France

« La mort de Vincent est désormais inéluctable. »

— Les parents de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis presque 11 ans et devenu le symbole du débat en France sur la fin de vie, dans une lettre ouverte publiée hier. Ils disent s’être « résignés » à la mort prochaine de leur fils après l’arrêt, la semaine dernière, des traitements qui le maintiennent en vie. (AFP)

Venezuela

Maduro « optimiste » après la reprise du dialogue avec l’opposition

Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, s’est dit hier « optimiste » après la reprise du dialogue entre représentants de son gouvernement et de l’opposition sur l’île de la Barbade, pour tenter de mettre fin à la crise politique qui secoue le pays. « Il me semble que pas à pas, avec une patience stratégique, nous ouvrons la voie de la paix », a dit M. Maduro dans une déclaration diffusée par la télévision d’État VTV. M. Maduro a assuré avoir reçu des rapports « prometteurs » de son principal négociateur, le ministre de la Communication, Jorge Rodríguez. Le président vénézuélien a ajouté qu’un programme en six points avec une « vision de l’ensemble du pays » était discuté. « Si on travaille avec de la bonne volonté et qu’il n’y a pas d’interventionnisme gringo […], je suis sûr que des accords seront conclus », a ajouté Nicolás Maduro. Les délégations du gouvernement vénézuélien et de l’opposition sont arrivées hier à la Barbade pour la reprise de discussions, sous les auspices de la Norvège. Il s’agit d’un troisième round de dialogue entre des délégués de l’opposition et du gouvernement depuis le mois de mai. Les deux premières réunions organisées à Oslo en mai n’ont donné aucun résultat concret. — Agence France-Presse

Nucléaire iranien

Téhéran augmente son degré d'enrichissement

L’Iran a annoncé hier produire de l’uranium enrichi à au moins 4,5 %, au-delà de la limite autorisée par l’accord nucléaire conclu à Vienne en 2015, et mis en garde les Européens contre toute réaction susceptible d’envenimer la situation. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé que l’Iran avait commencé à enrichir de l’uranium à un degré supérieur à celui autorisé par l’accord. L’Union européenne a appelé l’Iran à « cesser et à revenir sur ses activités qui sont contraires aux engagements pris dans le cadre » de l’accord, soulignant qu’elle était « très préoccupée ». Le président américain Donald Trump s’est entretenu au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron, qui dépêche à Téhéran son conseiller diplomatique pour œuvrer à une « désescalade ». Les deux hommes « ont discuté des efforts en cours pour s’assurer que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire et pour mettre fin au comportement déstabilisateur de l’Iran au Moyen-Orient », selon la Maison-Blanche.

— Agence France-Presse

Climat

Déforestation et réchauffement, addition fatale pour la vie sauvage

La déforestation tropicale galopante, combinée aux changements climatiques, empêche les espèces sauvages de se déplacer vers des climats plus frais, augmentant le risque d’extinction qui pèse sur elles, ont alerté hier des chercheurs. Moins des deux cinquièmes des forêts d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique permettent actuellement aux animaux et aux plantes d’échapper à des augmentations de température potentiellement intolérables, soulignent-ils dans la revue Nature Climate Change. « La disparition des forêts tropicales entre 2000 et 2012 a entraîné la perte d’une étendue supérieure à la taille de l’Inde qui était à même de protéger les espèces des effets du changement climatique », déclare à l’AFP Rebecca Senior, professeure à l’Université de Sheffield. « Non seulement la perte de forêt supprime directement leur habitat, mais elle rend également plus difficile le déplacement des espèces », relève-t-elle. L’absence de voies permettant aux animaux de migrer vers des habitats plus frais signifie que le réchauffement climatique « entraînera probablement l’extinction d’espèces vulnérables sur un plan national, mais aussi mondial », ajoute-t-elle. — Agence France-Presse

Hong Kong

Le projet de loi sur les extraditions est « mort »

La cheffe du gouvernement pro-Pékin de Hong Kong, Carrie Lam, a déclaré aujourd’hui (heure locale) que le projet de loi sur les extraditions vers la Chine qui a provoqué une vague historique de contestation était « mort », se refusant toutefois à annoncer le retrait immédiat du texte comme le réclament les protestataires.

« Il y existe toujours des doutes persistants sur la sincérité du gouvernement ou des inquiétudes sur le fait que le gouvernement puisse relancer le processus devant le Conseil législatif [LegCo, Parlement local]. Alors, je voudrais le répéter ici, il n’y a aucun projet en ce sens. Le projet de loi est mort », a-t-elle lancé.

Depuis des semaines, l’ancienne colonie britannique est plongée dans une crise politique profonde déclenchée par le rejet du texte, avec manifestations pacifiques monstres, mais aussi affrontements violents entre policiers et une minorité plus radicale.

Le gouvernement avait annoncé la suspension du projet, mais cela n’a pas suffi à apaiser la colère, métamorphosée en mouvement plus vaste pour réclamer des réformes démocratiques et l’arrêt de l’érosion des libertés dans le territoire semi-autonome revenu en 1997 dans le giron de la Chine.

« Échec complet »

Mme Lam avait quasiment disparu de la circulation au cours des dernières semaines. Mais aujourd’hui, elle a prononcé lors d’un point presse son discours le plus conciliant à ce jour. Elle a reconnu que les tentatives de son gouvernement pour faire passer le projet de loi s’étaient soldées par « un échec complet ».

Elle a accepté de rencontrer les représentants des étudiants contestataires en public sans conditions préalables et reconnu que ce haut lieu de la finance internationale était confronté à des défis sans précédent.

« J’en arrive à la conclusion qu’il y a des problèmes fondamentaux, profonds, dans la société hongkongaise, a-t-elle déclaré. Il peut s’agir de problèmes économiques, de conditions de vie, de divisions politiques au sein de la société. La première chose que nous devons faire, c’est de cerner ces problèmes fondamentaux et de trouver des solutions pour avancer. »

Elle n’a cependant pas accédé à certaines exigences clés des contestataires, à commencer par le retrait pur et simple du projet sur les extraditions.

Confiance rompue

Le gouvernement avait fait savoir que le texte suspendu ne serait pas présenté de nouveau au LegCo. Mais les manifestants ont perdu toute confiance dans l’exécutif pro-Pékin.

Mme Lam a dit qu’elle ne pensait pas que les manifestants la croiraient si elle utilisait le mot « retrait ». « Dans une certaine mesure, s’il était retiré aujourd’hui, il pourrait revenir devant le LegCo dans trois mois. Peut-être que les habitants veulent entendre quelque chose de très déterminé et de très décisif. Alors, “le projet de loi est mort”, c’est une déclaration assez déterminée. »

— Agence France-Presse

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