Crise des migrants

« L’Italie ne peut accepter de leçons hypocrites de pays ayant préféré détourner la tête en matière d’immigration. »

– Le gouvernement italien, à l’endroit du président français Emmanuel Macron. Ce dernier a dénoncé hier la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » après son refus d’accueillir l’Aquarius, un navire humanitaire. (AFP)

États-Unis

Les démocrates veulent arrêter les séparations des familles de migrants

Des sénateurs démocrates américains ont dénoncé hier la « cruauté » des séparations d’enfants et de parents migrants, en présentant une loi visant à stopper cette mesure renforcée récemment par l’administration de Donald Trump pour décourager l’immigration clandestine. « Appelons les choses par leur nom : les États-Unis sont en train de violer les droits de l’homme », a clamé la sénatrice Kamala Harris, lors d’une conférence de presse pour présenter cette loi introduite par des sénateurs de la minorité démocrate. Cette pratique était déjà possible sous le président démocrate Barack Obama, mais rarement appliquée. L’administration Trump l’a rendue systématique. Depuis octobre, plusieurs centaines d’enfants ont été séparés de leurs parents à la frontière, selon l’ONU. Une mesure de tolérance zéro « légale », selon la Maison-Blanche qui, depuis début mai, la revendique ouvertement afin de décourager l’immigration illégale. 

— Agence France-Presse

Iran

Téhéran presse l’Europe d’atténuer l’impact des sanctions américaines

Le président iranien affirme que son pays ne pourra pas continuer de respecter l’accord sur son programme nucléaire conclu avec plusieurs pays en 2015 s’il ne bénéficie pas des mesures prévues dans l’entente. Lors d’une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, hier, Hassan Rouhani a déclaré que les Européens devaient trouver un moyen d’atténuer les effets de la décision du président américain Donald Trump, qui a retiré les États-Unis de l’entente et réactivé les sanctions américaines contre l’Iran. Selon le site officiel de la présidence iranienne, M. Rouhani a déclaré : « Nous ne devons pas laisser cette grande réussite de la diplomatie être détruite par les actions unilatérales des autres qui ne respectent pas leurs promesses. » — Agence France-Presse

Union européenne

Les bouteilles en plastique bannies du parlement d’ici un an

Présentes d’office sur nombre de tables de réunion, les petites bouteilles d’eau en plastique doivent disparaître des salles du parlement européen d’ici à l’été 2019, selon une décision du Bureau de l’institution dont l’AFP a eu connaissance hier. « Le Parlement européen va montrer l’exemple ! » s’est réjouie sur Twitter l’eurodéputée finlandaise écologiste Heidi Hautala, vice-présidente du Parlement. La fin des bouteilles en plastique est fixée pour l’été 2019, lors de la nouvelle législature, quand les contrats d’approvisionnement actuels arriveront à échéance. Le Parlement européen a bu, en 2017, 1 million de bouteilles d’eau en plastique, dont 600 000 lors d’événements officiels et 400 000 lors de réunions des groupes politiques ou autres événements. Ce nombre, pourtant déjà réduit de 10 % par rapport à 2016, a représenté la bagatelle de 1,8 million d’euros. — Agence France-Presse

Viêtnam

Une loi pour restreindre les libertés sur les réseaux sociaux

Le Viêtnam a voté hier une loi sur la cybersécurité qui va largement restreindre les libertés sur les réseaux sociaux, rare fenêtre d’expression dans un pays communiste à parti unique où toute dissidence est réprimée.

Avec ce nouveau texte qui entrera en vigueur en janvier 2019, les plateformes du web seront contraintes de retirer en 24 heures tous les commentaires considérés comme une menace à la « sécurité nationale ».

Elles seront également dans l’obligation de stocker les informations personnelles et les données des utilisateurs.

« Actuellement, Google et Facebook stockent les données personnelles des utilisateurs vietnamiens à Hong Kong et à Singapour », a expliqué Vo Trong Viet, président de la commission de défense et de sécurité de l’Assemblée nationale.

« Mettre des centres de données au Viêtnam va augmenter les dépenses pour les fournisseurs de services… Mais c’est nécessaire pour répondre aux exigences de la cybersécurité du pays », a-t-il ajouté.

La nouvelle loi interdit également les appels aux rassemblements publics et tout discours qui « porte atteinte » au drapeau national, aux dirigeants ou aux « héros » nationaux.

« Dans ce pays très répressif, l’espace en ligne offrait un refuge relatif où les gens pouvaient partager leurs idées et leurs opinions avec moins de crainte de la censure », a regretté Clare Algar, d’Amnistie internationale.

« Avec les pouvoirs étendus accordés au gouvernement pour surveiller l’internet, cela signifie qu’il n’y a plus d’espace sûr au Viêtnam où les gens peuvent parler librement », a-t-elle ajouté.

Les géants du web « déçus »

L’Asia Internet Coalition, un groupe qui défend les intérêts de Facebook, Google, Twitter et d’autres groupes dans la région, s’est dit « déçue » après le vote.

« Malheureusement, ce texte va entraîner de sévères limitations pour l’économie numérique au Viêtnam et risque de réduire les investissements étrangers », a estimé Jeff Paine, haut responsable du groupe.

L’internet vietnamien était déjà jugé « non libre » par Freedom House, un organisme de surveillance du web, qui classe le Viêtnam juste devant la Chine en Asie.

— Agence France-Presse

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