Portfolio Femmes en finance

Elles rêvent de finances

Les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les programmes universitaires en finances et plusieurs d’entre elles rêvent d’une grande carrière dans le domaine. Trois étudiantes de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM ont accepté de faire part de leurs ambitions à La Presse.

Cap sur l’investissement privé

Titulaire d’un baccalauréat en administration, Marilynn Éthier est actuellement à la maîtrise en finances appliquées et souhaite se tailler une place dans le domaine de l’investissement privé. « Cette branche permet d’établir de fortes relations avec les entrepreneurs, et j’ai l’impression que c’est un bon moyen pour avoir un impact significatif sur l’environnement, explique l’étudiante de 25 ans. J’aimerais participer au processus décisionnel à propos de l’investissement des entreprises en énergie renouvelable. »

Ayant entamé sommairement ses recherches sur les fonds qui ont une spécialisation dans le domaine, elle en a déjà trouvé quelques-uns qui l’intéressent, dont Cycle Capital. « J’aimerais beaucoup travailler là, car ça rejoint mes valeurs. » Au terme de sa maîtrise, elle s’imagine aussi évoluer à l’étranger pendant quelques années, mais pas à long terme. « J’adorerais travailler à l’international, mais mon but est de faire carrière à Montréal. Je suis bien ici. J’ai un grand attachement pour mon entourage. »

L’attrait des entreprises émergentes

Carène Boucher veut faire sa place dans le financement des entreprises, en particulier celui des entreprises émergentes. « J’ai envie d’identifier de nouvelles boîtes très prometteuses, de fournir des conseils pour favoriser leur croissance, les guider dans les fusions et les acquisitions, ou leur introduction en Bourse », énumère la jeune femme de 28 ans originaire de la Guadeloupe.

Arrivée à Montréal il y a 10 ans pour faire un baccalauréat en administration des affaires à HEC Montréal, elle s’est ensuite déplacée aux États-Unis pour obtenir une maîtrise en finances au Boston College. « Pour moi, les finances sont le domaine qui offre le plus d’applications concrètes et qui est nécessaire à plusieurs niveaux, tant dans la gestion de son argent personnel qu’au sein des entreprises. » Bien qu’elle envisage de travailler et d’enseigner les finances à Montréal, elle préfère ne pas se limiter géographiquement, lorgnant entre autres la Californie.

La passion de l’enseignement

En Chine, Min Zhang a travaillé pendant une décennie en tant que gestionnaire de risques pour des entreprises spécialisées en assurances et en finances, alors qu’elle était dotée d’un baccalauréat en physique et d’une maîtrise en actuariat. « En physique, tout est mathématique, alors je restais dans le même univers », répond la femme de 42 ans.

En 2012, elle a déménagé à Montréal et la voici au doctorat en finances. « J’ai débuté en 2017 et je prévois le terminer en 2021. » Après ses études, elle désire demeurer à l’université en tant que professeure ou chercheuse. « Je veux participer à la diffusion des connaissances. Je me sens mise au défi dans ce domaine, spécialement lorsqu’il est question des technologies en finances. Je rêve d’avoir un centre de recherches pour inviter les étudiants à y travailler, pousser les recherches dans le domaine et enseigner. »

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.