Immobilier

Cominar s’éloigne de la famille du fondateur

Après le départ de Michel Dallaire l’an dernier, c’est au tour de son frère Alain de quitter l’entreprise immobilière fondée par leur père, feu Jules Dallaire.

C’est un peu comme si Cascades coupait les ponts avec la famille Lemaire.

« Cominar annonce qu’Alain Dallaire, vice-président directeur et chef de l’exploitation, a été appelé à quitter ses fonctions de dirigeant en date du 8 novembre 2019. »

En novembre 2017, le départ de son frère Michel du poste de PDG avait d’abord été présenté comme un départ volontaire. Six mois plus tard, les porteurs de parts ont appris que Cominar lui avait montré la porte. Le fonds de placement en immobilier a d’ailleurs dû lui verser une indemnité de départ de 5,4 millions.

Si les Dallaire s’en vont, d’autres arrivent chez Cominar.

Bernard Poliquin devient vice-président directeur, bureau et chef des opérations immobilières. À ce titre, il est le premier responsable de la location et de la gestion du bureau et de l’industriel au sein du fonds. Il arrive de chez Ivanhoé Cambridge, le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement.

Cominar revient de loin : le prix de la part a atteint un sommet des 10 dernières années en 2012. La fin du règne de Michel Dallaire a été marquée par une certaine complaisance. En 2014, on écrivait que le conseil des fiduciaires comptait deux membres qui avaient plus de 75 ans. Son président Robert Després, aujourd’hui décédé, avait alors 89 ans. Quatre de ses neuf membres siégeaient au conseil de Cominar depuis 16 ans, dont deux présentés comme indépendants.

En 2019, aucun membre n’a plus de 75 ans, l’âge limite pour siéger au C.A. dans bon nombre de sociétés cotées en Bourse. Un seul membre siège au conseil depuis plus de cinq ans.

Résultats trimestriels encourageants

Le bénéfice d’exploitation net du portefeuille comparable avance de 3,8 % pour la période de trois mois qui s’est terminée le 30 septembre. Depuis le début de l’exercice financier, la progression est de 2,7 %. Le loyer net moyen des baux renouvelés progresse de 2,4 % au troisième trimestre, beaucoup mieux que la hausse de 0,9 % de l’an dernier. Le taux d’occupation des immeubles a gagné 110 points centésimaux en un an pour s’établir à 94,4 %. Les revenus trimestriels se chiffrent à 171,5 millions et le bénéfice net atteint 47 millions.

Au 8 novembre, Cominar détient 331 immeubles pour un total de 36,5 millions de pieds carrés à Montréal, Québec et Ottawa.

Commerce en ligne

Amazon ouvrira un centre d’expédition à Montréal

Le futur site créera 300 emplois

Amazon Canada compte ouvrir son premier centre d’expédition au Québec en 2020 dans l’arrondissement de Lachine à Montréal, ce qui devrait permettre la création de plus de 300 emplois.

Les installations entreront en activité à temps pour la période du magasinage des Fêtes de 2020, affirme le géant du commerce en ligne. Le personnel de ce nouveau centre effectuera la cueillette, l’emballage et l’expédition d’articles destinés aux clients.

Selon Radio-Canada, Amazon a jeté son dévolu sur le terrain du 3000, rue Louis-A.-Amos, près de l’aéroport Montréal-Trudeau.

Alexandre Gagnon, vice-président d’Amazon Canada, affirme dans un communiqué que ce centre permettra de mieux servir les clients de tout le Québec. L’entreprise n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de La Presse vendredi.

La mairesse de l’arrondissement de Lachine, Maja Vodanovic, s’est réjouie de l’annonce d’Amazon. « Par ces investissements, ce leader mondial confirme le rôle de Lachine comme plaque tournante de la logistique, au carrefour des axes routiers, des voies ferrées, de l’aéroport, du canal de Lachine et bientôt de la nouvelle ligne de tramway, a-t-elle déclaré dans un communiqué. Amazon s’ajoute ici à Dollarama et UPS, des entreprises qui ont, elles aussi, choisi d’investir dans notre communauté récemment. »

L’entreprise possède déjà plusieurs centres d’expédition au Canada, tous situés en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario.

— Avec La Presse

Investissement Québec

Une équipe de direction paritaire et bien payée

En passant de Montréal International à la tête du pôle international d’Investissement Québec (IQ), Hubert Bolduc aura droit à une bonne augmentation de salaire, alors que sa rémunération de base atteindra 300 000 $.

Ses émoluments seront toutefois inférieurs à ceux de la plus récente recrue de la société d’État, Bich-Trang Ngo, nommée le 31 octobre au poste de première vice-présidente exécutive, placements privés, ce qui s’accompagnera d’un salaire de base de 400 000 $ et d’une prime à l’embauche de 50 000 $.

