états-unis

« La première responsabilité d’un président est de protéger le peuple américain, et il ne le fait pas. »

— Joe Biden, ciblant son adversaire Donald Trump lors d’un discours dans le Delaware, mercredi. Ce dernier agite la promesse de l’arrivée imminente d’un vaccin contre la COVID-19.

COVID-19

Accès interdit à la grande synagogue de Jérusalem

Pour la première fois de son histoire, la grande synagogue de Jérusalem n’accueillera pas les célébrations du Nouvel An juif, en raison des restrictions imposées pour lutter contre la propagation de l’épidémie de nouveau coronavirus. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annoncé en début de semaine un confinement national d’au moins trois semaines, pour juguler une seconde vague de contaminations à la COVID-19. Avec 166 794 contaminations enregistrées, dont 1147 décès, Israël est le pays ayant le plus de cas par habitant au cours des deux dernières semaines, selon les données collectées par l’AFP. Et c’est également le premier pays durement touché par la COVID-19 à réimposer un confinement national. Celui-ci entrera en vigueur à partir de vendredi pour la fête de Rosh Hashana (Nouvel An juif), se poursuivra pendant Yom Kippour (grand pardon) et se terminera au dernier jour de la fête de Soukkot, vers le 11 octobre, ont précisé les autorités.

— Agence France-Presse

INDE

5 millions

L’Inde a franchi le cap des 5 millions de cas de COVID-19. La pandémie progresse à une vitesse folle avec 1 million de nouveaux cas en 11 jours.

— Agence France Presse

Demandes d'asile

« Nous allons abolir le règlement de Dublin »

La Commission européenne veut « abolir » le règlement de « Dublin » confiant la responsabilité du traitement des demandes d’asile au pays de première entrée des migrants dans l’UE, a déclaré mercredi la chef de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen. Le 23 septembre, la Commission devrait présenter sa proposition de réforme de la politique migratoire européenne, très attendue et plusieurs fois repoussée, alors que le débat sur le manque de solidarité entre pays européens a été relancé par l’incendie du camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos. « Je peux annoncer que nous allons abolir le règlement de Dublin et le remplacer par un nouveau système européen de gouvernance de la migration », a déclaré Ursula von der Leyen devant le Parlement européen. « Il y aura des structures communes pour l’asile et le retour. Et il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité », a-t-elle ajouté. La proposition de réforme de la Commission devra encore être acceptée par les États. Cinq ans après la crise migratoire de 2015, la question de l’accueil des migrants est un sujet qui reste source de profondes divisions en Europe, certains pays de l’Est refusant d’accueillir des demandeurs d’asile.

— Agence France-Presse

États-Unis

Washington rétablira les sanctions de l’ONU contre l’Iran

Les États-Unis ont réaffirmé mercredi, seuls et contre tous, que les sanctions de l’ONU contre l’Iran seraient rétablies ce week-end et que Washington les ferait respecter. « Les États-Unis vont faire ce qu’ils font toujours. Ils assumeront leur part de responsabilité », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, lors d’une conférence de presse au département d’État avec son homologue britannique Dominic Raab. Mike Pompeo a activé le 20 août une procédure controversée censée déboucher un mois plus tard, c’est-à-dire ce week-end, sur le rétablissement des sanctions internationales contre Téhéran levées en 2015 en contrepartie de l’engagement iranien à ne pas se doter de l’arme atomique. Mais la quasi-totalité des autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies dénient aux États-Unis le droit d’utiliser ce mécanisme, au motif qu’ils se sont retirés en 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien qui l’a instauré. Malgré ce désaveu et cet isolement, la diplomatie américaine clame depuis que les sanctions seraient à nouveau en vigueur, notamment un embargo sur les armes conventionnelles qui expire en octobre et que Washington a échoué à prolonger au sein du Conseil de sécurité.

