Achat de Transat

Mach confirme son offre

Il y avait malentendu, il n’y en aura plus, assure Groupe Mach, qui devrait confirmer au cours des prochaines heures, si ce n’est déjà fait, son offre d’achat pour Transat.

À l’occasion du dévoilement de ses résultats financiers du deuxième trimestre, hier, Transat a succinctement fait le point sur les tribulations entourant sa possible vente. Elle est toujours engagée dans des discussions exclusives avec Air Canada, et cette période d’exclusivité se terminera le 26 juin, a-t-elle précisé pour la première fois.

Quant à l’offre, supérieure de 1 $ par action ou environ 40 millions à celle d’Air Canada, évoquée par Groupe Mach dans un communiqué diffusé le 4 juin dernier, Transat a expliqué hier n’avoir reçu « aucune proposition formelle ».

« Pour nous, c’est un peu bizarre », a réagi hier le premier vice-président, fusions et acquisitions de Groupe Mach, Alfred Buggé. « Pour nous, le communiqué est une offre formelle. On ne peut pas publier un communiqué comme ça si on n’est pas sérieux. Autrement, ce serait de la fraude. Maintenant, ils semblent nous demander de leur envoyer une offre adressée spécifiquement à eux. Pas de problème, on va le faire, ça va être déposé aujourd’hui [hier]. »

Pour le vice-président aux ressources humaines et aux affaires publiques de Transat, Christophe Hennebelle, « un communiqué de presse ne constitue pas une offre ».

« Je ne remets pas en question le sérieux de leur offre, c’est juste que, juridiquement, ce n’en était pas une. »

— Christophe Hennebelle

Les marchés financiers, quant à eux, continuent de croire que l’offre d’Air Canada à 13 $ l’action ne sera pas acceptée telle quelle. L’action de Transat a terminé la journée au-dessus de ce prix, à 13,39 $, en légère hausse de 0,4 %. Deux des plus importants actionnaires de Transat ont déjà signifié leur intention de refuser l’offre à 13 $.

Résultats mitigés

Pendant ce temps, les affaires continuent pour Transat, qui a dévoilé hier un bénéfice net en baisse de 71 % par rapport à l’an dernier, à 2,27 millions.

Une hausse du prix du carburant et un taux de change défavorable ont fait augmenter les coûts d’exploitation du transporteur basé à Montréal de 2,8 %, mais ce sont surtout une hausse de 8 millions des dépenses liées au renouvellement de la flotte et le règlement à l’amiable, pour 6,7 millions, d’une poursuite aux États-Unis qui ont eu des répercussions sur son bénéfice.

Pour l’été qui vient, Transat n’a augmenté sa capacité que de 1 % sur le marché transatlantique, contre une moyenne de 6 % dans l’industrie. Près des deux tiers (64 %) de cette capacité étaient vendus jusqu’à présent, un niveau comparable à celui de l’an dernier, avec un coefficient d’occupation en hausse d’environ 0,7 % et des prix eux aussi similaires.

Transat estime ainsi que son troisième trimestre pourrait être légèrement supérieur à celui de l’an dernier, où elle avait enregistré une perte de 4 millions.

Ces résultats n’ont pas impressionné l’analyste Nauman Satti, de la Banque Laurentienne.

« [Ces résultats] étaient en deçà des attentes et sont un rappel du travail requis pour améliorer la profitabilité générale de l’entreprise. Le deuxième trimestre est généralement faible en raison de la saisonnalité, mais la performance continue de baisser d’une année à l’autre alors que la hausse des revenus a été annulée par des coûts de carburant et d’entretien plus élevés. »

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