Mexique

« Evo a été victime d’un coup d’État ! […] Oui à la démocratie, non au militarisme ! »

— Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, s’est exprimé dimanche pour la première fois directement sur les circonstances qui ont conduit au départ du pouvoir d’Evo Morales, ancien président de la Bolivie. Réfugié au Mexique depuis le 12 novembre, Morales n’a pas rencontré encore, tout du moins publiquement, le président López Obrador. (AFP)

Burkina Faso 

14 morts lors de l’attaque d’une église protestante

Quatorze fidèles, dont « des enfants », ont été tués dimanche pendant un service religieux lors de l’attaque d’une église protestante à Hantoukoura, dans l’est du Burkina Faso, où les actions menées par des groupes armés djihadistes contre les lieux de culte se multiplient. Cette attaque « signalée aux environs de 12 h » a été perpétrée par une « dizaine d’individus lourdement armés », qui « ont exécuté froidement les fidèles, dont le pasteur de l’église et des enfants », selon une source sécuritaire. Une autre source sécuritaire a parlé également d’un bilan de « 14 morts, tous de sexe masculin ». Dans son communiqué, le gouvernorat précise que « les forces de défense et de sécurité » se sont déployées « pour porter secours aux personnes blessées ». Les attaques, attribuées à des groupes djihadistes, contre des églises ou des religieux chrétiens se sont multipliées récemment au Burkina Faso, pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest. — Agence France-Presse

VENEZUELA

Soupçons de corruption dans l’entourage de l’opposant Guaidó

Des soupçons de corruption pèsent sur des députés proches de Juan Guaidó, affaiblissant encore un peu plus la stratégie du chef de file de l’opposition vénézuélienne pour évincer le président socialiste Nicolás Maduro. Dans une enquête publiée dimanche, le site Armando.info affirme que neuf députés de l’opposition, soutiens de Juan Guaidó, sont intervenus en faveur d’un chef d’entreprise colombien, Carlos Lizcano. M. Lizcano est lié au programme Clap mis en place par le gouvernement de Nicolás Maduro pour fournir de la nourriture à des prix très bas aux plus nécessiteux. Il serait, selon le site Armando.info, au service de deux autres entrepreneurs colombiens, Alex Saab et Alvaro Pulido, visés par des sanctions américaines pour avoir surfacturé des importations de denrées destinées au programme Clap. La justice américaine accuse les deux hommes d’avoir blanchi de l’argent provenant du programme Clap. Selon l’enquête d’Armando.info, les députés de l’opposition mis en cause auraient pris contact avec les autorités colombiennes et américaines pour leur demander qu’elles se montrent « indulgentes » envers Carlos Lizcano, affirmant que ce dernier n’avait rien à voir avec les affaires illégales d’Alex Saab et d’Alvaro Pulido.

— Agence France-Presse

Tunisie 

Au moins 26 morts dans un accident d’autocar

Au moins 26 jeunes adultes sont morts et 17 autres ont été blessés dans un accident de bus survenu dimanche en Tunisie dans une région montagneuse prisée des touristes locaux, un drame de la route qui constitue l’une des pires catastrophes du genre dans ce pays. Les circonstances exactes ne sont pas connues, mais de premières images de l’accident et son lourd bilan ont suscité l’effroi et des critiques à l’égard du gouvernement. Le président Kais Saied et le premier ministre sortant Youssef Chahed se sont rendus sur place, a constaté une équipe de l’AFP. En provenance de Tunis et à destination d’Aïn Draham, le bus appartenant à une agence de voyages locale est sorti de la route dans la région d’Aïn Snoussi, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Les victimes ont entre 20 et 30 ans, a-t-on appris auprès des ministères de la Santé et du Tourisme. Au total, 43 personnes se trouvaient à bord de ce véhicule qui est « tombé dans un ravin après avoir franchi une barrière en fer », selon le communiqué du ministère de l’Intérieur. — Agence France-Presse

