Pologne

« Nous devrons vivre avec le bazar que les précédentes générations ont créé. Nous devrons réparer les dégâts pour elles. Ce n’est pas juste. »

— Greta Thunberg, 15 ans, l’une des participantes de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat en Pologne. Elle est devenue célèbre après avoir commencé à manifester, seule, chaque semaine, devant le parlement de Suède. Et elle promet de continuer jusqu’à ce que son gouvernement respecte les promesses faites à Paris. (AFP)

Royaume-Uni

Les députés se déchaînent contre l’accord de Brexit

Le gouvernement britannique a essuyé hier au Parlement une nouvelle vague de critiques alimentée par la publication de l’avis de son conseiller juridique sur l’accord de Brexit conclu entre Bruxelles et la première ministre Theresa May. Dans ce document, dont les députés ont exigé la publication intégrale, le procureur général souligne que Londres pourrait être « soumis à des cycles de négociations très longs et répétés » pour obtenir un nouvel accord définissant la relation future entre le Royaume-Uni et l’UE. Il prévient que l’alignement réglementaire de la province britannique d’Irlande du Nord sur l’UE afin d’éviter une frontière physique avec la république d’Irlande après le Brexit, prévu pour le 29 mars 2019, pourrait « perdurer indéfiniment » dans l’attente de la conclusion du nouvel accord. Ces dispositions, désignées par le terme de « filet de sécurité », nourrissent le mécontentement des députés eurosceptiques, qui demandent une franche rupture avec l’UE, et du parti nord-irlandais DUP, pourtant allié au gouvernement, qui refuse tout traitement spécifique pour l’Irlande du Nord, y voyant une atteinte à l’intégrité du Royaume-Uni, et juge le texte « inacceptable ». Partisans comme adversaires du Brexit ont ainsi prévenu qu’ils s’opposeraient à l’accord de divorce, qui sera soumis à leur vote le 11 décembre au terme de cinq jours de débats.

— Agence France-Presse

Autriche

Les sacs de plastique bannis à compter de 2020

Pratiquement tous les sacs de plastique seront interdits en Autriche à compter de 2020. Une mesure adoptée hier par le cabinet autrichien interdit tous les sacs qui ne sont pas entièrement biodégradables. Elle interdit également l’ajout de microbilles de plastique aux produits cosmétiques ou de nettoyage, à moins que l’Union européenne ne trouve une solution à ce problème d’ici 2020. Le gouvernement prédit que cette mesure éliminera de 5000 à 7000 tonnes de déchets de plastique annuellement. Il affirme aller encore plus loin que les règles de l’Union européenne. L’Autriche se joint à la France et à l’Italie en interdisant les sacs de plastique qui ne sont pas biodégradables. — Associated Press

Yémen

Les belligérants du conflit négocient en Suède

Des pourparlers cruciaux pour la paix au Yémen s’ouvrent aujourd’hui en Suède, sous l’égide de l’ONU, entre le gouvernement de Sanaa, soutenu par l’Arabie saoudite, et des rebelles appuyés par l’Iran, a annoncé hier le médiateur des Nations unies, le Britannique Martin Griffiths. Ce dernier « souhaite annoncer le redémarrage du processus politique inter-yéménite en Suède [aujourd’hui] », ont fait savoir ses services sur Twitter. La délégation des rebelles est arrivée mardi soir en Suède à bord d’un avion spécial koweïtien transportant également l’émissaire de l’ONU. Les représentants du gouvernement, partis de Riyad, sont quant à eux parvenus hier soir à Stockholm. La guerre dure depuis 2014 au Yémen, où la famine menace une partie de la population. Ces pourparlers sont les premiers depuis 2016. La délégation gouvernementale yéménite, forte de 12 membres, est menée par le ministre des Affaires étrangères Khaled al-Yemani, a précisé une source proche de cette délégation. Elle est « porteuse des espoirs du peuple yéménite », a dit Abdallah Alimi, chef du cabinet du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s’est réfugié en Arabie saoudite après la conquête en 2014 de la capitale yéménite Sanaa par les rebelles houthis. — Agence France-Presse

environnement

Les émissions de CO2 « dérapent », indique un bilan

Le « pic » tant espéré attendra. Les émissions de CO2 des énergies fossiles, première cause du réchauffement mondial, ont connu en 2018 une hausse inédite depuis sept ans, comme un rappel à la réalité pour les États réunis à la COP24 en Pologne. Selon un bilan annuel publié hier en marge de la 24e conférence climat de l’ONU, les émissions de CO2 liées à l’industrie et à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz devraient croître de 2,7 % par rapport à 2017, après une hausse de 1,6 % l’an dernier ayant suivi trois ans quasiment stables. Il faut remonter à 2011 et la sortie de la crise financière de 2008 pour trouver pire taux, dit Glen Peters, climatologue au centre de recherche Cicero (Oslo) et coauteur de l’étude, parue dans la revue Open Access Earth System Science Data. « Les politiques se font distancer par la croissance de l’économie et de l’énergie », souligne-t-il. « On est loin de la trajectoire qui nous permettrait de rester à 1,5 °C ou même 2 °C » de réchauffement, objectifs de l’accord de Paris. « La rhétorique enfle mais l’ambition non, nous avons complètement dérapé ». — Agence France-Presse

