Union européenne

« Je veux présenter mes excuses à tous ceux qui ont pu se sentir offensés par ma référence déplacée à l’important mouvement des jeunes qui luttent contre les changements climatiques. »

— Josep Borrell, chef de la diplomatie de l’Union européenne, après les remous suscités par sa critique d’un « syndrome Greta ». Le politicien avait mis en doute le sérieux de l’engagement des jeunes mobilisés autour de Greta Thunberg, suggérant qu’ils ne réalisaient pas le coût des mesures nécessaires pour stopper le réchauffement. (AFP)

États-Unis 

Trump justifie le limogeage d’un haut responsable qui a témoigné contre lui

Donald Trump a justifié samedi le limogeage d’un membre de son administration ayant livré un témoignage embarrassant pour lui au cours de la procédure de destitution qui le visait. Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, conseiller sur les affaires européennes au sein du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, a été démis vendredi de ses fonctions peu avant un diplomate ayant également témoigné lors de l’enquête parlementaire. Acquitté mercredi par le Sénat dans son procès en destitution, M. Trump se défend de vouloir mener depuis des « représailles » contre ceux n’ayant pas abondé dans son sens. Il a affirmé sur Twitter ne pas connaître M. Vindman et ne lui avoir « jamais parlé ». Il avance que le militaire a été accusé par sa hiérarchie d’« insubordination » et d’avoir « fait fuiter des informations ». Il lui reproche également d’avoir « rapporté de façon erronée » le contenu de son « appel parfait » avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, au cœur de la procédure de destitution. Le président des États-Unis avait demandé lors de cet échange que Kiev annonce l’ouverture d’une enquête sur son adversaire démocrate Joe Biden. Une requête jugée « déplacée » par Alexander Vindman, qui avait écouté l’appel en direct et décidé d’alerter les juristes de la présidence. — Agence France-Presse

Irlande

Les législatives extrêmement serrées pour le premier ministre

Les législatives irlandaises s’annoncent extrêmement serrées pour le premier ministre Leo Varadkar, selon un sondage à la sortie des urnes publié samedi soir. Son parti de centre droit, le Fine Gael, arriverait en tête avec 22,4 %, devant le parti républicain Sinn Féin (22,3 %) et l’autre grand parti de centre droit, le Fianna Fáil (22,2 %). Le décompte des voix devait commencer dimanche matin et le résultat risque de ne pas être connu avant plusieurs jours. Selon le responsable du service politique de l’Irish Times, Pat Leahy, un tel résultat est inédit. « C’est une égalité entre désormais trois grands partis », a-t-il souligné, dans un pays traditionnellement dirigé – alternativement ou en coalition comme dans le gouvernement sortant – par les deux grands partis de centre droit. « Former un gouvernement va être un exercice très difficile si les partis maintiennent leurs positions d’avant le scrutin », a-t-il ajouté.

— Agence France-Presse

Syrie

L’armée syrienne reprend une ville stratégique malgré la menace turque

L’armée syrienne a repris samedi aux djihadistes et rebelles la ville clé de Saraqeb, dans la province d’Idlib, dernière victoire en date pour le régime qui mène une offensive meurtrière dans le nord-ouest de la Syrie. « Des unités de l’armée [syrienne] contrôlent désormais la totalité de la ville de Saraqeb », a indiqué samedi la télévision d’État, qui a diffusé en direct des images de quartiers de la ville désormais déserts. Damas poursuit sa progression le long d’une autoroute stratégique malgré les mises en garde de la Turquie, parrain de groupes insurgés qui a des troupes déployées dans cette région. Ankara a encore menacé samedi de représailles en cas d’attaque de ses positions militaires dans la région. Soutenu par l’aviation russe, le régime de Bachar al-Assad a lancé en décembre une nouvelle offensive contre le dernier grand bastion des djihadistes et rebelles qui lui échappe. L’opération a tué plus de 300 civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), et provoqué l’exode de plus d’un demi-million de civils, d’après l’ONU.

— Agence France-Presse

Thaïlande

Massacre dans un centre commercial

Un soldat a été abattu dimanche par la police dans un centre commercial du nord-est de la Thaïlande. Le militaire s’y était retranché après avoir dévalisé un arsenal et massacré au moins 20 personnes, un périple sanglant qu’il a commenté sur Facebook et qui a tenu le pays en haleine pendant presque 17 heures.

On ignore le nombre de personnes restées piégées à l’intérieur du centre commercial Terminal 21 à Nakhon Ratchasima, où le tireur a résisté toute la nuit, équipé d’armes d’assaut dérobées dans sa caserne.

Des rafales de coups de feu ont retenti au lever du jour, quelques heures après que les forces de l’ordre eurent pris d’assaut le rez-de-chaussée et libéré des dizaines de clients paniqués. Le tireur, un officier subalterne de l’armée identifié comme l’adjudant-chef Jakrapanth Thomma, a relayé son massacre sur son compte Facebook.

L’assaillant a été tué vers 9 heures du matin dimanche (21 h, HNE, samedi), a déclaré le chef de la division criminelle de la police, Jirabhob Bhuride. Selon un porte-parole de la police, il a été abattu par des commandos d’élite des forces de sécurité au cours d’une opération qui a mobilisé des centaines d’hommes.

« Le bilan officiel est de 20 morts et 42 blessés, dont 9 ont été admis en chirurgie », a déclaré le médecin Narinrat Pitchayakamin.

On ignore toutefois s’il y a davantage de victimes à l’intérieur de ce complexe de plusieurs étages.

Pendant la nuit, des échanges de tirs nourris ont été entendus et des personnes ont été évacuées du bâtiment par petits groupes. Au cours du raid, un policier a été tué.

L’horreur

Plusieurs évacués ont raconté comment une journée ordinaire de magasinage a basculé dans l’horreur.

« C’était comme dans un cauchemar… Je suis heureuse d’être en vie », a déclaré Sottiyanee Unchalee, précisant qu’elle s’est cachée dans les toilettes.

Un secouriste volontaire a décrit un véritable bain de sang. « Je n’ai jamais rien vu de tel », a expliqué Peerapong Chatadee. 

La tuerie a commencé à Nakhon Ratchasima sur une base militaire. Trois personnes y ont été tuées lorsque l’adjudant-chef Jakrapanth Thomma a ouvert le feu, d’abord au domicile d’un officier supérieur, puis dans la caserne.

« Il a volé un véhicule militaire et s’est rendu dans le centre-ville », selon le lieutenant-colonel Mongkol Kuptasiri.

Là, le meurtrier s’est introduit dans le centre commercial et a ouvert le feu au hasard sur les clients avec des armes dérobées dans l’arsenal de la base, provoquant un carnage.

Les motivations du tueur restent inconnues. 

— Agence France-Presse 

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