Afrique du Sud

« Nous avons entendu le peuple. »

— Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a assuré, hier, que son Congrès national africain (ANC) allait « tirer les leçons » de sa victoire en demi-teinte aux législatives du 8 mai et promis de créer des emplois, d’éradiquer la corruption et de changer le parti. (AFP)

Birmanie

Un avion se pose sans train d’atterrissage avant

Un avion de ligne a réussi à se poser sans faire de blessés hier à l’aéroport international de Mandalay, en Birmanie (Myanmar), alors que le pilote n’était pas en mesure de déployer son train d’atterrissage avant. L’appareil Embraer appartenant à Myanmar Airlines a dû survoler le ciel en attendant le feu vert de la tour de contrôle pour effectuer son atterrissage d’urgence, selon ce qu’a indiqué la compagnie aérienne dans un communiqué. L’appareil transportait 82 passagers et 7 membres d’équipage. Il avait décollé de Yangon (anciennement Rangoun). Après l’atterrissage d’urgence, les passagers sont sortis par les glissières d’évacuation.

— La Presse canadienne

Belgique

Nouvelle marche pour le climat à Bruxelles

Plusieurs milliers de Belges ont défilé dans les rues de Bruxelles, hier, pour demander des mesures sur les changements climatiques et la justice sociale, deux semaines avant les élections générales du 26 mai. La marche a mobilisé 15 000 personnes, selon un comptage fourni par la police, 17 000 selon les organisateurs. Les organisateurs ont salué la mobilisation des marcheurs. « On voit que les gens sont encore motivés. Cela nous motive pour nos deux prochaines marches avant la fin des élections », a souligné Adélaïde Charlier, une des figures du mouvement des jeunes pour le climat en Belgique. La mobilisation est toutefois en nette baisse. La première marche pour le climat avait rassemblé 65 000 personnes début décembre, à quelques jours de la COP24 organisée en Pologne, puis environ 70 000 personnes s’étaient mobilisées fin janvier.

— Agence France-Presse

Lituanie

Un novice en politique au 2e tour de la présidentielle

L’économiste Gitanas Nauseda, novice en politique, est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle en Lituanie et affrontera au second tour le 26 mai l’ex-ministre conservatrice des Finances Ingrida Simonyte. Le premier ministre de centre gauche Saulius Skvernelis, battu hier, a annoncé qu’il démissionnera le 12 juillet, date à laquelle s’achève le second mandat de la présidente sortante Dalia Grybauskaitė. Selon des résultats quasi complets publiés dans la nuit d’hier à aujourd’hui, M. Nauseda a recueilli 31,07 % des voix et Mme Simonyte, 29,46 %, tandis que M. Skvernelis est arrivé troisième avec 20,72 %. La participation a atteint 54,96 %. « Je veux remercier tous ceux qui ont pris à cœur notre message qui dit que nous voulons un État-providence en Lituanie et que nous voulons plus de paix politique », a déclaré M. Nauseda. La campagne présidentielle a été dominée par la question de la fracture sociale entre riches et pauvres qui grandit en Lituanie en dépit d’une croissance solide. — Agence France-Presse

Israël Meurtre d’une famille palestinienne

Accord de plaider-coupable pour un des accusés

Un jeune Israélien accusé pour un incendie criminel qui a tué une famille palestinienne a plaidé coupable de participation à la préparation d’un « crime raciste » dans le cadre d’un accord avec le procureur, selon le ministère de la Justice hier. En vertu de cet accord de plaider-coupable validé par le tribunal de Lod, le procureur s’engage à demander une peine maximale de cinq ans et demi de prison contre ce jeune Israélien dont l’identité n’a pas été dévoilée, car il était mineur au moment des faits. Il est actuellement en résidence surveillée. Le 31 juillet 2015, des engins incendiaires avaient été lancés contre une maison palestinienne en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël. Un bébé de 18 mois, Ali Dawabcheh, avait été brûlé vif alors qu’il dormait. Son père Saad et sa mère Riham, surpris comme lui dans leur sommeil, avaient succombé à leurs brûlures dans les semaines suivantes. Seul le frère du bébé, Ahmed, alors âgé de 4 ans, a survécu au drame.

— Agence France-Presse

Burkina Faso

Six morts dans une attaque contre une église catholique

Six personnes, dont un prêtre, ont été tuées hier matin lors d’une attaque pendant la messe dans une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources locales et sécuritaires. « Vers 9 h [heure locale], au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir », a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants « ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq [personnes]. Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts ». Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un « groupe d’hommes armés estimé entre 20 et 30 ». — Agence France-Presse

Pologne

Un documentaire sur la pédophilie dans l’Église visionné 5 millions de fois

Diffusé à partir de samedi sur YouTube, un documentaire-choc polonais qui présente sobrement des rencontres de victimes de prêtres pédophiles avec ces derniers a été visionné 5 millions de fois en 32 heures.

Au-delà du récit direct, personnalisé, de crimes commis par des ecclésiastiques, le film du journaliste indépendant Tomasz Sekielski met en cause la hiérarchie épiscopale pour la faiblesse – voire l’absence – des sanctions face aux cas de pédophilie.

Il pose la question de l’absence de réaction du pape Jean-Paul II, du temps de son long pontificat.

Intitulé Seulement ne le dis à personne, le documentaire a été filmé en partie avec une caméra cachée. Plusieurs prêtres interrogés, aujourd’hui très âgés, demandent pardon pour leur comportement, voire proposent de l’argent à leurs victimes.

Sorti huit mois après le film de fiction Le Clergé, qui avait provoqué un choc dans ce pays catholique de 38 millions d’habitants en dénonçant divers péchés des prêtres, dont la pédophilie, le documentaire de Tomasz Sekielski pourrait avoir un effet similaire.

À deux semaines des élections européennes, il pourrait frapper par ricochet le parti conservateur Droit et Justice (PiS), au pouvoir depuis 2015, qui affiche son identité catholique et son alliance avec l’épiscopat.

Sans commenter directement ce film, le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, a déclaré hier que les auteurs d’agressions sexuelles à l’encontre de mineurs devaient être sévèrement punis, tant les prêtres que les célébrités. Il a fait allusion, sans le nommer, au cas de Roman Polanski.

« Seront particulièrement sévèrement punis ceux à qui des enfants ont été confiés, cela concerne bien entendu aussi les prêtres, mais cela concerne tout le monde », a dit le dirigeant conservateur, avant d’annoncer des modifications du code pénal « déjà préparées » et d’évoquer « des peines sévères, allant peut-être jusqu’à 30 ans de prison ».

La réaction de l’Église au documentaire a été modérée.

« Je suis profondément ému par ce que j’ai vu dans le film de Tomasz Sekielski. Je demande pardon pour toutes les blessures infligées par les hommes de l’Église », a déclaré le primat de Pologne, l’archevêque Tomasz Polak, dans un communiqué.

Le président de la conférence épiscopale, l’archevêque Stanislaw Gadecki, a exprimé « son émotion et sa tristesse ».

Les scandales de pédophilie touchant de nombreux pays, le pape François a rendu obligatoire, jeudi, le signalement de tout soupçon d’agression sexuelle à la hiérarchie de l’Église.

— Agence France-Presse

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