Afrique

« Il est choquant et spectaculaire d’assister au cours de notre vie à la disparition de tant d’arbres d’âge millénaire. »

— Adrian Patrut, de l’université Babes-Bolyai en Roumanie. La grande majorité des plus vieux baobabs d’Afrique se meurent depuis une dizaine d’années, ont alerté hier des chercheurs qui évoquent le dérèglement climatique comme possible cause de cette disparition « d’une ampleur sans précédent ». (AFP)

France

Une statue de Jean-Paul II se met en règle avec la laïcité

La statue de Jean-Paul II de Ploërmel, en Bretagne, a été déplacée hier vers un terrain privé, après le tollé provoqué par sa présence dans un lieu « public », contrevenant ainsi à la loi française sur la laïcité. La statue de 13 tonnes a été déplacée d’une trentaine de mètres à l’aide d’une grue. « C’est l’aboutissement, la mise en conformité avec la loi française, le respect de la laïcité et de la décision du Conseil d’État », a souligné auprès de l’AFP le père Christophe Guégan, curé de la paroisse de Ploërmel, en disant espérer « que ça ramène la paix dans la cité ». Ce déménagement est la solution retenue pour mettre le monument en conformité avec une décision du Conseil d’État du 25 octobre dernier. La plus haute juridiction administrative française, saisie par plusieurs habitants et par l’association de la Libre Pensée, avait ordonné le retrait de la croix, alors placée dans un parking public. Le choix de ce lieu contrevenait à la loi de 1905 qui interdit « d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux » dans un « emplacement public ». — Agence France-Presse

Présidentielle au Brésil

Même en prison, Lula reste en tête des sondages

L’ex-président Lula reste largement en tête des intentions de vote pour la présidentielle d’octobre au Brésil en dépit de son emprisonnement depuis deux mois pour corruption, rapportait hier la presse. Les grands journaux se font l’écho du dernier sondage de l’institut Datafolha selon lequel 30 % des Brésiliens voteraient pour Luiz Inácio Lula da Silva, qui a déjà effectué deux mandats, de 2003 à 2010. L’ex-président de gauche est suivi du député d’extrême droite Jair Bolsonaro, avec 17 % des intentions de vote. Marina Silva, ex-ministre de l’Environnement de Lula, arrive en troisième position avec 10 % des intentions de vote. Mais le sondage Datafolha, publié dimanche, relève que 21 % des sondés n’expriment de préférence pour aucun candidat – un taux élevé – pour la présidentielle la plus incertaine de l’histoire moderne du Brésil. — Agence France-Presse

Libye

Les troupes du maréchal Haftar reprennent plusieurs quartiers

Les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen, ont annoncé s’être emparées de plusieurs quartiers de Derna, promettant une « libération proche » de cette ville contrôlée par des milices islamistes et djihadistes. L’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par M. Haftar, mène depuis le mois dernier une offensive militaire pour « libérer » Derna, la seule zone de l’est libyen à échapper à son contrôle. Cette ville côtière, place forte historique des islamistes radicaux en Libye, est située à plus de 1000 km à l’est de Tripoli et à environ 300 km à l’est de Benghazi. Elle est sous la coupe d’une coalition hétéroclite de milices locales et djihadistes depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

— Agence France-Presse

États-Unis

Trump rend la vie dure aux archivistes

Le président américain Donald Trump a l’habitude de déchirer les documents qu’il vient de lire, forçant les archivistes de la Maison-Blanche à recoller des morceaux parfois aussi petits que des confettis, selon le site américain d’information Politico.

« C’est la chose la plus folle que j’ai jamais vue. Il déchirait les papiers en tout petits bouts », a raconté Solomon Lartey, un ancien employé de la Maison-Blanche chargé de l’archivage des documents pendant les cinq premiers mois de la présidence Trump.

Une loi ordonne que tout document consulté par le président américain – lettres, courriels, briefing – soit conservé et envoyé aux Archives nationales. L’article de Politico ne suggère pas que le septuagénaire procède ainsi pour faire disparaître des documents, mais plutôt qu’il s’agit d’une vieille habitude chez l’homme d’affaires, un « système d’archivage » à sa manière.

Mais la manie de Donald Trump de déchirer les documents qu’il vient de lire, « parfois juste en deux, mais parfois en morceaux si petits qu’ils ressemblaient à des confettis », a largement compliqué la tâche des archivistes dès son arrivée à la Maison-Blanche, en janvier 2017.

« Comme un puzzle »

Selon Solomon Lartey, licencié en mars, des employés de la Maison-Blanche devaient récupérer les bouts de documents dans le bureau Ovale ainsi qu’à la résidence privée du président, à l’étage, pour les livrer aux archivistes, « comme un puzzle » à reconstituer. Tout le bureau chargé des registres devait alors scotcher les documents, a-t-il expliqué à Politico.

Parmi les documents qu’il a reconstitués : des articles de journaux annotés par Donald Trump, des invitations et des lettres d’élus.

C’est la première fois en 20 ans de service que Reginald Young, autre ancien employé du département des archives à la Maison-Blanche, congédié en avril, dit avoir vu une telle pratique.

« J’ai regardé mon directeur et lui ai dit “Vous êtes sérieux ?” On gagne plus de 60 000 $ par an, on devrait faire des choses beaucoup plus importantes que ça », a-t-il raconté à Politico. « J’avais l’impression de faire le travail le plus ingrat qu’on aurait pu me demander à moins de devoir vider les poubelles. »

— Agence France-Presse

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