États-Unis

Les banques rassurantes sur la santé de l’économie

« L’économie américaine demeure solide » : c’est le message envoyé hier par JPMorgan Chase, Citigroup et Wells Fargo, trois des quatre premières banques américaines, qui ont annoncé de gros bénéfices, alimentés principalement par les crédits à la consommation.

La croissance mondiale est menacée, quant à elle, par les « incertitudes géopolitiques et économiques » – guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et le Brexit en Europe –, a averti Jamie Dimon, PDG de JPMorgan.

Sa banque a dégagé un bénéfice net de 8,4 milliards US au troisième trimestre, Wells Fargo, de 6,1 milliards US, et Citigroup, de 4,6 milliards US.

Les trois établissements ont également fait part d’une nette amélioration de leurs marges bénéficiaires due au fait qu’elles ont répercuté sur les clients les hausses des taux d’intérêt instaurées par la banque centrale (Fed).

La marge d’intermédiation de Wells Fargo est par exemple passée de 2,87 % il y a un an à 2,94 %, en dépit d’une petite baisse de 1 % du volume des prêts. Les crédits accordés aux entreprises ont toutefois augmenté de 0,4 %.

JPMorgan Chase et Citigroup ont enregistré de leur côté une croissance de leur portefeuille de prêts de respectivement 4 % et 3 %, signe que leur rentabilité continue de s’améliorer.

Prêts immobiliers dans le rouge

Les réserves destinées à pallier d’éventuelles défaillances d’emprunteurs ont diminué de 37 %, à 948 millions US, chez JPMorgan.

« C’est un signe de confiance dans la solidité de l’économie et de la solvabilité de ses clients », a réagi Gregori Volokhine, gérant de portefeuille chez Meeschaert, qui a résumé le sentiment général à Wall Street où la publication de toutes ces données a provoqué un sentiment de soulagement.

Les Bourses mondiales ont connu deux séances noires, mercredi et jeudi, car les investisseurs redoutaient un ralentissement de l’économie américaine, conséquence de la politique de hausse des taux d’intérêt.

Les marchés financiers craignent que cette remontée des taux ne freine l’appétit des consommateurs et des entreprises pour les emprunts destinés à l’investissement, à l’achat de biens immobiliers ou de consommation.

Or les banques gagnent de l’argent en empruntant à peu de frais à court terme et en prêtant à des taux d’intérêt élevés à long terme.

« On attendait les banques au tournant, on est rassurés », estime Gregori Volokhine.

« L’économie américaine demeure solide et ça se voit à travers [la hausse des] salaires, les créations d’emplois, les dépenses d’investissement et le crédit à la consommation », a souligné Jamie Dimon, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes. « Ça ne va pas s’évaporer de sitôt. »

Sa banque a enregistré une hausse de 10 % des revenus générés par les crédits auto, les cartes bancaires et les autres services aux consommateurs.

Si les crédits à la consommation se portent bien, les prêts immobiliers, à l’inverse, pâtissent de la hausse des taux.

Revue boursière

Wall Street rebondit avec les technos et les banques

Wall Street a nettement rebondi hier à la clôture, aidée par un retour en force des valeurs technologiques et les résultats bien orientés de trois banques à l’occasion du lancement de la saison des résultats. L’indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones, a gagné 1,1 % et le NASDAQ, à forte coloration technologique, 2,3 %.

Vêtements

Avenir incertain pour La Senza

Alors qu’il tente de recentrer ses activités, le propriétaire de La Senza a décidé d’évaluer « toutes ses options stratégiques » pour le détaillant de lingerie fondé à Sherbrooke en 1966. L Brands, propriétaire de diverses enseignes dont Victoria’s Secret, a mis la main sur La Senza en 2006, grâce à une transaction de plus de 700 millions de dollars. L’entreprise de Columbus, en Ohio, s’attend à ce que le détaillant de lingerie affiche une perte de 40 millions US cette année. L Brands n’a pas fourni d’échéancier en ce qui a trait aux options qui seront évaluées pour La Senza. — La Presse canadienne

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