— Agence France-Presse

bosnie

Des Serbes soupçonnés d’un massacre de musulmans arrêtés

Neuf Serbes de Bosnie soupçonnés d’avoir participé au meurtre de 44 civils musulmans au début de la guerre intercommunautaire des années 1990 ont été arrêtés mercredi, a annoncé le parquet. Les suspects, pour la plupart d'anciens soldats, sont accusés d’avoir « planifié, organisé » les exécutions de civils musulmans en septembre 1992 dans la région de Sokolac, en Bosnie orientale, et d’y avoir « pris part », selon un communiqué du parquet. À cette date, l’armée des Serbes de Bosnie est accusée d’avoir lancé une attaque contre le village de Novoseoci, d’avoir séparé les femmes et des enfants des hommes et d’avoir conduit ces derniers jusqu’à une décharge où ils ont été exécutés par balles, poursuit le communiqué. Puis, les victimes, âgées de 14 à 82 ans et parmi lesquelles figurait aussi une femme, ont été enterrées sommairement sur le site. La mosquée du village a également été incendiée par les assaillants qui ont transporté les débris jusqu’à la décharge avant de les déverser sur les corps. Le parquet a également désigné comme suspect potentiel l’ancien général serbe de Bosnie Radislav Krstic, condamné à 35 ans de prison pour son rôle dans le massacre de Srebrenica, qui va bientôt être entendu dans une prison en Pologne où il purge sa peine.

— Agence France-Presse

Venezuela

Un rapport de l’ONU accuse Maduro de crimes contre l'humanité

Le président Nicolás Maduro et des membres de son gouvernement sont à l’origine de « possibles crimes contre l’humanité » au Venezuela, un pays déchiré par une crise politique et économique, ont affirmé mercredi des enquêteurs de l’ONU.

L’équipe d’enquêteurs – qui rend là son premier rapport, mais qui n’a pas pu aller sur place – assure avoir trouvé des preuves de crimes contre l’humanité.

« Nous avons des informations selon lesquelles ils ont donné des ordres ou qu’ils ont coordonné des activités, adopté des plans et des stratégies, fourni de la logistique, des ressources humaines et autres qui ont résulté dans la commission des crimes documentés », a expliqué Marta Valinas, la cheffe de ces enquêteurs, au cours d’une conférence de presse par visioconférence.

Certains de ces crimes, « y compris des meurtres arbitraires et l’usage systématique de la torture, tombent sous le coup de crimes contre l’humanité », a-t-elle estimé.

Pas isolés

« Ces actes sont très loin d’être isolés, ces crimes ont été coordonnés et commis au nom de directives d’État en connaissance de cause et avec le soutien direct d’officiers supérieurs et de hauts responsables du gouvernement », poursuit le rapport de 411 pages.

Dans une première réaction de l’opposition vénézuélienne, Miguel Pizarro, proche collaborateur de Juan Guaidó, a abondé dans le même sens, estimant que le document « montre que les violations des droits de la personne ne sont pas une pratique isolée, mais une pratique d’État ».

Ni le président vénézuélien ni le gouvernement n’ont réagi dans l’immédiat à ce rapport.

Le Venezuela traverse une grave crise économique et politique : depuis janvier 2019, le chef de file de l’opposition, Juan Guaidó, reconnu comme président par intérim par près de 60 pays, tente d’évincer Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013.

Le rapport estime en outre que d’autres instances, y compris la Cour pénale internationale, « devraient aussi envisager des poursuites judiciaires contre les individus responsables des violations et des crimes identifiés par la mission », a souligné Mme Valinas.

La mission d’enquête a passé en revue 2500 incidents depuis 2014 qui ont conduit au meurtre de 5000 personnes par les forces de l’ordre.

Indésirables

« Ces exécutions extrajudiciaires ne peuvent pas être mises sur le compte d’un manque de discipline au sein des forces de l’ordre », a affirmé Mme Valinas, soulignant que les hauts responsables gardaient le contrôle de ces dernières.

— Agence France-Presse

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