Frais de gestion

La Banque Nationale visée par une demande d’action collective

Les investisseurs réclament à sept entreprises financières une somme de 1,3 milliard pour des frais de gestion facturés trop élevés

La Banque Nationale fait désormais partie des entreprises financières visées à tour de rôle depuis décembre par des demandes d’actions collectives d’investisseurs en fonds communs. Ceux-ci leur réclament en tout 1,3 milliard pour des frais de gestion facturés trop élevés.

Ces demandes concernent la part des frais de gestion de fonds communs qui fait partie des « commissions de suivi » versées par les gestionnaires de ces fonds aux courtiers qui les distribuent parmi leurs clients-investisseurs, en guise de rémunération incitative pour leurs services-conseil.

Les investisseurs qui ont présenté les demandes d’actions collectives prétendent que, parce qu’ils ont investi dans ces fonds par l’entremise de courtiers à escompte et sans services-conseil, les entreprises de fonds ne pouvaient pas leur faire payer la part des frais de gestion relative aux « commissions de suivi » avec des courtiers avec services-conseil.

« Parce que les courtiers à escompte ne donnent pas et ne peuvent pas donner de conseils d’investissement à leurs clients, le paiement de commissions de suivi à ces courtiers à escompte est inapproprié, déraisonnable et injustifié », lit-on dans les documents initiaux des demandes inscrites contre sept entreprises financières, jusqu’à maintenant.

Outre la Banque Nationale, dont les filiales de fonds Banque Nationale Investissements (BNI) et Fiducie Natcan font face à des réclamations initiales de 150 millions, les filiales de fonds des cinq autres grandes banques canadiennes sont visées par des réclamations initiales de 200 millions chacune.

S’y ajoute une réclamation initiale de 170 millions à l’endroit de la firme de fonds d’investissement Mackenzie Financial, qui est affiliée à la Financière Power.

Appelée à commenter la situation, la direction de la Banque Nationale a préféré s’en abstenir « en raison des processus qui sont en cours ».

Ces demandes d’actions collectives – sept jusqu’à maintenant – doivent encore être autorisées en Cour supérieure de l’Ontario avant de cheminer dans les instances judiciaires.

Elles sont pilotées par les firmes d’avocats Siskinds, dont le siège est à London, en Ontario, et Bates Barristers, de Toronto, au nom de particuliers investisseurs en fonds communs par l’entremise de courtiers à escompte.

Le prélèvement de frais de gestion en guise de « commissions de suivi » pour les courtiers qui vendent des parts de fonds communs parmi leurs clients-investisseurs est un sujet controversé depuis des années dans le marché des fonds de placement au Canada.

Il est particulièrement litigieux en ce qui concerne les courtiers à escompte, en dépit des efforts des autorités réglementaires pour mieux les circonscrire.

Immobilier  Ivanhoé Cambridge

Dans les centres commerciaux pour y rester

La filiale de la Caisse de dépôt Ivanhoé Cambridge entend rester un acteur majeur des centres commerciaux au Canada, malgré le défi que pose aux exploitants de galeries marchandes la popularité grandissante du commerce en ligne. Elle a d’ailleurs investi 3 milliards de dollars dans ses propriétés au cours des cinq dernières années pour les rendre plus attractives auprès des milléniaux.

Cette mise au point survient au moment où Ivanhoé Cambridge a mis en place un processus de disposition de participations minoritaires dans une dizaine de centres au pays. De ce nombre, deux sont au Québec : Place Montréal Trust et Place Ste-Foy. Ce geste a soulevé des questions sur son engagement à long terme dans le secteur des centres commerciaux.

« Ivanhoé Cambridge fait une gestion prudente et attendue dans le cadre d’un programme discipliné de gestion d’actif. On a repositionné nos propriétés comme Place Ste-Foy, et c’est le temps, peut-être, de cristalliser un peu de valeur et de redéployer le capital dans d’autres éléments d’actif », explique Claude Sirois, président, Centres commerciaux.

Il a rencontré La Presse lundi dernier pour faire le point sur la stratégie de l’investisseur institutionnel à l’égard de cette catégorie d’actif.

Il n’est pas question, toutefois, fait valoir M. Sirois, de construire un nouveau centre au Québec dans un avenir prévisible. Il faut dire que le projet Royalmount viendra ajouter des centaines de milliers de pieds carrés d’offre commerciale dans le paysage. « Honnêtement, je ne sens pas que le marché québécois est prêt à accueillir un nouveau centre commercial d’envergure comme un de nos Mills ou un de nos Outlets », confie-t-il.

Dans les dernières années, Ivanhoé a vendu la quasi-totalité de ses centres en Europe et aux États-Unis. Au Canada, le portefeuille a été recentré sur les centres axés sur la mode et sur des concepts axés sur les magasins-entrepôts (Outlets), et le divertissement Mills.

