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Le moteur à combustion n’a pas dit son dernier mot

Les améliorations apportées aux moteurs à essence ne suffiront pas pour satisfaire aux normes de plus en plus contraignantes visant à améliorer l’air que nous respirons. Qu’à cela ne tienne, les développements pour les rendre plus propres ne s’arrêteront pas, comme en font foi ces trois innovations appelées à se généraliser très prochainement.

Moteur à taux de compression variable

Infiniti, la filiale de luxe de Nissan, remet en selle une vieille idée : le moteur à taux de compression variable. Les développements technologiques aidant, le constructeur japonais est parvenu à mettre au point ce principe qui consiste à faire fonctionner un moteur dans sa plage d’utilisation maximale en faisant varier le taux de compression. Celui-ci, dans le cas d’Infiniti, peut varier entre 8 : 1 et 14 : 1 et entraîne une réduction de 15 % de la consommation par rapport à un moteur « traditionnel » de cylindrée équivalente, tout en produisant plus de puissance.

Injection à l’eau

L’idée est née de l’aviation et a été rapidement adoptée par la Formule 1 : l’injection à l’eau. L’idée ici est de pulvériser de l’eau avant que ne s’amorce le cycle d’admission pour refroidir l’air et faire baisser la température de la chambre de combustion. Ce faisant, le moteur consomme moins, produit plus de puissance et rejette moins d’oxydes d’azote dans l’air (NO2). Porsche applique déjà cette solution pour la plus performante de ses 911, la GT2 RS, et intime aux acheteurs de celle-ci de faire le plein d’eau distillée dans un récipient spécialement conçu à cet effet. On estime que ce procédé entraîne une réduction de l’ordre de 5 % de la consommation.

Combustion froide

Dans le cadre de ses recherches, Mazda a mis au point un dispositif appelé combustion froide, pierre angulaire de sa nouvelle génération SkyActiv X. Ainsi, plutôt que de faire appel à une bougie d’allumage, le constructeur japonais comprime très fortement l’essence et un air très chaud pour créer le cycle d’explosion. Une méthode difficile à gérer, le cycle d’explosion étant alors très violent et donc susceptible de fragiliser le moteur à moyen et à long terme. Mazda dit avoir résolu ce problème en limitant la bougie à produire une étincelle plus discrète. Une réduction de 15 % de la consommation est ici visée.

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