covid-19

10 millions

Nombre de cas confirmés de la COVID-19 à l’échelle mondiale, selon une compilation de l’Université américaine Johns-Hopkins. Le monde, confronté depuis décembre dernier à la pandémie, a de plus franchi dimanche le seuil symbolique de 500 000 morts, alors que le virus continue de faire des ravages aux États-Unis et semble redémarrer en Chine. (AFP)

Mexique

Nouvelle manifestation anti-AMLO à Mexico en pleine pandémie

Des centaines de Mexicains ont à nouveau manifesté, dimanche, à Mexico, contre le président Andrés Manuel López Obrador (AMLO), appelant à sa démission, alors que la pandémie de COVID-19 bat son plein. Faisant fi du confinement, les manifestants, qui répondaient à l’appel du Front national anti-AMLO (FRENA), ont formé une longue file d’au moins 300 voitures, de motos et de vélos sur l’axe le plus large de la capitale du Mexique, l’avenue Reforma. Pour la troisième semaine consécutive, à coups de klaxon, brandissant des drapeaux mexicains et des banderoles proclamant « AMLO démission » ou « AMLO dégage », ils ont roulé au ralenti sous la surveillance attentive d’un épais cordon de policiers. Les manifestants entendaient ainsi montrer leur désaccord avec la politique gouvernementale du président de gauche, en poste depuis un an et demi. « Nous voulons qu’il démissionne parce qu’il a détruit ce pays qui est l’un des plus riches du monde. Il n’y a pas un instant à perdre », a déclaré à l’AFP un manifestant, Guillermo García, 59 ans. Les manifestants accusent en outre AMLO de mettre en danger « la souveraineté, l’intégrité et l’indépendance » du pays pendant l’urgence sanitaire imposée par la COVID-19. Le Mexique, pays de 127 millions d’habitants, a enregistré jusqu’à samedi 212 802 cas confirmés de COVID-19 et 26 381 décès, selon un bilan officiel.

— Agence France-Presse

Liban

L’ambassadrice américaine convoquée pour des propos anti-Hezbollah

Le gouvernement libanais a annoncé avoir convoqué lundi l’ambassadrice des États-Unis après ses propos virulents contre le puissant mouvement armé Hezbollah, lesquels ont fait l’objet d’une injonction controversée par un juge local. Selon l’agence nationale d’information ANI, le chef de la diplomatie Nassif Hitti recevra Dorothy Shea, qui a accusé le Hezbollah d’être une « organisation terroriste » et d’avoir « siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement ». Cette affaire a provoqué une polémique au Liban après qu’un juge des référés, Mohamed Mazeh, a décidé samedi d’interdire, sous peine de sanctions, aux médias libanais et étrangers travaillant au Liban d’interviewer, durant un an, Mme Shea, ou de publier ses déclarations au sujet du Hezbollah chiite. Plusieurs médias n’ont pas respecté cette injonction en y voyant une pression politique sur la justice et une atteinte à la liberté d’expression. Une source judiciaire a dévoilé à l’AFP que M. Mazeh avait « dépassé ses prérogatives » et la ministre de l’Information, Manal Abdel Samad, a souligné la nécessité de respecter la liberté de la presse.

— Agence France-Presse

Arctique russe

Rejet d’eaux usées provenant d’une usine d’enrichissement de minerai

Le géant minier russe Nornickel a annoncé dimanche avoir suspendu plusieurs de ses employés responsables d’avoir rejeté dans la nature des eaux usées provenant d’une de ses usines d’enrichissement de minerai dans l’Arctique. Cet incident intervient un mois après une pollution sans précédent aux hydrocarbures dans la même région. Norilsk Nickel a dénoncé dans un communiqué « une violation flagrante des consignes opérationnelles » de la part des employés suspendus. L’incident concerne l’usine d’enrichissement de Talnakh, située près de la ville arctique de Norilsk. Les eaux usées, utilisées pour le traitement des minerais extraits de la région, ont « débordé d’un réservoir » et se sont déversées dans la nature, selon l’entreprise. Selon une source citée par l’agence de presse russe Interfax, ce sont environ 6000 mètres cubes de liquide qui ont été déversés dans la nature. Le rejet a duré « plusieurs heures » et la zone de rejet est détrempée, a indiqué la même source. Selon Nornickel, le rejet a été interrompu par le personnel de l’usine et il ne présente « aucune menace de fuite de déchets ». Les services du ministère russe des Situations d’urgence sur place, cités par l’agence publique Ria Novosti, ont toutefois évoqué un risque de contamination de la rivière Kharaïelakh avoisinante par des substances toxiques.

