Analyse

Rodgers est en forme

Après trois matchs dans lesquels le suspense était essentiellement disparu au début du quatrième quart, l’affrontement entre les Seahawks de Seattle et les Packers, au Lambeau Field à Green Bay, a heureusement été plus serré.

Ce n’était pourtant pas parti pour ça puisque Aaron Rodgers et les Packers sont rentrés au vestiaire avec une avance de 21-3 après 30 minutes de jeu. C’était mal connaître les Seahawks de croire qu’ils abdiqueraient malgré une mauvaise première demie.

Russell Wilson a dirigé trois séries de suite qui se sont terminées dans la zone payante pour commencer la deuxième demie. Les Packers étaient toujours en avance, 28-23, mais la remontée des Seahawks semblait irrésistible.

La défense des Packers a toutefois arrêté Wilson et compagnie lors de leur série suivante, puis Rodgers a réussi quelques passes cruciales qui ont permis aux siens d’écouler le reste du temps au tableau indicateur.

Grâce à leur victoire de 28-23, les Packers tenteront d’accéder au Super Bowl pour la première fois en neuf ans lorsqu’ils affronteront les 49ers de San Francisco, dimanche prochain, en Californie. Et à peu près personne ne s’attendait à une telle saison de leur part, eux qui avaient raté les éliminatoires lors des deux dernières années.

Aaron Rodgers n’a plus la chance de pouvoir lancer le ballon à trois ou quatre receveurs de premier plan comme c’était le cas en 2010, lorsque les Packers ont gagné leur dernier Super Bowl. En revanche, son receveur le plus fiable, Davante Adams, est devenu l’un des trois ou quatre meilleurs de la NFL.

Adams a attrapé huit passes et marqué deux touchés, dimanche soir, en plus d’établir un record d’équipe dans un match éliminatoire avec 160 verges de gains. Le porteur de ballon Aaron Jones a inscrit les deux autres majeurs des Packers, tandis que l’ailier rapproché Jimmy Graham a joué l’un de ses bons matchs depuis qu’il est avec les Packers en captant quelques passes dans des moments importants, notamment lorsqu’il a éteint les espoirs des Seahawks durant les dernières minutes de la rencontre.

Quant à lui, Rodgers a réussi maintes passes en situation de troisième essai et offert une performance sans faille, qui n’a pas été sans rappeler son jeu d’il y a quelques années. La supervedette des Packers est en grande forme.

Wilson a été très bon, lui aussi, mais a finalement manqué de temps. En ajoutant quelques autres pièces durant la saison morte, les Seahawks pourraient redevenir une équipe dominante comme ils l’ont été de 2012 à 2015.

Avec ses demis offensifs réguliers, Chris Carson et Rashaad Penny, la formation de Pete Carroll aurait même pu gagner quelques autres matchs éliminatoires dès cette année. Marshawn Lynch a fait ce qu’il pouvait, mais n’a manifestement pas eu le temps nécessaire afin de retrouver la forme après que les Seahawks l’eurent embauché en désespoir de cause il y a quelques semaines.

Deux matchs en un

C’est un match particulièrement étrange que se sont disputé les Texans de Houston et les Chiefs de Kansas City, dimanche après-midi, au Arrowhead Stadium. Les Texans menaient 24-0 au deuxième quart avant que les Chiefs ne marquent 41 points sans riposte, en route vers une convaincante victoire de 51-31.

Patrick Mahomes et les Chiefs ont réussi un touché lors de sept séries consécutives, record de la NFL pour un match éliminatoire. Travis Kelce a marqué trois de ces touchés, alors que les Texans n’ont jamais réussi à l’arrêter.

C’est grâce à leurs unités spéciales si les Texans ont pu se donner une bonne avance. Ils ont bloqué un botté de dégagement lors d’un jeu qui s’est terminé par un touché, puis Tyreek Hill a échappé le ballon sur un retour de botté de dégagement, ce qui a mené au troisième touché des visiteurs.

Un peu plus tard, les Texans se sont retrouvés en situation de quatrième essai avec une verge à franchir profondément dans le territoire des Chiefs. Bill O’Brien a choisi de viser le premier jeu avant de se raviser et d’opter pour un placement. On ne le saura jamais, mais si les Texans avaient inscrit un quatrième touché et pris les devants 28-0, les Chiefs n’auraient peut-être jamais été en mesure de reprendre le « momentum ».

Bien entendu, avec leur force de frappe et tous leurs joueurs de talent en attaque, les Chiefs auraient peut-être été capables d’effacer un retard de 40 points, dimanche.

Sans son meilleur élément, le plaqueur Chris Jones, la défense des Chiefs n’a pas bien joué du tout. Mais celle des Texans a été pire et s’est fait dépecer par Mahomes durant les trois derniers quarts. Ç’aurait été quatre si les receveurs des Chiefs n’avaient pas échappé autant de passes en début de rencontre.

Mike Vrabel et les Titans du Tennessee auront maintenant une semaine afin de trouver des solutions pour ralentir l’attaque des Chiefs. Les deux équipes se disputeront le championnat de l’Association américaine, dimanche prochain, à Kansas City. Les Titans n’ont pas participé au Super Bowl depuis 20 ans, et les Chiefs, depuis 50 ans.

Johnson, Cowher et Peart

Un mot sur les sélections de Jimmy Johnson et de Bill Cowher au Temple de la renommée de la NFL. Pour souligner sa 100saison, rappelons que la NFL a choisi de sélectionner 10 nouveaux membres de plus qu’elle le fait normalement cette année.

Cowher et Johnson, analystes aux réseaux CBS et FOX respectivement , ont appris en direct qu’ils étaient de nouveaux membres du Temple – un beau flash des deux réseaux américains. Johnson a gagné deux Super Bowl à la barre des Cowboys de Dallas, et Cowher en a remporté un avec les Steelers de Pittsburgh.

CBS, FOX et NBC ont également souligné la mort du phénoménal batteur Neil Peart, qui a succombé à un cancer du cerveau il y a quelques jours. Avant certaines pauses publicitaires, les trois réseaux ont fait jouer des extraits de Rush, formation canadienne dont faisait partie Peart.

DIMANCHE 19 JANVIER Titans du Tennessee c. Chiefs de Kansas City, 15 h 05 Packers de Green Bay c. 49ers de San Francisco, 18 h 40

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