Football Demi-finale de l’Est

Place à l’action !

C’est André Bolduc qui a le mieux résumé la situation, samedi après-midi : « Le pain est dans le four ! », s’est exclamé l’entraîneur des demis offensifs des Alouettes au sujet de la demi-finale de l’Est, qui sera disputée dimanche, à 13 h, au stade Percival-Molson. Vingt-quatre heures avant leur duel, les Alouettes et les Eskimos d’Edmonton ont rencontré les médias une dernière fois au Stade olympique.

SANS POSEY

Somme toute, les Alouettes forment une équipe en santé à l’heure actuelle. Ils devront toutefois vaincre les Eskimos sans l’un de leurs meilleurs receveurs. Incommodé par une blessure à une cuisse, DeVier Posey s’est entraîné avec l’équipe au cours des derniers jours, mais ratera finalement un troisième match de suite. « On voulait voir s’il était en mesure de jouer, mais il n’est pas encore tout à fait prêt à le faire », a indiqué Khari Jones. « DeVier a été très bon lorsqu’il a joué cette saison, alors c’est décevant. Mais on a bien su composer avec les blessures tout au long de la saison. » Très bon la semaine dernière à Ottawa, Dante Absher remplacera Posey dans la formation partante.

LE MONSTRE À DEUX TÊTES

Sans DeVier Posey, Vernon Adams fils et le jeu aérien des Alouettes devront compter sur trois receveurs qui ont peu d’expérience dans la LCF, soit Jake Wieneke, Quan Bray et Dante Absher. Il fait donc peu de doute que les porteurs de ballon William Stanback et Jeremiah Johnson joueront un rôle important. « Il faudra arrêter leur monstre à deux têtes [Stanback et Johnson], de même que Vernon, qui est aussi bon que n’importe quel autre quart-arrière, tant par la passe qu’au sol », a estimé le pilote des Eskimos, Jason Maas.

FRAPPER HARRIS

Lorsque les Eskimos seront en attaque, l’une des missions des Alouettes sera de déranger Trevor Harris du mieux qu’ils le pourront. Au fil des ans, c’est lorsqu’il a été frappé par l’adversaire que le quart-arrière a connu des difficultés. « On ne veut pas qu’il soit à l’aise. Lorsqu’il l’est, il est dangereux. Il lance le ballon rapidement et précisément là où il le souhaite la majorité du temps. On devra donc casser son rythme et le frapper, tout en respectant les règles, évidemment », a indiqué Khari Jones. « On a notre plan de match et ils ont le leur. On sait qu’ils auront beaucoup d’énergie et qu’ils seront robustes », a de son côté dit Harris, qui semblait plutôt détendu, samedi après-midi.

KNAPTON EN RENFORT

Arrivé à Montréal en début de semaine, Gabriel Knapton est très heureux de s’être joint aux Alouettes pour la troisième fois de sa carrière. L’ailier défensif devrait obtenir du temps de jeu en défense derrière les partants John Bowman et Antonio Simmons. « Ça faisait un mois ou deux que les Alouettes communiquaient avec moi, puis Éric Deslauriers [coordonnateur du personnel des joueurs] m’a téléphoné, lundi, pour me demander si j’acceptais de me joindre à l’équipe et si je pouvais prendre un vol le jour même », a raconté Knapton, qui habite au Colorado. « Je veux aider cette équipe à remporter un championnat. » Knapton avait participé aux éliminatoires à sa première saison en 2014.

PREMIÈRE POUR BETTS

Choix de premier tour des Eskimos en mai dernier, Mathieu Betts est arrivé à Edmonton après avoir été libéré par les Bears de Chicago, il y a quelques mois. Le Montréalais affrontera les Alouettes pour la toute première fois de sa carrière, dimanche. « C’est certain que l’objectif ne change pas pour moi. Il s’agit de contribuer au meilleur de mes capacités pour aider l’équipe à avoir du succès, que ce soit sur les unités spéciales ou dans la rotation en défense », a expliqué l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval. Betts a joué six matchs dans l’uniforme des Eskimos et a récolté un sac à chacun de ses deux premiers.

FÉBRILITÉ ET CONFIANCE

L’ambiance était décontractée dans le vestiaire des Alouettes, samedi. « Les joueurs ont tellement une belle énergie en ce moment, c’est un match qui sera plaisant à regarder, je pense. Il y a beaucoup plus d’excitation que de stress. Notre équipe est prête. Le pain est dans le four ! », a lancé André Bolduc. « J’ai hâte d’arriver au stade et de trouver le bon état d’esprit pour jouer. Je pense que tout le monde dans l’équipe est fébrile. Ça va être une méchante belle journée », a quant à lui dit le vétéran Martin Bédard. « Bien des gens pensaient qu’on aurait la pire équipe de la ligue, mais on est dans les séries, et maintenant, tout le monde a peur de nous », a ajouté le spécialiste des longues remises.

Eskimos d’Edmonton c. Alouettes, dimanche (13 h), au stade Percival-Molson (demi-finale de l’Est)

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