Courrier

L’éditorial d’Alexandre Sirois publié hier, « Il rugira à l’OTAN, mais il roucoulera avec Poutine », a suscité de nombreux commentaires. Voici un aperçu du courrier reçu. 

Se défendre... contre l'Amérique de Trump

Je déteste être d’accord avec Trump, mais pour ce qui est des dépenses militaires du Canada, il a plutôt raison. Le Canada devrait beaucoup augmenter ses dépenses militaires afin de pouvoir se protéger contre l’Amérique de Trump.

— Marc Blancval, Joliette

Une troisième guerre mondiale

Les agissements de Trump ne sont pas normaux, comme si son mandat primaire était de lancer une troisième guerre mondiale ! J’espère avoir tort et j’espère surtout qu’il sera muselé au mois de novembre avec l’élection majoritaire de démocrates aux deux Chambres législatives américaines.

— Jean Des Rosiers, Montréal

Une insulte à l'intelligence

Cet homme demeure et demeurera jusqu’à son départ ou sa chute une insulte à l’intelligence humaine. Pour l’instant, il est une menace pour la planète.

— Jean-Pierre Fortin, Saint-Charles-Borromée

Un personnage dégoûtant

Je nourris l’espoir insensé que Poutine fera goûter sa vinaigrette à Trump, celle qu’il sert à ses dissidents russes. Pendant combien de temps encore attisera-t-il la haine de la planète entière ? Quel personnage dégoûtant !

— Marie Collard

Augmenter les ventes d'armes

À mon avis, la quête soutenue de Trump pour l’injection de fonds additionnels dans l’OTAN de la part des pays membres cache un espoir malsain… celui d’augmenter les ventes d’armes américaines et d’aider ainsi directement l’économie américaine.

— Richard Montpas, Boucherville

Trump, arme de destruction massive

Trump est peut-être l’arme de destruction massive contre les alliés attendue par la Russie et la Chine ! La haine du président américain au sujet des ententes et des organismes multilatéraux est le plus grand risque politique actuel. 

— Claude Leblanc, Saint-Laurent

Trump utilise sa position de force

Donald Trump est transparent, direct et il redresse son pays duquel tous les autres tentent de tirer profit. Il retire les bonbons, ce qui provoque des pleurs et des grincements de dents. Les pays qui se sont placés sous sa dépendance par profit et immaturité devraient se garder une petite gêne. Trump utilise sa position de force pour négocier un redressement économique pour son pays. La frustration qui est la nôtre ne doit pas être transposée sur les voisins. Nous avons voulu une province socialiste dépendante de la péréquation canadienne et nous voulons socialiser les États-Unis ? Quelle prétention condescendante. 

— Alain Desaulniers

La Russie et la Chine doivent être contentes

Effectivement Vladimir Poutine doit se frotter les mains d’avoir contribué à l’élection de Donald Trump, et se bidonner avec Xi Jinping de voir cet imbécile mégalomane inculte et immature créer la division nationale dans son propre pays et semer la zizanie à l’international avec ses alliés occidentaux déstabilisés. Pendant ce temps, MM. Poutine et Xi profitent des sanctions et impositions de tarifs commerciaux américains pour diversifier et consolider leur production intérieure et créer à l’extérieur de nouvelles alliances économiques. Par exemple, les Russes ont développé leur propre production de fromage de chèvre et sont sur le point de devenir de gros exportateurs de céréales. MM. Poutine et Xi ont aussi respectivement repris le contrôle sur la Syrie du vassal Bachar al-Assad et sur la Corée du Nord du vassal Kim Jong-un en amenant progressivement les Américains à quitter ces régions clés du Moyen-Orient et de l’Orient. On assiste au déclin accéléré de l’empire américain et à d’importants dommages collatéraux pour ses alliés d’hier.

— Alain Dupuis

Il faut agir

Pour rester « grande », ou du moins en donner l’impression, l’Amérique a continuellement besoin d’ennemis. L’en priver serait désastreux pour son industrie militaire. Il est vrai que les « alliés » tirent profit de cette politique belliqueuse. Il serait temps que les alliés, du moins ceux qui veulent encore le croire, l’Union européenne en particulier, prennent leurs responsabilités. La marche est très haute, mais certainement moins risquée que de se fier à des matamores en tous genres qui ne respectent d’aucune manière leur signature. Rien ne sert de se lamenter, il faut maintenant agir sans tarder.

— Daniel Baudet

Trump, pion de Poutine

Si la Russie a fait élire Trump, c’est qu’elle avait besoin d’un pion puissant sur l’échiquier international. Donc, si Poutine désire augmenter sa puissance et son pouvoir pour devenir numéro un mondial, il est logique qu’il demande à son pion Trump de tout mettre en œuvre pour détruire les liens entre les puissances du « monde libre démocratique ». Ainsi, Trump ne fait que son travail d’employé de Poutine, en mettant tout en œuvre pour démolir le G7, les ententes commerciales entre ces pays, les lois environnementales et, prochaine étape, l’OTAN. Au fond, le but de Trump est que les États-Unis rejoignent les puissances où règne la dictature et que lui-même devienne un élu à vie, avec tous les pouvoirs et sans opposition. Il pourrait ainsi satisfaire son employeur russe et son ego démesuré. Si tout cela se concrétise, que restera-t-il du monde libre ? 

— Daniel Fournier

Un repli militaire

Depuis longtemps déjà, les États-Unis souhaitent revoir leur présence militaire dans le monde. Ils envisagent de délaisser certains camps jugés moins rentables au profit de d’autres devenus prioritaires avec le temps. Les temps changent, la Guerre froide est terminée depuis belle lurette. Bien sûr, la Russie veut reprendre certains des territoires perdus à la suite des échecs de la glasnost et de la perestroïka, mais plus personne ne croit à une possible hégémonie de la Russie en Europe. Le repli des Américains n’est pas qu’économique, il est surtout militaire. Voilà la véritable révolution de l’ère Trump. 

— Christian Castonguay

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