— Agence France-Presse

Nigeria

9 soldats tués et de nombreux civils disparus dans une attaque djihadiste

Neuf soldats et deux membres d’une milice d’autodéfense ont été tués samedi lors d’une attaque de présumés djihadistes dans le nord-est du Nigeria, au cours de laquelle de nombreux civils ont vraisemblablement été enlevés, ont indiqué dimanche des sources sécuritaires. Des combattants identifiés comme des membres du groupe djihadiste Boko Haram ont ouvert le feu et jeté des grenades samedi sur un convoi civil d’une centaine de véhicules, protégé par l’armée nigériane, au niveau du village de Komala, sur la route entre Damboa et Maidiguri, capitale de l’État du Borno. La localité de Damboa se trouve à la lisière de la forêt de Sambisa, enclave où se sont retranchés des combattants de Boko Haram appartenant à la faction d’Abubakar Shekau, et d’où ils lancent leurs attaques. « Neuf soldats et deux membres des milices civiles qui combattent Boko Haram auprès de l’armée nigériane ont été tués dans cette attaque qui s’est déroulée samedi », a rapporté à l’AFP un officier de l’armée sous couvert d’anonymat. « C’était une embuscade tendue contre ce convoi civil, escorté par les troupes militaires et les milices », a-t-il ajouté. Les combattants ont également saisi plusieurs véhicules et pillé les vivres transportés dans les camions, puis se sont enfuis en direction de la forêt de Sambisa, a expliqué l’un des chefs de la milice civile, Ibrahim Liman.

— Agence France-Presse

élections en Pologne

Vers un second tour entre le président sortant et le candidat libéral

Le chef de l’État polonais, le conservateur Andrzej Duda, candidat à sa réélection, affrontera son rival libéral, Rafal Trzaskowski, au second tour de la présidentielle, le 12 juillet, selon les résultats d’un sondage réalisé à la sortie des urnes lors du premier tour, dimanche.

Andrzej Duda a obtenu le soutien de 41,8 % des Polonais alors que le maire de Varsovie a été appuyé par 30,4 % des électeurs, selon ce sondage réalisé par l’institut Ipsos et publié par les grandes chaînes polonaises de télévision, après la fermeture des bureaux de vote.

Le président sortant s’est félicité de son résultat.

« Je remporte ce premier tour grâce à vos voix de façon absolument incontestable. L’avance est énorme et je vous en suis reconnaissant », a-t-il déclaré lors de sa soirée électorale à Lowicz dans le centre de la Pologne.

« La campagne se poursuivra, nous menons une discussion très importante sur la Pologne, nous posons la question de la Pologne de l’avenir », a dit le président sortant avant de féliciter Rafal Trzaskowski.

Pour le candidat libéral, le deuxième tour sera « un choix entre la Pologne ouverte […] et ceux qui cherchent tout le temps des conflits ».

« Je serai le candidat du changement », a promis M. Trzaskowski, dont le mot d’ordre est « On en a assez ».

« Le monopole du pouvoir ne finit jamais bien », a insisté le candidat du principal parti de l’opposition, la Plate-forme civique.

La campagne électorale a été dominée par des préoccupations concernant l’état de la démocratie et les questions sociales, alors que la Pologne fait face à sa première récession depuis la fin du communisme.

Réformes controversées

Selon la Constitution, le président polonais a des pouvoirs limités, mais dispose entre autres d’un droit de veto sur les propositions de loi.

Une victoire de M. Trzaskowski, 48 ans, porterait ainsi un dur coup au gouvernement du parti Droit et Justice (PiS), à l’origine d’une série de réformes controversées, notamment dans le domaine de la justice.

Selon le PiS, ces changements étaient nécessaires pour éliminer la corruption parmi les juges, mais l’opposition et les partenaires européens de Varsovie critiquent ces réformes, affirmant qu’elles érodent la démocratie, trois décennies à peine après la chute du communisme.

Le président américain, Donald Trump, qui considère l’administration du PiS comme un allié européen clé, a donné, quant à lui, sa bénédiction à M. Duda. Celui-ci a été le premier dirigeant étranger accueilli à la Maison-Blanche depuis le début de la pandémie, quatre jours seulement avant le jour des élections.

— Agence France-Presse

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