CHINE

« Les centres de formation […] sont en fait des internats ou des campus d’éducation, pas des camps comme l’affirment quelques personnes mal intentionnées. »

— Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Le Yucheng, qui a défendu hier à l’ONU sa politique au Xinjiang, où vivent les Ouïghours musulmans turcophones. (AFP)

Occupation en Crimée

Le Canada impose d’autres sanctions contre la Russie

Le Canada restreint les finances de 129 autres personnes, entreprises et organisations de la Russie en raison de son traitement de l’Ukraine. La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a annoncé hier de nouvelles sanctions pour répondre à l’occupation russe en Crimée et aux arrestations de marins ukrainiens par les autorités russes dans la mer Noire en novembre. « Le Canada et ses alliés accordent leur appui indéfectible à l’Ukraine, à sa souveraineté et à son intégrité territoriale. Les provocations de la Russie dans le détroit de Kertch, ainsi que l’invasion illégale et l’occupation continue de la Crimée, ne resteront pas impunies », a déclaré la ministre Freeland dans un communiqué. Les sanctions touchent notamment l’ancien vice-premier ministre et président actuel d’une compagnie pétrolière de l’État russe, Igor Setchine, et Vladimir Iakounine, ancien président de la compagnie des chemins de fer russes. — La Presse canadienne

négociations sur le désarmement nucléaire

Pyongyang menace de se retirer, Washington veut continuer

Les États-Unis se sont efforcés hier de minimiser la menace nord-coréenne de suspension des négociations sur le désarmement nucléaire, l’un des dossiers fétiches de Donald Trump, déjà mis à mal par l’échec de son dernier sommet avec Kim Jong-un. « Cette administration souhaite continuer ces discussions », « nous avons bon espoir de pouvoir continuer à discuter, à négocier », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, à Washington. Hier, la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son-hui a déclaré à des journalistes et des diplomates étrangers à Pyongyang que la Corée du Nord n’avait « aucune intention de céder aux demandes des États-Unis, d’aucune manière ». Selon des propos rapportés par l’agence russe TASS, elle a directement accusé Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, d’avoir « fait obstruction » aux « efforts constructifs » de Kim Jong-un et Donald Trump. — Agence France-Presse

ONU

Accord sur une réduction du plastique à usage unique

La communauté internationale s’est engagée hier à « réduire considérablement » les plastiques à usage unique d’ici 2030, une promesse que les défenseurs de l’environnement jugent toutefois insuffisante pour résoudre le problème de la pollution dans le monde.

À l’issue de longues discussions à Nairobi, les 170 pays membres de l’Assemblée de l’ONU pour l’environnement ont conclu un accord en vue de réduire la consommation de sachets, gobelets ou couverts en plastique, qui figurent en bonne place parmi les huit millions de tonnes de plastique qui se retrouvent chaque année dans les océans.

Mais le communiqué final ne fait que deux références au réchauffement climatique et aucune aux énergies fossiles qui l’alimentent, alors que la journée d’hier était marquée par une mobilisation de dizaines de milliers de jeunes partout dans le monde pour agir contre le dérèglement du climat.

Selon ce document, les pays se sont engagés à « s’attaquer aux dégâts provoqués sur nos écosystèmes par l’usage et l’élimination non durables de produits en plastique, notamment en réduisant considérablement les produits en plastique à usage unique d’ici 2030 ».

Pression pour un engagement moins ambitieux

Des sources proches des discussions ont indiqué à l’AFP que plusieurs pays développés, dont les États-Unis, avaient fait pression pour que l’engagement soit moins ambitieux qu’initialement prévu. Au début de la semaine, un communiqué soumis à l’assemblée proposait « de prendre des mesures progressives afin de se débarrasser du plastique à usage unique […] d’ici 2025 ».

« C’est difficile de trouver une solution pour tous les pays membres », a souligné devant la presse Siim Kiisler, président de l’Assemblée de l’ONU pour l’environnement, avant la publication du communiqué final. « L’environnement se trouve à un tournant. Nous n’avons pas besoin de documents verbeux, nous avons besoin d’engagements concrets. »

M. Kiisler a toutefois exprimé sa satisfaction avec la signature du « premier [accord] universel » sur la réduction de l’usage du plastique, dont plus de 300 millions de tonnes sont produites annuellement.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.