Musique

Mort du grand chef d’orchestre Mariss Jansons

Célébré comme l’un des chefs d’orchestre les plus talentueux au monde, le Letton Mariss Jansons s’est éteint à l’âge de 76 ans à Saint-Pétersbourg, en Russie, après une carrière qui l’a amené à diriger les formations les plus prestigieuses en Europe et aux États-Unis. Selon des proches du maestro, cités par des médias russes, Jansons a succombé dans la nuit de samedi à dimanche à une insuffisance cardiaque. L’annonce de sa mort a suscité une pluie d’hommages. L’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, dont il était le chef attitré depuis 2003, a salué « un grand artiste et une personnalité exceptionnelle » par sa « précision au pupitre et son approche humaine des musiciens », selon l’intendant Ulrich Wilhelm. Chef invité très prisé, Mariss Jansons a collaboré avec presque tous les grands orchestres du monde ; il a été à l’affiche des principaux festivals et avait même joué au Vatican devant le pape Benoît XVI. — Agence France-Presse

Tout le monde en parle

Sexe et confidences

Diane avait sorti le champagne pour cette dernière de l’année de Tout le monde en parle. Une émission intéressante d’un bout à l’autre, où on a parlé autrement de prostitution et plus largement de sexualité, d’adoptions heureuses et de… pannes de métro !

À l’approche des Fêtes, on a aussi traité de partage et de gaspillage, en admiration devant le travail colossal de Jean-François Archambault, directeur général et fondateur de la Tablée des chefs. Depuis sa fondation en 2011, l’organisme a servi 3 millions de repas à des personnes dans le besoin, dont plusieurs proviennent des loges corporatives du Centre Bell, notamment. Mais l’œuvre de M. Archambault va bien au-delà, effectuant aussi un travail d’éducation, notamment par la brigade culinaire qui initie les écoliers à la saine alimentation. M. Archambault, qui rappelle que 47 % du gaspillage provient de nos demeures, vilipende les entreprises de boîtes prêtes à cuisiner « qui utilisent le gaspillage alimentaire comme stratégie de marketing », dit-il. Montréal se donne quelques années pour obliger les gens de la restauration et des épiceries à donner et non à jeter leurs denrées alimentaires, le temps de mettre en place une infrastructure communautaire prête à les distribuer. Un exemple que devraient suivre d’autres villes au Québec.

C’est sautillante que Julie Snyder, l’ancienne démone de Radio-Canada, a surgi sur le plateau, aux côtés de son complice de longue date, Stéphane Laporte. Avant le début de La semaine des 4 Julie en janvier à V, il a beaucoup été question de leur ancienne vie à TVA, notamment du renvoi de Laporte de La voix, qui attirait pourtant 2 millions de fidèles. « Normalement, tu te fais dire merci, tu te fais pas remercier », a commenté le concepteur, sans une once d’incompréhension de ce qui s’était passé. « TVA connaît les raisons. » La question qui tue : qui animera Star Académie, de retour à TVA ? « T’attends le téléphone », a lancé Stéphane à Julie. « Je vais garder mon droit au silence pour l’instant », a conclu celle-ci. La carte du fou du roi : « Pour votre nouveau talk-show, on vous souhaite beaucoup d’invités “A”, et comme il faut rêver, on vous souhaite même des invités “TVA”. »

De sexe, il a été beaucoup question. Tout d’abord avec Mélanie Couture, qui dit sur scène tout ce qui ne se dit pas en public. « Il y a un malaise à défaire », se dit l’humoriste et ancienne sexologue, qui parle très crûment de sexualité dans son premier spectacle solo, Pure Couture, qu’elle déconseille aux 16 ans et moins. Celle qui a œuvré durant cinq ans auprès de femmes victimes de violence conjugale a aussi écrit le roman 21 amants : sans remords ni regrets, devenu best-seller, une réponse à Fifty Shades of Grey, sur sa période la plus olé olé, qu’elle assume pleinement.

Avec Emma Becker, la conversation a bifurqué vers la prostitution, sujet de son troisième roman, La maison, pour lequel elle s’est elle-même prostituée durant deux ans. « J’avais très envie de savoir qui étaient ces femmes », affirme la romancière française, qui situe son histoire dans deux maisons closes de Berlin. Alors qu’on la dépeint la plupart du temps comme un hobby malsain et honteux, Mme Becker a plutôt choisi de prendre la prostitution sous l’angle du véritable boulot rémunéré, dans le but de « remettre ces femmes dans des positions d’êtres humains », plutôt que d’en faire des cinglées et des nymphomanes. La discussion a donné lieu à un débat intéressant et trop rare sur le sujet, quand Julie Snyder a confié son malaise à ce qu’Emma Becker compare la prostitution au travail à l’usine.

On a beaucoup parlé de transport collectif avec Valérie Plante, qui n’a rien perdu de son sourire après deux ans de mandat. « Je sais où je m’en vais », affirme la mairesse de Montréal, que l’animateur a renommée « la femme de six milliards de dollars ». Mme Plante attribue l’abondance des pannes de métro à des erreurs humaines, comme ces gens qui échappent leur téléphone sur la voie. « Y’a juste la ligne rose qui n’arrête jamais », a blagué Guy A. Écoute-t-elle à la radio son ancien collègue Luc Ferrandez, qui s’est montré critique à son endroit récemment ? « J’écoute du reggae et je travaille », a-t-elle répondu. Valérie Plante se défend bien de jeter l’argent des contribuables par les fenêtres. « Je ne suis pas dépensière, je suis stratégique », dit-elle, faisant référence aux nouveaux montants qu’elle a réussi à obtenir du gouvernement provincial. Quand on lui demande si Denis Coderre s’aventure dans ses plates-bandes, elle répond : « Y’est pas dans ma talle, c’est moi la mairesse ! »

On parle rarement d’adoption comme en a parlé la lumineuse Elisapie. Sa mère naturelle l’a donnée en adoption, tel un cadeau, à un couple qui l’a élevée dans la liberté, une vie qu’elle ne voudrait changer pour rien au monde. Les puissantes chansons de son album The Ballad of the Runaway Girl sont nées après une dépression qui l’a ramenée là d’où elle vient, au Nunavik. Des vertiges émotionnels causés par ce lourd bagage que porte collectivement son peuple sur les épaules. Elle parle du même coup de communautés à découvrir, extrêmement généreuses, qu’il faudrait voir davantage dans nos écrans. À Dany, Elisapie a rédigé une carte rigolote en inuktitut, qui se traduisait par ceci : « Je m’appelle Dany… je vais prendre la place de Guy A. ! » 

Tout le monde en parle sera de retour le dimanche 19 janvier 2020 sur ICI Télé.

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