Actualités économiques

Port de Montréal, technotalents, Sun Life et la Fed

Quelques nouvelles du jour

Port de Montréal : L’employeur parle des conditions des débardeurs

Au troisième jour de la grève des débardeurs du port de Montréal, mercredi, leur employeur a pris la parole pour rappeler les conditions de travail « parmi les meilleures au Québec » dont bénéficient les grévistes. Muette depuis le début des négociations pour le renouvellement de la convention collective échue depuis le 31 décembre 2018, l’Association des employeurs maritimes (AEM) a rappelé qu’« avec un secondaire 5, les débardeurs obtiennent un revenu moyen de plus de 140 000 $ », selon son porte-parole Louis Aucoin. « Le taux de rétention, il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui peuvent se vanter de ça, est de 100 %. Il n’y a personne qui veut partir de cet emploi. » La question des horaires, mise de l’avant par le syndicat, est au cœur des négociations, convient le porte-parole.

L’AEM réfute par ailleurs les allégations du syndicat voulant qu’un de ses membres ait fait appel à des « briseurs de grève ». Ceux-ci sont des cadres, et la loi permet leur utilisation, rappelle M. Aucoin.

— Jean-François Codère, La Presse

Montréal derrière ottawa comme Pôle d’attraction en techno

Montréal a reculé de deux rangs dans un classement portant sur les meilleurs marchés nord-américains pour l’attrait et le développement des talents en technologie depuis l’an dernier. Ottawa, au 14e rang, s’est même faufilé devant Montréal, au 16e rang. Ce palmarès préparé par la firme de services immobiliers CBRE classe 50 marchés nord-américains d’après leur capacité à attirer et à développer les technotalents. Par technotalents, on parle d’emplois en technologie, peu importe le domaine d’activité de leur employeur. Au Canada, on dénombre 900 000 travailleurs technos, un bassin représentant près de 6 % de l’ensemble des emplois au pays. Montréal se classe au 16e rang en Amérique du Nord. Dans l’édition de 2019, la ville de Yoshua Bengio occupait le 14e rang. Cette année, Ottawa, où se trouve le siège social de la coqueluche boursière Shopify, a passé devant, au 14e rang.

— André Dubuc, La Presse

Sun Life investit dans les soins virtuels

La Financière Sun Life acquiert une participation dans l’entreprise de télémédecine montréalaise Dialogue en y injectant près de 33 millions de dollars. Cet investissement s’inscrit dans le cadre d’une ronde de financement de 43 millions à laquelle participent des bailleurs de fonds existants, notamment la Caisse de dépôt et placement du Québec et Portag3 (Power Corporation). Il s’agit de la troisième ronde de financement en trois ans – et de la plus importante – pour Dialogue, qui a récolté 40 millions l’année dernière et 12 millions en 2018. Fondée il y a quatre ans, Dialogue offre des soins virtuels aux organisations et à leurs employés. Au Québec, elle compte parmi ses clients de grandes entreprises comme la Banque Nationale, Stingray, Coveo et Ubisoft. Dialogue indique avoir constaté une « forte augmentation » de l’utilisation des services de soins virtuels depuis le début de la pandémie.

— Richard Dufour, La Presse

La Fed s’inquiète des perspectives économiques

La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) craint que la pandémie n’agisse comme un frein à l’économie et à l’embauche dans les mois à venir et elle envisage de maintenir son taux d’intérêt directeur à court terme proche de zéro. Dans une déclaration publiée à la fin de sa rencontre, mercredi, la Fed a reconnu que l’économie avait rebondi depuis les creux de mars et avril, lorsque presque tous les États ont imposé la fermeture des entreprises non essentielles. Mais elle a affirmé que la pandémie de coronavirus en cours « pèserait lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation ». La Fed n’a annoncé aucune nouvelle politique dans sa déclaration, mais a indiqué qu’elle continuerait d’acheter tous les mois environ 120 milliards US d’obligations du Trésor et de prêts hypothécaires, qui visent à injecter des liquidités sur les marchés financiers et à stimuler les emprunts et les dépenses.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.