Hydro-Québec

Le Nouveau-Brunswick paiera 5 cents le kilowattheure

Le contrat de vente conclu par Hydro-Québec avec le Nouveau-Brunswick prévoit un prix de l’électricité qui variera dans le temps avec la valeur marchande de la Nouvelle-Angleterre, additionné d’une prime. Le prix de départ de ce contrat d’une durée de 20 ans est de 5 cents le kilowattheure, selon un calcul préliminaire.

Pour la société d’État, ce sont des revenus supplémentaires de 100 millions par année, a indiqué son président-directeur général, Éric Martel, lors de l’annonce de l’entente avec le Nouveau-Brunswick. Ce sera probablement plus, soit 125 millions par année, a précisé après coup Hydro-Québec.

Énergie NB, la société d’État du Nouveau-Brunswick, achètera 47 térawattheures d’électricité québécoise pendant la durée du contrat ou 2,5 térawattheures (ou milliards de kilowattheures [kWh]) par année. Si les revenus annuels atteignent 125 millions, ça donne un prix de départ de 5 cents le kilowattheure.

« Il s’agit d’un prix avantageux pour les deux parties », a dit Maxence Huard-Lefebvre, porte-parole d’Hydro-Québec.

« Le prix de vente par kilowattheure est basé sur le prix spot du marché de la Nouvelle-Angleterre, auquel s’ajoute une prime selon le moment où la demande d’achat nous est soumise. Cette prime a été fixée de manière à être mutuellement avantageuse pour les deux parties, en comparaison à si Énergie NB achetait aux États-Unis et si Hydro-Québec vendait aux États-Unis. »

Ce prix de départ de 5 cents n’est pas le prix que paiera le consommateur d’électricité du Nouveau-Brunswick. Il s’agit d’un prix de gros, auquel d’autres coûts doivent être ajoutés, notamment les coûts de distribution.

Les clients d’Énergie NB paient actuellement 11,18 cents le kilowattheure (plus une redevance d’abonnement). L’entente avec Hydro-Québec ne fera pas baisser ce tarif, mais permettra de limiter les hausses futures, a indiqué Gaëtan Thomas, PDG d’Énergie NB.

Un calcul différent

Le contrat à long terme conclu avec le Nouveau-Brunswick est différent de celui signé avec l’État du Massachusetts, qui porte sur une quantité plus importante d’énergie, soit 9,45 térawattheures par année.

Il s’agit d’un contrat à prix fixe, établi à 4,8 cents US pour l’électricité et 1,1 cent US pour le transport, pour un prix de gros total de 5,9 cents le kilowattheure. Les consommateurs de Boston, à qui est destinée cette énergie, paient plus de 30 cents US le kilowattheure.

Hydro-Québec a obtenu un prix de plus ou moins 4 cents (en dollars canadiens) le kilowattheure pour ses exportations en vrac sur le marché de la Nouvelle-Angleterre en 2019.

Immobilier

La famille Saputo ajoute un gratte-ciel à son portefeuille

Groupe Petra et MACH acquièrent le 1100, René-Lévesque Ouest au centre-ville de Montréal. Petra a Jolina, le holding familial des Saputo, comme deuxième actionnaire en importance. Le groupe a longtemps été dirigé par Giuseppe Borsellino, beau-frère de Lino père.

« Cette acquisition consolide la position de Groupe Petra en tant que leader dans le marché immobilier commercial montréalais. L’addition de ce remarquable actif au sein de notre portefeuille renforc[e] le partenariat stratégique qui nous lie déjà avec Vincent Chiara de MACH », affirme dans un communiqué Patrice Bourbonnais, président et chef de l’exploitation de Groupe Petra.

Le prix payé n’a pas été divulgué.

Au centre-ville, le duo Petra/Mach détient déjà la Place Victoria, la tour CIBC et des participations dans l’immeuble Sun Life.

Le 1100, boulevard René-Lévesque compte plus de 560 000 pi² de locaux commerciaux, loge des locataires tels que BCF Avocats d’affaires, SCHL, ADP Canada et TC Transcontinental.

Groupe Petra assumera la gestion et la location de cet immeuble.

Les nouveaux propriétaires

Le portefeuille de Groupe Petra compte plus de 9,5 millions de pieds carrés de superficie locative dans 55 propriétés réparties dans la région de Montréal, à Québec et dans la région de Toronto.

De son côté, MACH est l’un des plus grands propriétaires et promoteurs immobiliers privés du Canada. L’entreprise possède plus de 150 immeubles et gère plus de 30 millions de pieds carrés de propriétés commerciales, industrielles ou résidentielles au Québec.

En septembre dernier, La Presse avait rapporté que la tour de 27 étages hors sol construite en 1986 était à vendre. L’immeuble a porté le nom d’Édifice La Laurentienne dans le passé.

