États-Unis

23 %

Croissance du déficit budgétaire aux États-Unis après les neuf premiers mois de l’année financière, soit une hausse de 140 milliards US, pour s’établir à 747,1 milliards US.

(D’après l’Associated Press)

TECHNO

La France impose une taxe pour les GAFA

Une taxe « à la française » imposée aux géants du numérique a été adoptée, hier, au Parlement, sur fond de tensions avec les États-Unis, qui menacent la France de représailles. La France est « le premier État à introduire en Europe une taxation » des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), Meetic, Airbnb, Instagram et autres Criteo, affirme le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Décidé à faire pression, Washington avait annoncé la veille avoir lancé une enquête sur les effets de cette taxe mise en place unilatéralement par la France dans l’attente d’un accord au niveau international. Cette enquête pourrait, en fonction de ses conclusions, entraîner des mesures de représailles. Une menace qui a provoqué l’ire de M. Le Maire : « Entre alliés, nous pouvons et nous devons régler nos différends autrement que par la menace », a-t-il lancé. L’idée de cette taxe est d’imposer les géants du numérique à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France. — Agence France-Presse

HÉBERGEMENT

Sonder, fondée à Montréal, vaut 1 milliard US 

La plateforme Sonder, fondée à Montréal en 2014 et qui offre des appartements avec services hôteliers, a annoncé hier avoir bouclé une ronde de financement de 210 millions US, auxquels s’ajouteront des investissements de 15 millions. Cela confère une valeur de plus de 1 milliard US à la société. Sonder, qui compte 8500 emplacements dans 20 villes un peu partout dans le monde, veut mettre en place « le futur de l’hospitalité » et atteindre dès cette année des revenus annuels de 400 millions. L’entreprise maintenant établie à San Francisco a en outre annoncé l’ouverture d’un deuxième siège social au Canada, ainsi que l’embauche de « centaines d’ingénieurs, designers, experts en finance et en opérations » dans la prochaine année. — Karim Benessaieh, La Presse

RESTAURATION

Cora sur les ailes de WestJet

Les restaurants Cora s’associent à WestJet pour offrir des déjeuners à bord des vols nationaux de la compagnie aérienne. Œufs bénédictine et autres omelettes et fruits sont servis depuis peu aux passagers en cabine Privilège dans les vols de plus de deux heures et demie, entre 22 h 30 et 9 h 30. Trois plats sont offerts en rotation par l’entreprise de Sainte-Thérèse. Dès l’automne, le menu sera renouvelé.

 La Presse

Assemblée annuelle

Un actionnaire d’Aimia dénonce le comportement du président

Un actionnaire d’Aimia demande une reprise de l’assemblée annuelle du mois dernier qui, selon lui, était « entachée d’irrégularités » et de « conduite scandaleuse ». 

Charles Frischer affirme que le président a refusé de procéder à certains votes ou de répondre aux questions, et a permis à des agents de sécurité d’intimider les actionnaires qui tentaient de parler – l’un d’eux aurait été sorti de force de l’évènement. 

L’actionnaire dit parler au nom d’un groupe d’actionnaires et détient 1,6 % des actions en circulation de la société d’analyse de la fidélité des consommateurs. « Je n’ai jamais vu cela. J’ai assisté à des centaines d’assemblées annuelles. Et je n’ai vu ce genre de sécurité qu’à deux reprises, a-t-il déclaré en entrevue. C’était fou. » M. Frischer se demande également si le président, Bill McEwan, avait suffisamment de mandataires discrétionnaires pour régir les votes sur toutes les questions. 

Dans un courriel, Aimia a quant à elle indiqué que l’assemblée du 28 juin s’était déroulée dans les règles de l’art et qu’une reprise de l’assemblée serait « redondante ». « La direction et les administrateurs ont participé à de nombreuses discussions et ont ouvertement répondu à plusieurs questions des actionnaires après l’assemblée », a assuré Karen Keyes, porte-parole. 

Transcription

Les résultats des votes de l’assemblée de Toronto ont été publiés conformément à la loi, a-t-elle ajouté. Mais la transcription, contrairement à l’année dernière, ne l’a pas été, a répliqué M. Frischer, qui réclame sa publication. « Toute l’idée derrière cet exercice est celle d’un forum. Je veux entendre ce que Bill Smith, à côté de moi, dit », a illustré M. Frischer, venu de Seattle pour assister à l’assemblée. Il a reconnu avoir parlé aux administrateurs après l’assemblée. Les médias ont été avisés avant l’évènement qu’ils ne pourraient y assister et que les administrateurs et les dirigeants ne répondraient pas aux questions des journalistes. 

M. Frischer a indiqué qu’il convoquerait une assemblée extraordinaire d’ici 21 jours si Aimia ne répondait pas officiellement à sa demande de reprise, soumise cette semaine. Lui et d’autres sont « extrêmement mécontents » de la direction stratégique d’Aimia, a-t-il affirmé. « Il y a cinq ans, le cours de l’action dépassait 15 $ ; il est aujourd’hui inférieur à 4 $. Ils ont fait un horrible travail », a-t-il fait valoir. 

Aimia a déclaré que les administrateurs continuaient d’agir dans l’intérêt supérieur des parties prenantes. 

Années mouvementées

En janvier, les actionnaires ont voté pour la vente du programme de fidélisation Aéroplan d’Aimia à Air Canada pour 450 millions. La société montréalaise se retrouve depuis avec une somme de plus de 1 milliard en espèces, mais bien des questions persistent quant à son avenir. 

Les deux dernières années ont été mouvementées pour la compagnie. Rupert Duchesne, ancien chef de la direction d’Aimia, a quitté son poste en janvier 2017 et a été remplacé par David Johnston pendant un peu plus d’un an, puis par Jeremy Rabe, en mai 2018. Nathaniel Felsher, ancien chef de la stratégie, est parti en novembre, moins de trois mois après son entrée en fonction. 

— La Presse canadienne

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