SONDAGE

La relève d’affaires plus intéressée par la politique qu’on le pense

La relève d’affaires du Québec a un intérêt marqué pour la politique québécoise, en plus d’être préoccupée par l’ALENA. C’est ce qui ressort d’un sondage Léger réalisé pour le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) auprès de jeunes professionnels âgés de 18 à 40 ans. Les membres du RJCCQ ont été sondés dans le cadre de la campagne électorale.

INTÉRÊT MARQUÉ POUR LA POLITIQUE

Dans les résultats du sondage, que La Presse a obtenus, 78 % des membres du RJCCQ ont répondu qu’ils étaient très intéressés ou plutôt intéressés par l’actualité politique ou la politique au Québec. « On constate que les jeunes sont beaucoup plus intéressés à la politique que ce qu’on dit habituellement, explique le porte-parole du RJCCQ, Guillaume Dubreuil, en entrevue avec La Presse. On entend souvent que les jeunes n’ont pas à être courtisés par les partis politiques, parce que ce sont vraiment les populations plus âgées qui votent. Je pense que les résultats du sondage viennent contredire ça. »

Question : Dans quelle mesure êtes-vous intéressé par l’actualité politique ou par la politique au Québec ? Diriez-vous que vous êtes…

Très intéressé 38 %

Plutôt intéressé 40 %

Peu intéressé 21 %

Pas du tout intéressé 2 %

LES ENJEUX IMPORTANTS DE LA CAMPAGNE

Le but du sondage était de connaître les enjeux qui touchent les jeunes de la relève d’affaires dans le cadre de la campagne électorale. Ainsi, parmi une liste de dossiers proposés, les plus importants pour les membres interrogés sont l’innovation à 95 %, les métiers de l’avenir à 91 %, la pénurie de main-d’œuvre à 88 %, tandis que la hausse du salaire minimum tombe à 49 %. À la question sur les thèmes qu’ils aimeraient voir occuper une place prépondérante dans la prochaine campagne électorale québécoise, l’éducation arrive en tête avec 20 %, suivie par la santé à 15 %.

Question : De façon générale, diriez-vous qu’actuellement les choses vont bien ou vont mal au Québec ?

Les choses vont bien 65 %

Les choses vont mal 27 %

N.S.P./Refus 8 %

L’ALENA S’INVITE AU PROVINCIAL

Léger a aussi demandé aux membres du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) si les négociations portant sur l’ALENA les préoccupaient. À la surprise du RJCCQ, 80 % des répondants ont affirmé que la question les préoccupait beaucoup (34 %) ou assez (46 %). « On n’avait pas tendance à croire que l’ALENA jouerait un si grand rôle et que ça ressortirait si haut, affirme Guillaume Dubreuil. Mais c’est tout à fait logique. Quand on regarde l’ALENA, qu’est-ce que c’est ? C’est une occasion pour les jeunes professionnels et entrepreneurs de pouvoir faire des affaires au-delà des frontières, de pouvoir aller aux États-Unis, au Mexique, exporter leurs produits, leur savoir, leurs connaissances, leurs technologies et ultimement de faire rayonner le Québec. »

Question : Selon vous, est-ce que l’intervention du gouvernement incite ou empêche le plein développement économique du Québec ?

Incite 65 %

Empêche 24 %

N.S.P./Refus 11 %

L’ESPOIR EN L’AVENIR

Le portrait global qui ressort des résultats du sondage démontre que les jeunes entrepreneurs, professionnels et gestionnaires sont positifs à l’égard de la situation actuelle du Québec, que la majorité (85 %) a espoir que les choses peuvent s’améliorer et qu’ils souhaitent que le prochain gouvernement mette en place des mesures pour favoriser la compétitivité.

MÉTHODOLOGIE

Le sondage a été réalisé du 12 juillet au 8 août auprès de 170 membres (49 % de femmes et 51 % d’hommes) sur un total de 869 membres. La marge d’erreur estimée est de plus ou moins 6,7 points de pourcentage. Les membres sondés sont âgés de 18 à 40 ans et 44 % d’entre eux ont un revenu annuel de 100 000 $ et plus.

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