Ses propriétaires sont Desjardins et Oxford.

En 2019, l’immeuble voisin du 1250, René-Lévesque a été vendu pour 605 millions.

Entreprises

Investissements en vue dans les PME du Québec

Le contexte économique inquiète les propriétaires de PME, mais ils ont quand même l’intention de continuer d’investir en 2020, surtout au Québec et en Ontario.

« Les exportateurs sont plus optimistes que tous les autres », souligne Pierre Cléroux, vice-président et économiste en chef de la Banque de développement du Canada (BDC), qui publie ce mercredi les résultats d’une enquête sur les intentions d’investissement des PME.

Ce coup de sonde, qui en est à sa quatrième édition, indique que les entrepreneurs du Québec et de l’Ontario sont les plus optimistes au pays sur ce qui attend leurs entreprises dans les prochains mois. De plus en plus, ils veulent investir dans la technologie et la formation de la main-d’œuvre. « C’est une façon de réagir à la rareté de la main-d’œuvre, qui limite les perspectives des entreprises, surtout au Québec où c’est la limite numéro un », explique l’économiste.

C’est dans les secteurs de la fabrication, de la technologie et des services que les intentions d’investir sont les plus fortes. « Même s’ils jugent la conjoncture inquiétante, les entrepreneurs disent qu’ils ne peuvent pas répondre à la demande et qu’ils doivent investir pour pouvoir le faire », précise Pierre Cléroux.

Conclusions semblables

Les conclusions de l’étude de la BDC sont semblables à celles de la Banque du Canada sur les perspectives des entreprises canadiennes qui a été publiée plus tôt cette semaine. La Banque du Canada interroge un nombre limité de chefs de grandes entreprises tandis que la BDC sonde un millier de propriétaires de PME.

Depuis le sondage de la BDC, qui a eu lieu à l’automne 2019, le Canada, les États-Unis et le Mexique se sont entendus pour renouveler leur accord de libre-échange. En outre, les États-Unis et la Chine sont sur le point de conclure une entente commerciale pour réduire les tarifs que les deux pays se sont imposés mutuellement au cours des derniers mois. « Les résultats seraient probablement meilleurs si le sondage était fait aujourd’hui », reconnaît Pierre Cléroux.

Industrie aéronautique

Les commandes de Boeing dans le rouge

Les commandes d’avions commerciaux de Boeing ont terminé dans le rouge en 2019, une première depuis des décennies, en raison de la crise du 737 MAX, cloué au sol depuis mi-mars après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

Le bilan commercial annuel du constructeur aéronautique américain affiche un déficit de 87 appareils nets, c’est-à-dire qu’il a enregistré davantage d’annulations que d’ordres d’achat, a-t-il indiqué mardi dans un communiqué.

Les chiffres avancés par Boeing tiennent compte d’ajustements comptables, notamment des conversions de commandes 737 MAX en ordres pour d’autres modèles.

Les livraisons, indicateur de la rentabilité dans l’aéronautique, ont chuté, elles, de 53 % sur un an, à 380 avions.

Airbus au premier rang

Comme attendu, le géant de Seattle cède la couronne de premier avionneur mondial à son éternel rival Airbus.

Le constructeur aéronautique européen a, en effet, enregistré l’an dernier des commandes nettes pour 768 appareils et livré 863 avions, en hausse de 8 %, malgré des difficultés de production liées à la montée en cadence de la production de l’A321 ACF, modèle permettant une configuration plus flexible des cabines, mais plus complexe à produire qu’un A320.

C’est la première fois depuis 2012 qu’Airbus livre davantage d’avions commerciaux que Boeing.

Traditionnellement, les compagnies aériennes et les loueurs d’avions paient la totalité du prix de l’avion quand ils en prennent possession.

Des milliards de pertes

L’activité de Boeing est perturbée depuis l’immobilisation au sol du MAX, qui représente un peu plus de 80 % du carnet de commandes au 31 décembre.

Le groupe en a suspendu les livraisons au printemps et la production depuis le 1er janvier. Cette crise lui a déjà coûté 9,2 milliards de dollars et une nouvelle estimation de la facture est attendue lors de la publication des résultats du quatrième trimestre, prévue le 29 janvier.

Il s’est également doté d’un nouveau directeur général, David Calhoun, qui a pris ses fonctions lundi, remplaçant Dennis Muilenburg, limogé le 23 décembre après une détérioration des relations avec les autorités américaines.

Boeing travaille actuellement à un correctif du logiciel anti-décrochage MCAS, mis en cause dans les deux tragédies, et a fini par recommander la formation des pilotes sur simulateur, après des années de résistance.

Il doit aussi redorer son image, ternie par la divulgation de messages embarrassants d’employés moquant les régulateurs, les compagnies aériennes et leurs propres collègues ingénieurs.

