Football

« Je suis prêt à jouer n’importe où »

Le quart Hugo Richard est ouvert à un changement de position afin d’obtenir sa chance dans la LCF.

Parmi les 47 espoirs qui ont participé au camp d’évaluation régional de Montréal, hier au Stade olympique, Hugo Richard était certainement le mieux connu. Le joueur du Rouge et Or de l’Université Laval est prêt à changer de position afin d’obtenir sa chance dans la LCF, même s’il préférerait rester quart-arrière.

« C’est ma priorité, c’est la position à laquelle j’ai le plus joué. C’est à cette position que je peux apporter le plus à une équipe, tout simplement parce que c’est là que j’ai le plus d’expérience. Je pense que je peux encore m’améliorer beaucoup », a commenté Richard, hier.

Quart partant du Rouge et Or depuis 2014, Richard a été invité à participer à des camps d’équipes de la LCF au cours des dernières années. Une initiative mise en place afin de contribuer au développement de jeunes quarts canadiens.

« Je pense que je pourrais éventuellement être un quart dans la LCF si je suis bien encadré. »

« Lorsque j’ai passé du temps avec le Rouge et Noir et les Alouettes, je ne sentais pas que je n’étais pas à ma place ou qu’il me manquait une très grosse coche pour jouer à ce niveau-là. »

— Hugo Richard

Il n’en demeure pas moins que Richard devra fort probablement changer de position s’il veut jouer professionnellement. C’est ce qu’ont dû faire Mathieu Bertrand et Marc-Olivier Brouillette, qui ont respectivement été mutés à des postes de centre-arrière et de maraudeur dans la LCF après avoir connu du succès comme quarts au niveau universitaire.

« J’adore le football et si j’ai la chance d’avoir une carrière dans la LCF, je suis prêt à jouer n’importe où. Je suis une personne capable de bien s’adapter. »

Des moments difficiles

Présent au camp d’évaluation d’hier, Brouillette s’est retrouvé dans la même situation que Richard il y a huit ans. Ses premiers temps avec les Alouettes n’ont pas été faciles.

« Je ne me sentais pas à ma place. Je pensais que je n’avais aucune chance d’obtenir ma place dans l’équipe et que j’étais pourri. Mais j’ai été en mesure de garder les choses en perspective. C’était tout un défi », a raconté Brouillette, qui a pu compter sur un entraîneur patient en Marc Trestman à l’époque.

« La première journée du camp, j’avais un chandail blanc [attaque] et un chandail rouge [défense] dans mon casier. J’ai joué à quelques positions différentes dans la première semaine, puis finalement Marc et Jim [Popp] ont décidé qu’ils me voyaient plus jouer en défense. »

Richard estime qu’il aurait les connaissances du jeu nécessaires pour occuper un poste de maraudeur comme Brouillette. En revanche, il n’est pas convaincu d’avoir les aptitudes physiques.

« C’est sûr que c’est une position qui se transposerait bien pour moi, car le maraudeur est un peu le quart-arrière de la défense. Mais je ne pense pas avoir la vitesse nécessaire pour être le meilleur à cette position », a-t-il reconnu.

« C’est plus facile de prendre de la force que de gagner de la vitesse, alors un poste de centre-arrière serait peut-être plus logique dans mon cas. Il faut avoir une bonne maîtrise des tracés de passe, des protections et des jeux de course, et en tant que quart-arrière, je crois que c’est mon cas. »

Brouillette connaît Richard depuis plusieurs années puisque les deux joueurs se sont entraînés ensemble lorsque Richard jouait au collège Vanier et que Brouillette portait l’uniforme des Als.

« C’est un gars très compétitif qui n’aime pas se faire dire qu’il est incapable de faire telle ou telle chose. Je pense donc que cette attitude l’aidera. Il va tout faire pour faire mentir ceux qui ne croient pas en lui », a noté Brouillette au sujet du quart de Laval.

Des 47 espoirs qui ont pris part au camp d’hier, seulement 4 ont reçu une invitation pour le camp national, qui se déroulera dans deux semaines à Winnipeg. Il s’agit de Marco Dubois (Laval), Arnaud Gendron-Dumouchel (Montréal), Justin Howell (Carleton) et Khadim Mbaye (Ottawa).

De retour avec les Roughriders

Après avoir pris une courte retraite l’été dernier, Brouillette s’est joint aux Roughriders de la Saskatchewan, en septembre. Il sera de retour à Regina pour disputer sa neuvième saison professionnelle.

« Mon objectif a toujours été d’en jouer 10. Je m’étais donné jusqu’aux Fêtes pour prendre ma décision, mais quelques jours après être revenu à Montréal, j’avais déjà décidé de poursuivre ma carrière. L’équipe, les entraîneurs, les joueurs, les installations, tout est vraiment super. C’est un endroit extraordinaire pour jouer au football », a dit Brouillette, qui vise une carrière dans les opérations football lorsqu’il ne sera plus joueur.

« J’ai aimé étudier en droit, mais j’ai réalisé que je ne voulais pas être avocat de carrière. Je ne suis pas fait pour ça. J’aimerais plutôt rester dans le monde du football et gravir les échelons afin d’être un directeur général un jour. »

Calvillo avec Trestman ?

Le week-end dernier, le site 3DownNation rapportait que les Argonauts de Toronto étaient sur le point d’embaucher Anthony Calvillo à titre d’entraîneur des quarts-arrières. Et selon des informations obtenues hier, Calvillo sera en effet bientôt réuni à Marc Trestman et Jim Popp. Entraîneur adjoint chez les Alouettes lors des trois dernières saisons, Calvillo a annoncé il y a quelques mois qu’il voulait s’accorder un repos. Lors d’une entrevue avec La Presse, Calvillo avait indiqué qu’il accepterait peut-être de travailler pour une équipe universitaire de Montréal, mais qu’il ne voulait pas quitter la ville. Il faut croire que la possibilité de travailler avec Trestman lui a fait changer d’idée.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.