Sans-fil

Cogeco garde « toutes ses options ouvertes »

Cogeco Communications « garde toutes ses options ouvertes » en ce qui a trait à une éventuelle percée dans le secteur du sans-fil, après avoir obtenu le droit de miser sur certaines enchères de spectre que compte offrir le gouvernement fédéral.

Son président et chef de la direction, Louis Audet, s’est toutefois montré très prudent dans ses commentaires, hier, en répondant aux questions des analystes dans le cadre d’une conférence téléphonique visant à commenter les résultats du deuxième trimestre.

« Il y a plusieurs façons d’entrer dans ce secteur, a dit l’homme d’affaires. En ayant le droit de participer à des enchères, nous gardons toutes nos options ouvertes, ce qui est une bonne décision d’affaires. »

Malgré les nombreuses questions, M. Audet a refusé d’ouvrir davantage son jeu, affirmant que son entreprise pourrait perdre le droit de miser sur le spectre disponible s’il était trop bavard quant à ses intentions.

Dans certains cas, afin de stimuler la concurrence, Ottawa a écarté Rogers, Bell et Telus, les trois principales entreprises de télécommunications au pays qui contrôlent près de 90 % du marché du sans-fil. Les autorités fédérales ont opté pour ce scénario en ce qui a trait aux nouvelles fréquences de 600 MHz.

« Ce que je peux vous dire, toutefois, c’est que notre approche correspond aux signaux que nous envoyons au marché depuis un certain nombre d’années. Nous serions intéressés à ajouter un service de téléphonie mobile à notre offre, mais cela doit être profitable pour nous et doit respecter nos moyens financiers », affirme Louis Audet.

La société québécoise a en outre été qualifiée pour participer aux enchères des bandes de 700 MHz, de 2500 MHz et de 2300 MHz. Elle n’a toutefois pas décidé si elle sollicitera la fréquence de 600 MHz.

Difficultés canadiennes

Au deuxième trimestre terminé le 28 février, la filiale de Cogeco a vu son bénéfice net bondir grâce à un gain de 89 millions découlant de la réforme fiscale américaine qui abaisse à 21 % le taux d’imposition des sociétés.

L’entreprise de télécommunications a engrangé des profits de 138,9 millions, ou 2,79 $ par action, contre 76,7 millions, ou 1,55 $ par action. De leur côté, les revenus ont progressé de 6,8 %, à 599 millions.

Ces résultats sont largement attribuables aux activités américaines de Cogeco Communications, où sa filiale American Broadband a notamment profité de l’ajout des activités de MetroCast et de la hausse de certains tarifs.

Au Canada, les recettes tirées des services à bande large – câblodistribution, téléphonie et internet – ont fléchi de 0,6 %, à 323,85 millions, alors que la féroce concurrence a pesé sur les activités de la société.

Cogeco Communications a perdu 7020 clients du côté de la télévision, a gagné 6880 abonnés du côté de l’internet et a vu son nombre d’usagers de la téléphonie fléchir de 5261 au deuxième trimestre.

« La concurrence a toujours été féroce au Canada, ce n’est pas nouveau, a reconnu M. Audet. Clairement, nous allons devoir changer notre approche en matière de marketing. Nous allons devoir travailler fort lors des prochains trimestres. »

Pour sa part, Cogeco, la société mère, a affiché un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 46 millions, ou 2,81 $ par action, contre 25,9 millions, ou 1,55 $ par action, au deuxième trimestre l’an dernier.

Le chiffre d’affaires a été de 623,2 millions, en progression de 6,3 %.

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