American Airlines repousse encore ses vols

Autre tuile pour Boeing, American Airlines a annoncé mardi qu’elle repoussait au 4 juin la date d’une éventuelle remise en service de ses Boeing 737 MAX, emboîtant ainsi le pas à sa concurrente United Airlines.

L’entreprise, qui souligne dans un communiqué être « en contact continu » avec l’Agence américaine de l’aviation (FAA), le ministère des Transports et Boeing, explique avoir pris sa décision « au vu des dernières indications ».

American Airlines a déjà repoussé plusieurs fois la date à laquelle elle pensait pouvoir réintégrer l’appareil dans son programme de vols, et espérait aux dernières nouvelles pouvoir réutiliser les 737 MAX de sa flotte à partir d’avril.

La Chine ne manipule plus le billet vert, estime Washington

Les États-Unis ne considèrent plus que la Chine manipule sa monnaie et ont retiré ce pays de leur liste noire, mais maintiennent leur surveillance, à quelques heures de la signature attendue d’un accord commercial partiel entre les deux premières économies mondiales. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a salué lundi les « engagements contraignants » pris par la Chine, qui seront gravés dans le marbre du traité qui doit être signé entre les deux pays ce mercredi à Washington. Le 5 août, le président Trump avait accusé la Chine, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, d’avoir laissé chuter le yuan face au dollar, pour s’arroger un avantage indu en rendant ses produits moins chers à l’exportation. — Agence France-Presse

La plus faible croissance chinoise depuis 30 ans

La Chine devrait annoncer vendredi son plus faible taux de croissance annuelle depuis 1990, après une année marquée par la guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump. Un groupe de 14 experts interrogés par l’AFP table en moyenne pour 2019 sur une croissance de 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale, en net repli par rapport aux 6,6 % enregistrés en 2018. L’écrasement des manifestations de Tiananmen en juin 1989 avait donné un coup de frein au développement du pays avec 3,9 % de croissance. La Chine avait ensuite repris sa croissance effrénée, pour culminer à 14,2 % en 2007, à la veille des Jeux olympiques de Pékin l’année suivante.

— Agence France-Presse

L’excédent commercial avec les États-Unis a fondu

La Chine a annoncé mardi que son excédent commercial vis-à-vis des États-Unis, objet de vives tensions bilatérales, avait chuté en 2019 (- 8,5 %), dans un contexte de guerre commerciale. Donald Trump avait déclenché les hostilités en 2018 avec notamment pour objectif de rééquilibrer le commerce bilatéral, provoquant des représailles de Pékin et l’inquiétude des marchés mondiaux. En 2019, des marchandises chinoises d’un montant de 418,5 milliards de dollars (- 12,5 %) ont traversé la frontière américaine, contre 122,7 milliards (- 20,9 %) dans l’autre sens, selon l’Administration chinoise des douanes. L’excédent commercial de la Chine vis-à-vis des États-Unis s’est ainsi établi à 295,8 milliards de dollars, contre 323 milliards l’année précédente. — Agence France-Presse

Les tarifs douaniers sur les importations de Chine seront maintenus

Les États-Unis vont maintenir à l’avenir les tarifs douaniers sur les importations venues de Chine déjà en place, a annoncé mardi l’administration Trump. « Il n’y a pas d’accord sur une diminution à venir des droits de douane. Toute rumeur affirmant le contraire est totalement erronée », ont indiqué les services du Trésor et du représentant américain au Commerce dans un communiqué commun. Washington et Pékin vont signer un accord commercial ce mercredi qui mettra fin à un bras de fer entamé il y a près de deux ans à coup de droits de douane punitifs. Selon l’agence d’information économique Bloomberg, les tarifs douaniers américains sur les biens chinois resteront en place au moins jusqu’à l’élection présidentielle de novembre 2020. Pékin exigeait que Washington supprime tout ou partie des droits de douane additionnels sur les importations en provenance de Chine. Selon les termes de l’accord dévoilés en partie en décembre par Washington, les tarifs douaniers de 25 % portant sur l’équivalent de 250 milliards de dollars US de marchandises chinoises resteront en place. — Agence France-Presse

Précision

Train de vie

Une imprécision s’est glissée dans la rubrique de finances personnelles « Train de vie » publiée le dimanche 12 janvier, sous le titre « Comment financer un grand voyage familial ? » Dans les recommandations concernant le Régime enregistré d’épargne études des enfants, qui serait à renflouer en priorité au retour du voyage familial, il aurait fallu lire que le montant de 36 000 $ concernait le total estimé des cotisations qui seraient à faire en optimisation fiscale durant les années avant le 18e anniversaire des enfants, et non pas 36 000 $ par an, tel que publié. Nos excuses.

— La Presse

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