Les patinoires des Canadiens :  Un impact impressionnant

Il y a déjà 10 ans depuis que la Fondation des Canadiens pour l’enfance a lancé le programme BLEU BLANC BOUGE et désormais avec 10 patinoires extérieures et réfrigérées dans les environs de Montréal et ailleurs au Québec, il est clair que l’initiative a eu un impact considérable sur la communauté.

Mais quel type d’impact, exactement ?

Jean-François Laflamme, un ancien étudiant à la maîtrise en kinésiologie à l’Université de Montréal, a décidé de se lancer dans les livres-et sur la glace-pour trouver la réponse.

Sous la supervision de la professeure au département de Kinésiologie Suzanne Laberge, Laflamme a procédé à l’étude du programme d’accompagnement BLEU BLANC BOUGE en Action présenté par Canadian Tire, qui donne aux enfants l’opportunité de prendre part à des leçons de patinage sur les différentes patinoires BBB, et il a réalisé d’impressionnantes découvertes.

Premièrement, et ce qui est probablement le plus encourageant, le programme a rejoint des enfants qui n’avaient peu ou pas d’expérience de patinage-et qui n’en auraient peut-être jamais eu n’eut été de BLEU BLANC BOUGE. De tous les participants questionnés dans six patinoires communautaires-Saint-Michel, Montréal-Nord, Lasalle, NDG, Longueuil et Verdun-74,4 % d’entre eux n’avaient pas ou très peu d’habiletés de patinage, incluant 85,7 % des participants de Montréal-Nord.

« Ça nous montre que le programme rejoint les jeunes qui ne savent pas patiner. C’est un peu un pari, parce que certaines années le programme pourrait rejoindre une école où plus d’enfants savent patiner » a expliqué Laflamme. « Mais c’est bien de voir que la portée était aussi grande. »

Laflamme et Laberge ont également recueilli des données en observant deux groupes à deux patinoires différentes (Montréal-Nord et Verdun) à quatre occasions pour chaque groupe, et ils ont été en mesure de recueillir des données leur permettant de comparer BBBeA à un programme similaire d’activité physique aux États-Unis afin de voir comment s’en sortait l’initiative de la Fondation. À ce chapitre aussi la BBBeA a excellé, alors que Laflamme et Laberge ont remarqué que le programme était structuré pour permettre 15 % plus d’activité physique que le programme américain CATCH, ce que Laflamme a caractérisé de « résultats très positifs » pour l’initiative.

Le programme était fait sur mesure pour connaître du succès. Lorsque physiquement impliqués dans les éducatifs, les enfants qui ne possédaient pas d’habiletés de patinage ont complété leurs exercices à 78,2 % au total, incluant un succès majeur de 84,5 % à Verdun.

À Lasalle, le jeune Aforlabi Agbon Tafara a été capable de faire le saut dans le hockey en grande partie en raison du programme BLEU BLANC BOUGE et est rapidement passé d’un nouveau joueur à capitaine de son équipe, les Cougars de LaSalle dans le niveau Atome B.

Son ancienne enseignante, Annie Gravel, donne crédit à la Fondation et ses programmes pour les succès d’Agbon Tafara.

« Ils l’ont aidé beaucoup. Malheureusement, il n’a pas les ressources pour faire tous les sports. Le hockey est un sport dispendieux » a raconté Gravel en décembre dernier. « Mais la Fondation est derrière lui, ils se sont occupés de son équipement et des frais d’inscription lors des trois dernières années, ce qui a beaucoup aidé ses parents. »

« Sa famille n’aurait pas été capable de le faire et de continuer. Il est très chanceux d’avoir la Fondation derrière lui. »

Pour Geneviève Paquette, la directrice générale de la Fondation et vice-présidente des engagements communautaires des Canadiens, les découvertes de Laflamme et Laberge viennent confirmer les bienfaits de plusieurs années de planification et de travail acharné.

« C’est une belle tape dans le dos pour toute l’équipe de la Fondation. Ça veut dire que le programme rencontre ses objectifs, dans certains cas peut-être qu’il les dépasse » s’est expliqué Paquette, qui a noté que la Fondation était choyée de pouvoir profiter des recherches du calibre que Laflamme et Laberge peuvent apporter. « Les gens travaillent tellement fort sur une base quotidienne, autant pour récolter les fonds pour créer ces programmes-là que pour définir la meilleure façon d’amener les jeunes à adopter l’activité physique dans leur quotidien. »

Avec 48,4 % des participants qui indiquent avoir passé plus de temps sur la glace par eux-mêmes après avoir pris part au programme et 94,4 % des répondants qui ont qualifié le programme « d’amusant » ou de « très amusant », il est évident que BLEU BLANC BOUGE en Action est le meilleur moyen de mettre en pratique la mission de la Fondation d’encourager l’activité physique et l’adoption d’un mode de vie sain auprès des jeunes de milieux défavorisés.

Un texte de Dan Braverman, traduit par Guillaume Ouimet

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