Mer d’Arabie

Le Pentagone dénonce l’approche « agressive » d’un navire russe

Un navire de guerre américain a évité de justesse une collision avec un bâtiment russe en mer d’Arabie lorsque celui-ci s’est approché de façon « agressive » du bateau américain, a annoncé vendredi la US Navy. Le destroyer USS Farragut, qui appartient au groupe aéroporté de l’USS Abraham Lincoln, menait jeudi une patrouille de routine dans le nord de la mer d’Arabie lorsqu’il a été approché de très près par un navire de guerre russe, a indiqué la 5e Flotte américaine dans un communiqué. Le USS Farragut a dû sonner cinq coups de sirène, le signal international maritime d’alerte, pour que le navire russe, qui s’était approché de très près, modifie sa trajectoire, précise le communiqué. La 5e Flotte de l’US Navy, qui couvre le Golfe, la mer Rouge, la mer d’Arabie et une partie de l’océan Indien, a publié sur Twitter une vidéo impressionnante de l’incident. On y voit le navire russe s’approcher rapidement du USS Farragut par l’arrière, au point qu’il semble quasiment le toucher, avant de changer de direction à la dernière seconde. Le ministère de la Défense de Russie a de son côté assuré que les accusations américaines « ne correspondent pas à la réalité ». Selon Moscou, « c’est le destroyer américain qui a violé de manière flagrante, par une manœuvre, toutes les règles internationales visant à éviter les collisions ». — Agence France-Presse

Oman 

Le sultan Qabous s’éteint après un demi-siècle de règne

Le sultan Qabous d’Oman est mort à l’âge de 79 ans après un demi-siècle de règne, a annoncé samedi (heure locale) son cabinet, ce qui ouvre la voie à une période d’incertitude sur sa succession à la tête de ce pays stable et neutre dans un Golfe sous tension. Qabous, qui avait pris le pouvoir à son père lors d’un coup d’État en juillet 1970, souffrait depuis un certain temps d’une maladie qui pourrait selon des diplomates être un cancer du côlon. « C’est avec tristesse […] que le sultanat d’Oman pleure notre sultan Qabous ben Saïd, qui a été rappelé à Dieu vendredi soir », a indiqué sur Twitter le ministère de l’Information en citant un communiqué du cabinet royal. Le Conseil de défense du pays s’est réuni peu après l’annonce de sa mort, a indiqué la télévision d’État omanaise. L’état de santé du sultan Qabous, qui a multiplié les « examens médicaux » en Europe au cours des dernières années, suscitait déjà des inquiétudes sur la stabilité et la position d’Oman, surtout que le nom de son successeur n’était toujours pas connu. — Agence France-Presse 

AMÉRIQUE LATINE

Washington limite les vols entre les États-Unis et Cuba

Le gouvernement américain a annoncé vendredi qu’il limitait drastiquement les vols entre les États-Unis et Cuba, pour réduire les revenus issus du tourisme dont bénéficie l’île communiste. Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a déclaré dans un communiqué que les vols nolisés ne seraient autorisés à se rendre qu’à La Havane, pas dans les autres aéroports du pays, mesure déjà adoptée le 25 octobre pour les vols commerciaux. « Aujourd’hui, à ma demande, le ministère américain des Transports a suspendu jusqu’à nouvel ordre tous les vols nolisés publics entre les États-Unis et les destinations cubaines autres que l’aéroport international de La Havane », a-t-il affirmé. Et les vols à destination de La Havane seront eux-mêmes limités à « un nombre approprié » qu’il n’a pas précisé. Selon Mike Pompeo, cette mesure « va réduire encore davantage la capacité du régime cubain à bénéficier des revenus, qu’il utilise pour financer la répression du peuple cubain et son soutien injustifiable au dictateur Nicolás Maduro, au Venezuela ».