Ayant finalisé la composition de sa nouvelle équipe de direction, qui est paritaire, le bras financier de l’État québécois a accepté de fournir à La Presse canadienne le traitement réservé à ses deux récentes embauches.

Nommé haut fonctionnaire sous le gouvernement péquiste de Pauline Marois en 2012, M. Bolduc était président-directeur général de Montréal International depuis 2016. Il était prêté par le gouvernement québécois.

Le décret de nomination de M. Bolduc en 2012 faisait état d’un salaire annuel de 200 278 $. Selon les informations fournies par le ministère du Conseil exécutif et Secrétariat du Conseil du trésor, le traitement de ce dernier atteignait 230 091 $ cette année.

En plus d’une hausse de 30 % de son salaire de base, M. Bolduc pourra toucher chez Investissement Québec une prime annuelle pouvant aller jusqu’à 75 000 $ ainsi qu’une allocution de 19 000 $ pour un véhicule. Il sera également admissible à un régime de retraite ainsi qu’un régime d’intéressement à long terme, qui devra toutefois être approuvé par le gouvernement.

Chez IQ, M. Bolduc sera à la tête d’une équipe d’environ 150 personnes.

« La nature de son mandat [explique le montant accordé], a spécifié la porte-parole d’IQ, Isabelle Fontaine. On parle de démarchage, comme chez Montréal International, mais d’exportations aussi. Les ambitions du gouvernement sont majeures. »

Deuxième rang

Quant à Mme Ngo, qui touchera le deuxième salaire de base en importance au sein de la société d’État, elle pourra recevoir une prime annuelle pouvant atteindre 140 000 $, qui s’ajoutera à d’autres avantages comme un véhicule, ainsi qu’un régime d’intéressement à long terme qui doit également être précisé.

« Mme Ngo a reçu un montant forfaitaire en compensation des montants auxquels elle a dû renoncer au moment de son embauche [et] ce montant s’élève à 50 000 $ », a expliqué IQ pour justifier la prime d’embauche de sa nouvelle cadre.

Celle qui était auparavant vice-présidente au développement corporatif chez Domtar aura notamment le mandat de gérer l’enveloppe de 1 milliard que Québec a mis de côté afin que son bras financier puisse accompagner des entreprises de la province jugées stratégiques.

« Si vous regardez ce que l’on offre dans le secteur financier privé, il ne s’agit pas de salaires mirobolants », a estimé l’expert en gouvernance et professeur à l’Université Concordia Michel Magnan, en commentant le traitement de M. Bolduc et Mme Ngo.

Néanmoins, M. Magnan estime qu’il faudra surveiller de près la performance du bras financier du gouvernement québécois pour juger si les émoluments sont justifiés.

Le nouveau président-directeur général d’IQ, Guy LeBlanc, pourra toucher jusqu’à 950 000 $ par année, en incluant les primes et autres incitatifs, ce qui serait presque le double de la rémunération globale de son prédécesseur, Pierre Gabriel Côté, au cours de l’exercice financier 2018-2019.

Canada

Taux de chômage stable en octobre

L’emploi était stable le mois dernier au Canada et le taux de chômage s’est maintenu à 5,5 %, selon Statistique Canada. L’emploi avait progressé au pays au cours des deux mois précédents. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi a augmenté de 443 000 ou de 2,4 %, principalement en raison d’une hausse du travail à temps plein. Statistique Canada a observé qu’en octobre, l’emploi a reculé chez les hommes du principal groupe d’âge actif, de 25 à 54 ans, et augmenté chez les personnes âgées de 55 ans et plus. Il a diminué dans les secteurs de la fabrication et de la construction, mais il a progressé dans les administrations publiques, ainsi que dans la finance, les assurances et les services immobiliers et de location. Le nombre de travailleurs autonomes a affiché une baisse. Au Québec, le taux de chômage a augmenté de 0,2 % de septembre à octobre, de 4,8 à 5 %. L’emploi a décliné de 0,2 %, surtout à cause du recul dans l’emploi à temps plein.

— La Presse canadienne

Rectificatif 

Construction résidentielle

Dans notre article sur le marché de l’habitation publié dans notre numéro d’hier, il aurait fallu lire que le marché se dirigeait vers sa meilleure année depuis 2010, et non depuis 2005. On prévoit 50 000 mises en chantier en 2019. Les dernières fois que la province a franchi ce cap, c’était en 2005 (50 910 unités) et en 2010 (51 363). Nos excuses.

Rectificatif 

Square Phillips

Dans notre article sur la tour résidentielle 1 Square Phillips publié dans notre numéro d’hier, le nom du fondateur de Brivia aurait dû se lire Kheng Ly et non pas Lu. Nous avons également mal orthographié le nom de l’architecte ayant conçu la tour, Anik Shooner, de MSDL Architectes. Le bureau de vente ouvre ses portes ce samedi. Nos excuses.

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