Plaire aux milléniaux

La filiale de la Caisse de dépôt continuera d’accroître la superficie à l’intérieur de ses centres commerciaux consacrée à la restauration dans le cadre d’une stratégie visant à rendre ses propriétés plus attrayantes aux yeux des milléniaux.

Les centres commerciaux du Canada consacrent en moyenne 12 % de la superficie à la restauration. Ce pourcentage s’élève à 20-25 % en Chine, où l’industrie des centres commerciaux est plus jeune qu’au Canada et en plein essor.

Ainsi, le Centre Eaton, au terme des travaux de 200 millions qui ont pour but de regrouper l’ancien Centre Eaton et le Complexe Les Ailes en une seule entité, réservera de 18 % à 20 % de ses pieds carrés à la catégorie alimentation.

Ivanhoé Cambridge y a déjà annoncé l’arrivée de Time Out Market, une première canadienne. Dans 36 000 pieds carrés, le locataire proposera à compter de l’automne prochain 16 espaces de restauration exploités par 16 chefs locaux.

Le nouveau Centre Eaton aura une superficie de 472 000 pi2. Un dernier locataire majeur est sur le point de confirmer son arrivée. Il reste 10 000 pi2 à louer.

Par ailleurs, Ivanhoé Cambridge n’est pas le seul gestionnaire à miser sur une offre alimentaire bonifiée. Oxford a ouvert un Market & Co à l’Upper Canada Mall et importera le concept Food District aux Galeries de la Capitale à l’automne, selon le magazine internet Retail Insider du 22 janvier.

Chez les milléniaux, fait valoir M. Sirois, 68 % commencent leur journée en regardant leur téléphone. « Et ils vont le faire 250 fois dans la journée. » Pour retenir l’attention des consommateurs accros à leur cellulaire, la bonne bouffe ne suffit toutefois pas.

« Il faut continuer d’être audacieux et innovateur, dit Claude Sirois, président, Centres commerciaux, chez Ivanhoé. On a lancé toutes sortes d’initiatives en 2018 comme celle des centres de divertissement familial Creactive avec le Cirque du Soleil. » La première implantation de 25 000 pi2 verra le jour en 2019 au centre Vaughan Mills, dans la région de Toronto.

« L’esprit est d’adapter nos environnements commerciaux pour s’assurer d’attirer cette clientèle qui est différente des générations précédentes », ajoute M. Sirois

Bombardier Transport

Changement aux commandes

Aux prises avec des problèmes de qualité et des retards, Bombardier confie les commandes de sa division de construction de matériel roulant à un nouveau dirigeant. En poste depuis décembre 2015, Laurent Troger a informé « l’entreprise de son intention de démissionner afin de relever de nouveaux défis » et a été immédiatement remplacé par Danny Di Perna, âgé de 53 ans. Né à Montréal, M. Di Perna était depuis l’an dernier à la tête des activités d’aérostructures et de services d’ingénierie de Bombardier. C’est la première fois depuis 2003 que le patron de la division n’est pas français ou allemand. Au cours des dernières semaines, Bombardier Transport a été critiquée par des sociétés de transport, en Suisse, en France et à New York, qui ont refusé des livraisons en raison de problèmes.

— La Presse canadienne

Bombardier Aéronautique

Premier vol pour l’A220 de Delta

Le premier vol commercial de l’A220 en Amérique du Nord a finalement eu lieu hier matin, entre les aéroports LaGuardia, à New York, et Logan, à Boston. Le vol 744 de Delta a quitté le sol avant le lever du soleil, à 6 h 20, et s’est posé à Boston à peine 32 minutes plus tard. Un second vol a eu lieu entre l’aéroport de New York-LaGuardia et celui de Dallas-Fort Worth. De nombreux amateurs d’aviation avaient réservé un siège sur l’un ou l’autre de ces vols et ont témoigné de leur expérience sur les médias sociaux. Ces vols devaient avoir lieu la semaine dernière, mais ont dû être repoussés en raison de la fermeture partielle du gouvernement américain, qui a retardé le processus de certification.

— Jean-François Codère, La Presse

Résultats financiers

Profits gonflés par les acquisitions pour Saputo

Saputo a affiché hier un bénéfice de 342 millions de dollars pour son plus récent trimestre, en hausse par rapport à celui de 337 millions réalisé à la même période un an plus tôt. Le profit par action du géant des produits laitiers et des fromages s’est établi à 87 cents pour le trimestre clos le 31 décembre, comparativement à celui de 86 cents engrangé à la même période l’année précédente. Les revenus de ce qui constituait le troisième trimestre de Saputo ont totalisé 3,58 milliards, en hausse par rapport au chiffre d’affaires de 3,02 milliards de l’année précédente, ce qu’elle a attribué à ses acquisitions. Sur une base ajustée, Saputo a dit avoir gagné 44 cents par action, alors que son profit ajusté par action était de 47 cents un an plus tôt. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice ajusté de 45 cents par action, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

— La Presse canadienne

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