Syrie 

Environ 70 combattants tués dans de violents affrontements à Idleb

L’accord de cessez-le-feu à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, a été fragilisé par deux jours d’affrontements violents entre les forces prorégime et des factions djihadistes et rebelles ayant fait près de 70 morts, a indiqué dimanche l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Ces affrontements ont entraîné la mort de 36 membres des forces du régime syrien et de 33 combattants dans le camp adverse, selon l’OSDH. « Il s’agit des combats les plus violents dans la province d’Idleb depuis l’entrée en vigueur de l’accord du cessez-le-feu » annoncé fin août par le régime syrien et son allié russe, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane. Dimanche matin, des colonnes de fumée s’élevaient dans le ciel de la région de Maarat al-Noomane, survolée par des avions bombardant des positions des groupes djihadistes et rebelles, a constaté un correspondant de l’AFP. La province d’Idleb est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’Al-Qaïda. Cette région, et des secteurs adjacents des provinces d’Alep, d’Hama et de Lattaquié, échappe toujours dans sa vaste majorité au régime. — Agence France-Presse

Europe 

Le Musée d’Auschwitz critique Amazon

Le Musée d’Auschwitz-Birkenau a critiqué dimanche le géant américain du commerce en ligne Amazon pour la mise en vente de décorations de Noël comprenant des images de l’ancien camp de concentration nazi allemand. « Vendre des “décorations de Noël” avec des images d’Auschwitz ne semble pas approprié », a déclaré le Musée sur son compte Twitter, en publiant des images d’articles ornés de photos de rails et de baraques du camp. Il a demandé à Amazon de les enlever de son catalogue. « Auschwitz sur un ouvre-bouteilles, c’est plutôt troublant et irrespectueux », a encore tweeté le Musée en anglais. Il a ensuite publié un autre message indiquant qu’apparemment, Amazon avait déjà enlevé les produits critiqués, puis un troisième disant qu’il en avait encore découvert d’autres. Il a cité parmi eux un tapis pour souris informatique et une décoration de Noël en céramique montrant un wagon de chemin de fer utilisé pour transporter les Juifs vers les chambres à gaz. Auschwitz, où plus de 1 million de Juifs de toute l’Europe et 100 000 non-Juifs ont été assassinés, est devenu un symbole de l’Holocauste.

— Agence France-Presse

Procédure de destitution

La Maison-Blanche refuse de participer à une audition

La Maison-Blanche ne participera pas mercredi à une audition au Congrès qui marque le début d’une nouvelle phase de la procédure de destitution contre Donald Trump, mais se réserve la possibilité de le faire ultérieurement, a annoncé dimanche son avocat.

La commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui entame cette semaine les discussions en vue d’une éventuelle mise en accusation du président, l’avait convié à participer à ses travaux, soit en personne, soit par l’entremise de ses avocats ou en posant des questions écrites aux témoins.

« Concernant l’audition du 4 décembre, on ne peut légitimement attendre que nous y participions, alors que les noms des témoins n’ont pas été rendus publics et qu’il reste douteux que la commission judiciaire offre une procédure équitable », a répondu l’avocat de la Maison-Blanche, Pat Cipollone, dans une lettre à l’élu démocrate Jerry Nadler, qui préside cette commission.

« Mais si vous êtes vraiment décidé à superviser une procédure équitable à l’avenir, nous pourrions envisager de participer » à la suite de vos travaux, ajoute l’avocat, en dénonçant de « profondes lacunes procédurales » qui violent selon lui les droits de Donald Trump.

Dans la tourmente

Le milliardaire républicain est dans la tourmente parce qu’il a demandé à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, un de ses adversaires potentiels à la présidentielle de 2020.

L’opposition démocrate l’accuse d’avoir abusé de ses pouvoirs pour favoriser sa campagne de réélection, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à ce pays en guerre avec la Russie.

Pendant deux mois, la commission du Renseignement de la Chambre des représentants a mené l’enquête, auditionnant une quinzaine de témoins.

Elle s’apprête à passer la main à la commission judiciaire qui devra déterminer si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation.

Pour donner le coup d’envoi à ses travaux, celle-ci auditionnera mercredi publiquement quatre experts en droit constitutionnel.

— Agence France-Presse

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