Énergie

Le pétrole porté par les signes d’une reprise de la demande

Les prix du pétrole ont terminé en nette hausse lundi, soutenus par la perspective d’une reprise de la demande à mesure que les pays se déconfinent et par les baisses d’extraction d’or noir.

À New York, le baril de WTI pour livraison en juin a grimpé de 2,39 $, ou 8,1 %, pour finir à 31,82 $. Il avait franchi dès le début de séance le seuil symbolique des 30 $, une première depuis le 17 mars.

À Londres, celui de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet s’est apprécié de 2,31 $, ou 7,1 %, pour clôturer à 34,81 $.

Le Brent était monté de 5 % la semaine dernière et le WTI de 19 %, après avoir déjà terminé en hausse les deux semaines précédentes.

« Les prix du brut entament la semaine du bon pied alors que les investisseurs parient sur un rebond de la demande », a souligné Robbie Fraser, de Schneider Electric.

« Alors qu’un certain nombre de pays prévoient un assouplissement des mesures de confinement et des restrictions de déplacements dans les semaines à venir, on voit déjà des indications d’une reprise de la demande aux États-Unis, avec notamment une hausse significative de la consommation d’essence », a-t-il ajouté.

Il existe aussi « des signes clairs d’un regain important d’activité dans les raffineries chinoises, ce qui a soutenu les importations [chinoises] et permis aux abondantes réserves mondiales de se résorber un peu », a ajouté le spécialiste.

Coup de pouce d’essais cliniques

L’annonce par un laboratoire américain de résultats préliminaires encourageants d’essais cliniques sur un vaccin contre la COVID-19 a également soutenu les cours de l’or noir dans la mesure où elle alimente l’espoir d’un retour à la normale de l’activité économique.

Les prix du brut sont en convalescence depuis plusieurs semaines après l’épisode quasi traumatique du passage sous zéro dollar du cours du WTI pour livraison en mai le 20 avril dernier, à la veille de sa date d’expiration.

Depuis, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés ont mis en place de nouvelles réductions volontaires de leur production d’or noir pour descendre à des niveaux plus cohérents avec ceux de la demande, sabrés par la pandémie.

Le cartel et ses principaux partenaires ont ainsi mis en place une coupe de 9,7 millions de barils par jour sur deux mois, une mesure exceptionnelle entrée en vigueur le 1er mai.

L’Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis ont annoncé depuis vouloir diminuer encore davantage leur production de brut, dans un contexte d’offre toujours excédentaire et de stockage proche de ses limites.

L’Agence américaine d’informations sur l’énergie (EIA) a par ailleurs estimé dans un rapport diffusé lundi que la production de brut dans les bassins produisant du pétrole de schiste allait diminuer de 197 000 barils par jour en juin par rapport à mai.

Revue boursière

L’espoir d’un vaccin injecte une dose d’optimisme

La Bourse de New York a terminé en très nette hausse lundi, portée par des résultats préliminaires encourageants d’essais cliniques sur un vaccin contre le coronavirus et par un sentiment globalement positif sur les perspectives économiques. Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a grimpé de 3,87 %, à 24 597,37 points. Il s’agit de sa plus forte hausse en pourcentage sur une séance depuis le début d’avril. La Bourse de Toronto était fermée lundi. — Agence France-Presse

Transport

Uber licencie le quart de ses salariés

Face à la chute des trajets en voiture de transport avec chauffeur un peu partout dans le monde à cause de la pandémie, Uber, le leader du secteur, a décidé de licencier environ un quart de ses salariés et de réduire de façon draconienne toutes les dépenses ne relevant pas de son cœur de métier. Le groupe américain avait déjà fait part de la suppression de 3700 emplois début mai. Il a annoncé lundi qu’il allait licencier 3000 salariés supplémentaires. Uber est touché de plein fouet par les mesures de restrictions des déplacements et de confinement prises par divers gouvernements pour endiguer la pandémie de COVID-19. — Agence France-Presse

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