Quartier de puerto madero

Hommage aux femmes à Buenos Aires

Chaque année, le 8 mars, Journée internationale des femmes, revêt une importance particulière dans le quartier Puerto Madero, à Buenos Aires. Ce jeune district branché ne se distingue pas uniquement par son architecture avant-gardiste et ses gratte-ciels, mais aussi par l’importance qu’il donne aux femmes.

En décembre, en plein cœur de l’été argentin, Buenos Aires est en fleurs. Dans Puerto Madero, les enfants jouent dans un parc verdoyant. Sur les trottoirs, des gens font leur course matinale à l’ombre des gratte-ciels.

Un décor et une ambiance tout à fait différents de ceux des autres quartiers de la capitale, où les bâtiments construits au début du XIXe siècle s’inspirent plutôt de l’architecture française et italienne.

« Puerto Madero a été le premier port de la ville, mais jusque dans les années 90, c’était un endroit délabré, explique le guide touristique Max Pilares. Ça a beaucoup changé en 20 ans. »

Le nouveau quartier s’est bâti autour d’un thème : celui d’honorer les femmes qui ont marqué l’Argentine et l’Amérique du Sud. L’image d’Eva Perón, la femme de l’ex-président, qui a marqué l’histoire du pays, est déjà omniprésente dans la capitale argentine. Puerto Madero a voulu aller plus loin.

Le pont de la Femme (Puente de la Mujer), construit en 2001, est le symbole le plus important du quartier. Ce pont piétonnier à haubans, fait d’acier blanc, représente un couple qui danse le tango. Il s’ouvre pour laisser passer les bateaux. Mais le pont n’est pas le seul rappel de cet hommage.

Les rues ont toutes été nommées en l’honneur de femmes importantes d’Amérique du Sud, comme l’écrivaine Juana Manso et la féministe Alicia Moreau de Justo. On y a aussi installé la fontaine des Néréides, une œuvre du début du XXe siècle de l’artiste Lola Mora.

« L’Amérique latine est une société assez machiste en général. L’Argentine s’affiche souvent comme une exception. »

— Max Pilares, guide touristique

C’est aussi dans Puerto Madero que se trouve le musée d’art Fortabat, fondé par la milliardaire et mécène Maria Amalia Lacroze de Fortabat.

Le guide Max Pilares emmène souvent ses groupes dans Puerto Madero, où les restaurants de luxe et les grands hôtels sont fréquentés par les stars de la télévision et la bourgeoisie du pays. Il fait toujours remarquer les caméras qui surveillent le quartier en permanence.

« C’est un endroit très chic où l’on veut que les gens se sentent en sécurité, dit-il. Particulièrement, les femmes. »

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