république démocratique du Congo

« La situation est grave. »

— La Croix-Rouge, qui a averti hier que le grave manque de financement pourrait l’obliger à réduire ses activités de lutte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), alors que le nombre de cas monte en flèche. Depuis le début de l’épidémie, il y a eu près de 1150 morts sur plus de 1700 cas confirmés et probables, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). (AFP)

Royaume-Uni

Boris Johnson sera candidat au poste de premier ministre

L’ancien ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni Boris Johnson, fervent défenseur du Brexit, a confirmé hier qu’il serait candidat au poste de premier ministre quand Theresa May quittera ses fonctions, ont rapporté des médias britanniques. « Bien sûr que je vais y aller », a déclaré M. Johnson lors d’un événement réunissant le monde des affaires à Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre, confirmant ce que la plupart de ses collègues conservateurs et des commentateurs politiques supposaient. Theresa May a promis de démissionner une fois que l’accord de Brexit conclu avec Bruxelles en novembre serait adopté par les députés britanniques, donc sans fixer de date précise. Ancien maire de Londres, M. Johnson s’est rendu célèbre par ses bourdes diplomatiques et est accusé d’avoir induit les électeurs en erreur à propos du Brexit pendant la campagne du référendum. Il est cependant apprécié par de nombreux militants du Parti conservateur qui départageront les candidats. Il avait démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères l’an dernier, en désaccord avec la stratégie du gouvernement en matière de Brexit.

— Agence France-Presse

Suède

Des discussions pour juger les djihadistes de l’EI

La Suède a annoncé hier la tenue en juin à Stockholm d’une réunion internationale pour discuter de la création d’un tribunal où seraient jugés les djihadistes du groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak. Le tribunal serait mis en place « quelque part » au Moyen-Orient, a déclaré à l’AFP le ministre suédois de l’Intérieur, Mikael Damberg, afin de faciliter l’étude des dossiers et les condamnations. « Un dispositif régional serait plus proche à la fois des preuves et des témoignages, ce qui pourrait faire augmenter le nombre de condamnations », a-t-il expliqué. M. Damberg a fait savoir que de nombreux pays étudiaient de leur côté la question. Par conséquent, le gouvernement suédois a estimé que le moment était venu d’organiser une réunion d’experts et d’officiels afin d’échanger leurs connaissances et d’évaluer s’il était possible d’agir ensemble. Selon le ministre, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la France et la Belgique prévoient d’assister à cette réunion le 3 juin dans la capitale suédoise. Les autorités suédoises espèrent instaurer un mécanisme juridique avec les pays concernés, rejetant toutefois l’idée d’une coopération avec le régime syrien. — Agence France-Presse

États-Unis

Les ajustements nécessaires au 737 MAX sont prêts

Boeing a annoncé hier que la mise à jour du système antidécrochage MCAS, mis en cause dans les catastrophes de Lion Air et d’Ethiopian Airlines qui ont au total fait 346 morts, ainsi que les changements nécessaires à la formation des pilotes étaient prêts. « Nous avons terminé tous les vols tests pour ce qui est de l’ingénierie de la mise à jour [du MCAS] et nous nous préparons maintenant au vol de certification finale », a déclaré le PDG Dennis Muilenburg dans un communiqué. Cette information, qui marque un pas important pour un retour en service de cet avion cloué au sol depuis la mi-mars, a fait bondir l’action de 2,6 % vers 13 h 40 hier. Le 737 MAX est la locomotive des ventes du groupe de Chicago. Boeing affirme avoir effectué plus de 207 essais en vol pour un total de plus de 360 heures avec le 737 MAX modifié et avoir accompagné les changements avec des tests sur simulateurs. Ce dernier point est important parce que des pays comme le Canada exigeaient une formation des pilotes sur simulateur alors que l’agence fédérale de l’aviation américaine, la FAA, ne recommande que des tests sur iPad.

— Agence France-Presse

Égypte

Affrontements meurtriers entre des soldats et des djihadistes

Cinq soldats égyptiens et 47 djihadistes présumés ont été tués dans de récents affrontements dans le Sinaï, dans l’est de l’Égypte, où les forces de sécurité combattent une branche du groupe État islamique, a annoncé l’armée hier. Selon un communiqué de l’armée sous forme de vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les suspects, qui se trouvaient dans le nord et le centre du Sinaï, avaient en leur possession des « armes de différentes marques, des munitions et des engins explosifs ». Par ailleurs, 158 « éléments criminels » ont été recensés et 385 engins explosifs neutralisés, ajoute l’armée dans sa vidéo. Actifs depuis plusieurs années dans le nord du Sinaï, les djihadistes sont passés d’attaques sporadiques à une véritable insurrection après la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi, en 2013. Aucun bilan de source indépendante n’est fourni. Le nord du Sinaï est bouclé par l’armée, la presse indépendante n’y étant autorisée qu’en de rares visites organisées par les autorités. — Agence France-Presse

Iran

Téhéran rejette la main tendue de Donald Trump

Washington — L’Iran a clairement fermé la porte hier à l’offre de dialogue du président des États-Unis, Donald Trump, pour mettre fin à l’escalade des tensions dont les deux pays se renvoient la responsabilité.

Pressée d’étayer la véracité de la menace iranienne brandie depuis plus de 10 jours pour justifier des déploiements militaires au Moyen-Orient puis le rappel de diplomates américains en poste en Irak, l’administration du milliardaire républicain a laissé filtrer ces deux derniers jours de nouveaux éléments plus précis.

Un responsable américain a notamment affirmé hier à l’AFP que des missiles chargés sur des embarcations traditionnelles dans le Golfe par les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, étaient « une source d’inquiétude » pour « les militaires et les services de renseignement ».

La veille, d’autres responsables avaient fait état d’une « menace imminente » en « lien direct avec l’Iran », mettant en cause notamment des groupes armés pro-iraniens en Irak, qui ont en retour accusé Washington de lancer une « guerre psychologique » pour « provoquer du tumulte ».

Le chef de la diplomatie du Royaume-Uni, Jeremy Hunt, est venu apporter son soutien à la position américaine, après le cafouillage provoqué par un général britannique de la coalition internationale antidjihadiste qui avait démenti toute « aggravation de la menace posée par les forces pro-iraniennes ». « Nous partageons la même évaluation de la menace renforcée posée par l’Iran » que les Etats-Unis, a tweeté hier le ministre britannique.

Dans ce contexte explosif, qui multiplie les risques d’affrontement militaire entre les deux ennemis, le président américain souffle comme souvent le chaud et le froid. Ainsi, malgré le ton martial, il a fait plusieurs appels du pied aux dirigeants iraniens.

Trump et ses faucons

« Je suis sûr que l’Iran voudra bientôt discuter », a-t-il lancé mercredi. « Je voudrais qu’ils m’appellent », avait-il déjà tenté la semaine dernière.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, lui a opposé une fin de non-recevoir.

« Je ne sais pas pourquoi le président Trump est confiant, car c’est totalement faux », a-t-il répondu hier de Tokyo, écartant « toute possibilité » de négociations avec les États-Unis.

Il a au contraire accusé Washington de provoquer une escalade « inacceptable ».

— Agence France-Presse

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