L’investisseur avisé

Le dividende de Dorel sous haute surveillance

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

L’entreprise montréalaise Dorel, dont les activités s’étendent des vélos Cannondale, GT et Mongoose aux sièges d’auto pour enfants Cosco et Safety 1st, suscite de l’inquiétude sur Bay Street. Canaccord et la TD ont recommandé cette semaine à leurs clients de vendre leurs actions de Dorel.

Derek Lessard, de la TD, soutient que les flux de trésorerie seront insuffisants pour financer le dividende cette année. De nouveaux investissements sont nécessaires et cela pourrait forcer la direction à réduire le dividende, croit l’analyste. La récente chute du titre pousse l’action à son plus bas niveau depuis 2011 et le rendement du dividende à plus de 6 %. « Le risque lié à ma recommandation de vente est de voir les actionnaires de contrôle décider de vendre l’entreprise. »

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Wall Street en apprendra un peu plus, mercredi, sur le cannabis du producteur Hydropothecary, une entreprise de Gatineau. Les membres de la direction seront à New York le 16 mai pour rencontrer des investisseurs américains dans le cadre d’une journée organisée spécialement pour eux. Des présentations sur les produits de l’entreprise, les projets d’expansion et le contrat signé avec la SAQ sont au programme.

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C’est le bon moment pour acheter des actions de Savaria, selon Frédéric Tremblay, de Desjardins. Cet analyste a publié, vendredi, une note coiffée du titre « C’est le temps d’acheter » pour les investisseurs et pour l’entreprise de Laval spécialisée dans l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, dont la croissance s’appuie notamment sur les acquisitions. « Le récent repli boursier offre une occasion de se positionner avant des acquisitions potentielles et ce qui se dessine pour être une solide deuxième moitié d’année. »

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La société pharmaceutique montréalaise Thérapeutique Knight a présenté cette semaine des résultats de début d’exercice relativement conformes aux attentes. Les résultats financiers ont cependant peu d’importance, étant donné que les activités sont encore à un stade précoce, selon Doug Miehm, de RBC. À ses yeux, les progrès réalisés dans le développement des affaires ont bien plus d’importance. Cet analyste continue de recommander l’achat de l’action aux investisseurs ayant un horizon de placement à long terme.

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La descente boursière de TSO3 s’est poursuivie cette semaine dans la foulée de la présentation de résultats financiers jugés plutôt faibles. Une éventuelle crise de liquidités au sein de cette entreprise de Québec spécialisée dans la stérilisation d’instruments médicaux semble de plus en plus inquiéter les investisseurs.

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« Les investisseurs semblent moins complaisants, mais en raison des doutes entourant le cycle économique, ils cherchent toujours leurs repères et sont plus sensibles aux développements économiques et politiques, dont la hausse possible des coûts d’emprunt, les attentes de bénéfices des entreprises, les incertitudes géopolitiques et les tensions commerciales », souligne Fiera Capital dans un commentaire publié la semaine dernière.

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Maintenant que l’acquisition de Jean Coutu par Metro est achevée, l’analyste Michael Van Aelst, de la TD, relance sa couverture de l’épicier montréalais. Il aime la transaction, mais pas le prix payé (14 fois le bénéfice brut, alors que Loblaw avait payé 11 fois pour Pharmaprix). Il ne recommande donc pas l’achat de Metro. « Les évaluations dans le secteur de la consommation de base ont reculé alors que les taux montent, et Metro se négocie à prime par rapport aux comparables. Pour que l’action devienne un achat, il faudrait une croissance minimum de 15 % des profits par action, de l’espace pour une appréciation des multiples d’évaluation ou une combinaison de ces deux éléments. Dans le contexte actuel, c’est irréaliste. »

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