Iran

« Il est essentiel que l’Iran joue un rôle constructif dans l’établissement d’une paix solide et de la stabilité au Moyen-Orient. »

— Le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, qui s’est rendu à Téhéran hier pour tenter de calmer les tensions entre l’Iran et les États-Unis (AFP)

libération du journaliste d’enquête ivan golounov

Plus de 400 arrestations lors d’une manifestation à Moscou

Au lendemain de la libération-surprise du journaliste russe Ivan Golounov, qui avait suscité des espoirs d’ouverture, la société civile a renoué avec son bras de fer habituel avec le Kremlin. Contrastant avec la clémence inhabituelle dont elles ont fait preuve les jours précédents, les autorités n’ont pas traîné pour mettre fin à la marche contre les abus de la police qui a réuni plus d’un millier de personnes, hier, dans le centre de la capitale russe. La marche n’avait pas reçu l’autorisation officielle de la mairie. Au moins 400 manifestants ont été interpellés, dont plusieurs journalistes ainsi que les organisateurs, a rapporté l’ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations. Cette manifestation fait suite à une mobilisation quasiment sans précédent pour obtenir la libération d’Ivan Golounov, journaliste du site d’information indépendant Meduza. Réputé pour ses enquêtes fouillées sur la corruption des élites et les malversations dans des secteurs opaques et mafieux, il faisait face à des accusations de trafic de drogue montées de toutes pièces, finalement abandonnées. — Agence France-Presse

Cameroun

Le bilan d’une attaque de Boko Haram s’alourdit à 37 morts

Le Cameroun a connu dimanche soir à Darak, dans le nord du pays, une des attaques les plus meurtrières menées par le groupe djihadiste nigérian Boko Haram au cours des derniers mois, faisant 37 morts, selon des sources sécuritaires. Au total, 21 militaires et 16 civils ont été tués dans cette région où opèrent les djihadistes, selon ces sources. Un précédent bilan, communiqué mardi, faisait état de 26 morts. L’incursion de Boko Haram à Darak – une île camerounaise située à proximité du lac Tchad dans la région de l’Extrême-Nord – a été suivie d’intenses combats avec l’armée. Les djihadistes y ont hissé leur drapeau noir avant d’être vaincus, selon ces sources. « On comptabilise à ce jour [hier] 21 militaires et 16 civils morts », confirmant une information communiquée par une autre source sécuritaire. « De nouveaux corps ont été repêchés dans les eaux » de la zone du lac Tchad, a ajouté le responsable sécuritaire. Selon lui, la plupart des militaires tués sont des marins camerounais déployés dans cette zone dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. — Agence France-Presse

France

Le Pen en cour pour avoir diffusé des photos d’exactions de l’EI

Le cheffe de l’extrême droite française, Marine Le Pen, va devoir s’expliquer devant la justice pour des tweets datant de 2015 : elle a été renvoyée devant le tribunal correctionnel pour avoir diffusé des photos d’exactions du groupe djihadiste État islamique (EI). Ces soucis judiciaires s’ajoutent à l’inculpation dont Mme Le Pen fait déjà l’objet dans l’affaire des emplois présumés fictifs d’assistants parlementaires européens, pour « détournements de fonds publics », aux côtés de plusieurs autres responsables politiques. Elle n’a cependant pas été renvoyée devant la justice dans ce dossier jusqu’à présent. En ce qui concerne les photos d’exactions de l’EI, une juge d’instruction française a signé une ordonnance de renvoi à la fin de mai pour trois tweets, publiés en décembre 2015, quelques semaines à peine après les attentats meurtriers revendiqués par ce groupe djihadiste à Paris et en banlieue. La date du procès pour « diffusion d’images violentes » de la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) n’est pas encore fixée. En réponse au journaliste français Jean-Jacques Bourdin, qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre l’EI et le Front national (devenu RN), Mme Le Pen avait relayé, le 16 décembre 2015, des photos d’exactions du groupe djihadiste en y ajoutant les mots : « Daech, c’est ça ! »

— Agence France-Presse

Inde 

Du litchi pourrait avoir provoqué la mort de 31 enfants

Au moins 31 enfants ont succombé au cours des 10 derniers jours à des encéphalites aiguës dans le nord de l’Inde, qui pourraient être dues, selon les scientifiques, à une toxine se trouvant dans les litchis. Les décès ont été signalés dans le district de Muzaffarpur, dans l’État du Bihar, réputé pour ses vergers de litchis, ont indiqué hier des responsables sanitaires. Des cas similaires surviennent chaque année dans cette zone entre mai et juillet, période de récolte des litchis. Vingt-quatre enfants sont morts à l’hôpital universitaire public Sri Krishna et sept autres dans un hôpital privé d’inflammations aiguës du cerveau, a indiqué à l’AFP un responsable médical, Ashok Kumar Singh. Au moins 40 autres enfants se plaignant de symptômes similaires sont actuellement hospitalisés. « Nous faisons de notre mieux pour les sauver », a dit S.P. Singh, responsable médical de l’hôpital Sri Krishna. Le même phénomène d’encéphalites mortelles se produit dans des régions productrices de litchis au Viêtnam et au Bangladesh. En 2014, la maladie avait tué un nombre record de 150 personnes à Muzaffarpur et dans ses environs.

— Agence France-Presse

Ouganda

Un premier cas mortel d’Ebola ravive les inquiétudes

KAMPALA — La maladie à virus Ebola s’est étendue à l’Ouganda et a tué un garçon de 5 ans, premier cas dans ce pays depuis l’apparition de l’épidémie en République démocratique du Congo voisine. Deux autres membres de sa famille ont été contaminés, ravivant les inquiétudes.

« Nous avons trois cas d’Ebola confirmés », a déclaré à l’AFP Ruth Aceng, ministre de la Santé d’Ouganda, pays en état d’alerte depuis le début de l’épidémie il y a 10 mois dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé hier la tenue d’une réunion de son comité d’urgence le 14 juin, afin de « déterminer si l’épidémie constitu[ait] une urgence de santé publique de portée internationale » et de formuler des recommandations pour prendre en charge l’épidémie.

Quarantaine 

Plus de 2000 cas ont été enregistrés en RDC, dont les deux tiers ont débouché sur la mort du malade. Jusqu’à présent, l’OMS n’a pas déclenché de procédure d’urgence, en partie parce que l’épidémie restait confinée à la RDC.

Mais le ministère de la Santé de l’Ouganda a confirmé hier qu’un garçon de 5 ans atteint du virus Ebola avait succombé, et que sa grand-mère (50 ans) et son petit frère (3 ans) sont également contaminés. Ils ont été placés en quarantaine, tout comme les autres membres de la famille ayant voyagé avec eux en RDC.

Le ministère de la Santé avait indiqué mardi que la famille de l’enfant s’était rendue en RDC au chevet de son grand-père maternel, atteint d’Ebola et qui est finalement mort à la fin de mai.

« Développement préoccupant »

Le garçon, de mère congolaise et de père ougandais, avait été emmené à l’hôpital à son retour de RDC, car il avait commencé « à se sentir mal » une fois la frontière passée. Ses symptômes comprenaient un mal de tête, des diarrhées sanglantes, des douleurs abdominales et des vomissements de sang. Le garçon a été enterré hier après-midi.

L’arrivée d’Ebola « est un développement préoccupant, mais cela fait des mois que nous nous y préparons », a souligné Robert Kwesiga, secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.