout le système en configuration minimale.

Évidemment, la prétention du GP75 Leopard est d’avoir la puissance suffisante pour des jeux en HD. En 4K, avec l’ajout d’un moniteur externe, il vous faudra adapter la configuration du rendu si vous voulez éviter les bogues.

On achète ?

Sans être une aubaine à tout casser, le GP75 Leopard offre des performances et une configuration étonnantes dans cette gamme de prix. Il est nettement supérieur à d’autres ordinateurs portables de cette catégorie que nous avons testés, notamment ceux d’ASUS et même des modèles précédents offerts par MSI.

Un bon achat, pas de doute, pour le gamer intermédiaire.

GP75 9SD-428CA Leopard

Fabricant : MSI

Prix : 1999,99 $

Note : 4,5 sur 5

Clins d’œil technologiques

Sports électroniques en famille

Foi de Stéphanie Harvey, cinq fois championne du monde de Counter-Strike : Global Offensive, le DreamHack 2019 dont elle est la porte-parole est plus un festival qu’une compétition classique de sports électroniques. Organisé à Montréal pour la quatrième fois, l’événement se termine aujourd’hui. « Il y en a pour toute la famille sur trois jours, presque 24 heures sur 24, indique-t-elle. On a des compétitions professionnelles pour Mortal Kombat 11, Rainbow Six : Siege, Rocket League et StarCraft II, les meilleurs au monde vont être là. Dans les tournois semi-pros et amateurs, on va avoir 1500 joueurs. On a neuf scènes où les gens peuvent regarder le tournoi, essayer les ordinateurs, participer à des concours… C’est comme un terrain de jeu de jeux vidéo. »

Zero Latency

Zero Latency, c’est probablement la meilleure expérience de réalité virtuelle actuellement offerte à Montréal. La gigantesque salle, qui a ouvert ses portes au public le 31 août dernier rue Jean-Talon Est, offre quatre jeux de groupe destinés au grand public. Nous avons particulièrement apprécié Engineerium, très poétique avec des trouvailles étourdissantes qui exploitent la salle de 2200 pi2. « Il n’y a rien de comparable à Montréal », dit Marc-André Côté, un des trois partenaires du projet, avec Renaud Fortmann et Corinne Beaudoin.

Rendez-vous pirates

L’ingéniosité des pirates informatiques n’a pas de limite. La firme de cybersécurité Kaspersky a récemment levé le voile sur une nouvelle tendance qui tire profit d’une faiblesse des calendriers électroniques. Que ce soit Outlook ou l’Agenda Google, ces logiciels ont la fâcheuse manie d’afficher les invitations en gris dans votre calendrier comme s’il s’agissait d’événements réels, que vous ayez confirmé ou non votre participation. Kaspersky a relevé que dans le cas plus précis de l’Agenda Google, des cybercriminels contournaient ainsi les filtres antipourriel et glissaient des hyperliens vers des virus à l’intérieur de ces fausses invitations. La parade est relativement simple : il faut désactiver dans les paramètres de l’Agenda Google l’option « Ajouter automatiquement les invitations ». Et, évidemment, ne pas cliquer sur les liens suspects.

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