Acquisition

Le Brexit aurait aidé Saputo à acheter la britannique Dairy Crest

L’incertitude économique qui persiste au Royaume-Uni en raison du Brexit a probablement aidé Saputo à avaler la britannique Dairy Crest Group, selon le président et chef de la direction de la multinationale québécoise, Lino Saputo Jr. À son avis, ce contexte, combiné à d’autres vents de face qui soufflent sur l’industrie laitière dans le monde, a pesé sur le cours de l’action de cette société, qui est devenue, hier, la plus récente prise de Saputo. L’homme d’affaires faisait le point sur cette transaction de 1,7 milliard annoncée en février et confirmée hier permettant à Saputo de remettre officiellement les pieds en Europe. Fondée en 1981, l’entreprise britannique compte 1100 employés répartis dans sept sites au Royaume-Uni. Elle fabrique et met en marché du fromage, du beurre, de la tartinade et de l’huile, ainsi que des ingrédients laitiers à valeur ajoutée. — La Presse canadienne

Biocarburants

Québec remet 13,5 millions dans Enerkem

Le gouvernement du Québec augmente encore sa mise dans Enerkem, qui peaufine depuis longtemps un projet de production de biocarburant à partir de déchets à Varennes.

La nouvelle mise de fonds de 13,5 millions de dollars prendra la forme d’une souscription à une émission de valeurs mobilières dans Enerkem inc., selon les informations publiées dans la Gazette officielle.

Dans le même document, le gouvernement réitère sa décision de 2017 d’investir 20 millions dans le projet de Varennes, annoncé en grande pompe il y a déjà sept ans, mais pas encore concrétisé.

« Le projet avance, mais nous ne sommes pas en mesure de confirmer une date », a indiqué hier une porte-parole d’Enerkem.

Il n’a pas été possible d’obtenir plus de précisions sur le total de fonds publics déjà investis dans Enerkem. Investissement Québec a renvoyé les questions au ministère de l’Économie et de l’Innovation, dont le porte-parole a répondu ceci : « Le gouvernement du Québec, avec ses partenaires financiers et stratégiques, appuie Enerkem dans la poursuite de ses activités de production de méthanol et d’éthanol cellulosique. »

D’autres investisseurs ?

Il n’a pas été possible non plus de savoir si le projet de recapitalisation d’Enerkem, auquel le gouvernement participe, implique d’autres investisseurs. « De plus, le siège social, la propriété intellectuelle et l’expertise dans ce domaine demeureront au Québec », indique le porte-parole du ministre Pierre Fitzgibbon.

Enerkem a mis au point une technologie pour transformer les matières résiduelles non recyclables en méthanol et en éthanol. L’entreprise projette de construire des installations de production partout dans le monde, mais une seule est actuellement en activité, à Edmonton, en Alberta.

Depuis ses débuts, il y a presque 20 ans, Enerkem a réussi à récolter des centaines de millions de dollars en capital de risque.

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