Nouveau spectre sans fil

Des enchères qui rapportent 3,5 milliards à Ottawa

Le gouvernement canadien a récolté un total de 3,47 milliards auprès des fournisseurs de services sans fil après la mise aux enchères du spectre de la bande de 600 mégahertz. Rogers a remporté le gros lot avec 52 licences partout au pays pour 1,7 milliard. Telus a gagné 12 licences pour 931 millions. BCE est sortie bredouille du processus. Près de la moitié du spectre disponible était réservé aux fournisseurs régionaux. Vidéotron a acquis 10 licences pour 256 millions. Les bandes de basses fréquences, comme la bande de 600 MHz, se propagent sur de longues distances et traversent plus facilement les bâtiments, ce qui les rend idéales pour les services sans fil de prochaine génération, tant en ville que dans les milieux ruraux.

— La Presse canadienne

La demande ne dérougit pas pour le Sud

La pluie, la neige, le froid. Le printemps qui tarde à s’installer est venu à bout de la patience de plusieurs Québécois qui ont décidé à la dernière minute de s’envoler vers le Sud.

Ainsi, pour le mois d’avril, les ventes de séjours à l’ombre des palmiers ont augmenté par rapport à la même période l’an dernier.

Les agences de voyages et les voyagistes joints par La Presse ont tous noté une hausse de la demande pour des voyages qui n’étaient au départ pas prévus, en raison du mauvais temps.

« Les gens sont tannés de l’hiver », lance d’emblée Moscou Côté, directeur général de Voyages Constellation. S’il compare avec l’année précédente, les ventes pour des voyages vers le Sud ont augmenté de 5 % à 10 % en avril cette année.

Du côté de CAA-Québec, cette hausse atteint 12 %. Cuba, le Mexique et la République dominicaine comptent parmi les destinations les plus populaires.

Fait assez rare, certains vols en mai vers le Sud affichent déjà complet. 

« C’est inhabituel de voir ça en mai, un mois avant le départ. »

— Moscou Côté, directeur général de Voyages Constellation

Et visiblement, les gens impatients ne sont pas prêts à attendre des baisses de prix. « Les gens ne croient plus au printemps, indique pour sa part André Desmarais, président de la section Québec de l’Association canadienne des agences de voyages (ACTA), également propriétaire de l’agence Aéroport Voyage. On a beaucoup de demandes pour partir maintenant. Les prix sont élevés et les gens partent pareil. » 

Habituellement, la haute saison s’étend de janvier jusqu’à Pâques. Généralement, explique M. Desmarais, beaucoup de personnes achètent leur forfait après le congé pascal en espérant dénicher de meilleures aubaines.

De bonnes affaires en hiver

Par ailleurs, il n’y a pas que le mois d’avril qui permet aux voyagistes de faire de bonnes affaires. L’hiver, marqué par des froids sibériens et de la pluie verglaçante, a également incité un plus grand nombre de Québécois à boucler leurs valises pour se retrouver les deux pieds dans le sable, soulignent les spécialistes du voyage interrogés.

Par exemple, entre octobre et janvier, Air Transat a noté une hausse de 3,5 % des voyageurs.

Chez Sunwing, on indique également ne pas avoir noté de ralentissement depuis novembre.

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