Colorado

Un enfant met fin à l’interdiction des batailles de boules de neige

Durant près d’un siècle, la petite ville américaine de Severance, dans le Colorado, a interdit les batailles de boules de neige sur son territoire : Dane Best, un garçon de 9 ans qui voulait s’adonner légalement à ce plaisir hivernal, a convaincu cette semaine son conseil municipal de lever cette mesure. « Les enfants d’aujourd’hui ont besoin de bonnes raisons pour jouer dehors », a notamment plaidé Dane Best devant les élus de Severance, selon des médias locaux. L’ordonnance ratifiée par la municipalité de Severance, à sa fondation en 1920, interdisait tout jet de pierre ou autre « projectile ». Et malheureusement pour les enfants de la ville de 4000 habitants, les boules de neige entraient dans cette catégorie. Le conseil municipal de Severance a officiellement écouté lundi les arguments du garçon et lui a donné gain de cause, en votant à l’unanimité la levée de l’interdiction des boules de neige. Dane Best s’est vu offrir par le maire le « premier lancer de boule de neige légal » de l’histoire de Severance, à la sortie de l’hôtel de ville.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

Facebook accusée de divulguer des données d’utilisateurs

Une commission parlementaire britannique a accusé hier Facebook de divulguer des données personnelles d’utilisateurs à certaines entreprises, dont la Banque Royale du Canada, avec plus de 200 pages de courriels internes au géant américain à l’appui.

Facebook s’est défendue de toute irrégularité.

« La publication de ces documents est dans l’intérêt du public », a tweeté Damian Collins, président de la Commission sur le numérique, la culture et les médias (DCMSC) de la Chambre des communes.

« Ils soulèvent des questions importantes sur la manière dont Facebook gère les données de ses utilisateurs, sur leurs politiques en matière de collaboration avec des développeurs d’applications et sur la manière dont ils exercent leur position dominante sur le marché des réseaux sociaux », a-t-il ajouté.

Déjà dans le viseur

Facebook est depuis plusieurs mois dans le viseur de cette commission dans le cadre d’une enquête sur le phénomène des « fake news ».

La semaine dernière, le président de la Commission avait demandé à un responsable du réseau social d’expliquer le contenu de courriels internes de Facebook saisis au sein de l’entreprise américaine Six4Three, provenant à l’origine d’une plainte aux États-Unis et obtenus en vertu d’une procédure parlementaire rarement utilisée.

Dans un résumé de cette liasse de 250 pages, qui inclut des courriels envoyés par le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, Damian Collins soulève plusieurs « problèmes clés ».

Il affirme que Facebook a noué des accords avec certaines entreprises, dont AirBnB, la Banque Royale et Netflix, pour leur permettre « un accès total aux données des amis des utilisateurs » du réseau social, bien que le géant américain ait annoncé en 2015 mettre fin à ces accès.

D’après plusieurs courriels datant de 2013, l’idée était, dans le cas de la Banque Royale, de permettre à celle-ci de développer une application qui permettrait à ses clients de réaliser des transferts d’argent via Facebook Messenger. Dans un communiqué diffusé hier, la Banque Royale a indiqué que le service avait été lancé en décembre 2013 et qu’elle avait appris les changements réalisés par Facebook dans les accès deux ans plus tard, date à partir de laquelle elle avait commencé à cesser progressivement ce service. La Banque a également assuré n’avoir jamais compromis la confidentialité des données ou transactions de ses clients.

Facebook se défend

Facebook «n’a jamais vendu les données des gens» et les documents publiés mercredi «sont présentés de manière très trompeuse sans ajouter de contexte», a déclaré un porte-parole de Facebook contacté par l’AFP.

Ce porte-parole a rappelé les changements effectués par le réseau social en 2014 et 2015 pour empêcher le partage de données d’amis d’utilisateurs avec les développeurs d’applications.

«Nous n’avons jamais vendu les données de quiconque», a insisté Mark Zuckerberg, dans un long message sur sa page Facebook.

— D’après Agence France-Presse

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