— Agence France-Presse 

États-Unis

Le Texas refuse d’accueillir des réfugiés en 2020 

Le Texas est devenu vendredi le premier État américain à refuser d’accueillir des réfugiés en 2020, dans le cadre de la politique de lutte contre l’immigration du président républicain Donald Trump. Cet État du sud des États-Unis doit concentrer ses financements « sur ceux qui sont déjà là, y compris les réfugiés, les migrants et les sans-abri – en fait, tous les Texans », a indiqué le gouverneur républicain Greg Abbott dans une lettre adressée au département d’État. M. Abbott a expliqué que le Texas, qui a accueilli environ 10 % des réfugiés acceptés aux États-Unis depuis 2010, doit également faire face à « un problème migratoire disproportionné » avec l’arrivée depuis 2018 de plusieurs dizaines de milliers de migrants ayant traversé illégalement la frontière avec le Mexique pour demander l’asile. En septembre, Donald Trump avait annoncé qu’il laissait le choix aux États d’accepter ou non des réfugiés sélectionnés dans le cadre d’un programme fédéral de réinstallation.

— Agence France-Presse 

Chine

L’épidémie de pneumonie fait un premier mort

L’épidémie de pneumonie qui sévit dans le centre de la Chine a fait un premier mort, ont annoncé samedi (heure locale) les autorités sanitaires chinoises, lesquelles surveillent une maladie qui serait causée par un nouveau virus de la même famille que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus dans la grande ville de Wuhan (11 millions d’habitants), une personne est morte, deux ont achevé leur traitement et sept sont toujours dans un état sérieux, a précisé la Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan, où l’épidémie est apparue. Les autorités chinoises avaient indiqué auparavant que 59 personnes étaient touchées par l’épidémie. Celle-ci est apparue fin décembre à Wuhan et a fait craindre initialement une résurgence du SRAS, qui avait tué 349 personnes en Chine continentale et 299 à Hong Kong en 2002-2003. La souche jusqu’ici inconnue est un coronavirus, famille comptant un grand nombre de virus. — Agence France-Presse

Procès en destitution

L’acte d’accusation devrait être envoyé au Sénat « la semaine prochaine » 

La chef des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a donné vendredi le feu vert à l’envoi la semaine prochaine de l’acte d’accusation de Donald Trump au Sénat, essentiel pour l’ouverture de son procès historique en destitution attendu d’ici la fin du mois.

Démocrates et républicains étaient engagés dans un bras de fer depuis la mise en accusation, le 18 décembre, de Donald Trump par la majorité démocrate de la Chambre des représentants pour « abus de pouvoir » et « entrave à la bonne marche du Congrès » dans l’affaire ukrainienne.

Un procès doit désormais être organisé au Sénat, où les républicains sont majoritaires, pour décider ou non de sa destitution. Compte tenu du grand soutien dont il dispose dans ses rangs, Donald Trump devrait être acquitté.

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, a attendu plus de trois semaines avant d’amorcer l’envoi de l’acte d’accusation au Sénat, condition essentielle à l’ouverture du procès. Celui-ci devrait désormais se tenir d’ici la fin du mois, sauf surprise.

Vote en séance plénière

Alors que les républicains criaient au scandale depuis des jours, Mme Pelosi a finalement annoncé, dans une lettre à son groupe parlementaire, avoir demandé au chef démocrate de la commission judiciaire de « se tenir prêt » à organiser un vote en séance plénière « la semaine prochaine ».

Il s’agira d’approuver « une résolution pour nommer des responsables » démocrates chargés d’endosser le rôle de procureurs « et transmettre l’acte d’accusation au Sénat ».

Mme Pelosi rencontrera ses élus mardi afin de débattre sur la façon de « procéder pour la suite ».

Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir abusé de son pouvoir en demandant à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, un rival potentiel à la présidentielle de novembre. Dénonçant une « mascarade », le milliardaire affirme être innocent.

« On se souviendra d’elle comme peut-être la présidente de la Chambre qui a eu le moins de succès de l’histoire américaine ! », a tweeté vendredi Donald Trump.

— Agence France-Presse

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