Voyage Québec

Sur un arbre perché

C’est comme un château, avec sa tourelle et sa passerelle suspendue, mais un tout petit château qui peut abriter deux personnes qui s’aiment bien. Et un enfant.

Le joli refuge en bois, perché au-dessus du sol, fait partie d’un minuscule village perdu dans la forêt, au cœur des Laurentides.

Ici, le service cellulaire est pour le moins minimal, presque inexistant. Pas le choix, il faut décrocher de l’électronique et s’accrocher à l’essentiel : la vie de famille, la connexion avec la nature.

On peut trouver des cabanes dans les arbres, offertes à la location, à plusieurs endroits au Québec. Les Refuges perchés, une collaboration de l’entreprise de construction Vivre perché et du Centre d’activités Mont-Tremblant, a été un pionnier de ce mouvement en construisant 10 refuges en 2014 dans le parc Éco Laurentides (connu anciennement sous le nom de Centre touristique et éducatif des Laurentides), sur la rive est du lac Cordon, à Saint-Faustin-Lac-Carré. Tous différents, ils peuvent accueillir jusqu’à six personnes.

Les partenaires offrent cette année une deuxième phase de 10 refuges sur la rive ouest du même lac.

Genèse

David Bruchez, constructeur et copropriétaire des Refuges perchés, raconte comment, en 2009, ses partenaires et lui cherchaient un endroit pour construire une série de cabanes dans les arbres, en pleine nature. Ça tombait bien, le parc Éco Laurentides cherchait à développer de nouveaux attraits. « Ils nous ont accueillis, raconte M. Bruchez. Ça a relancé les investissements dans le parc, ce qui a contribué à sa sauvegarde. »

Le site se prêtait parfaitement bien au concept des partenaires.

« Il y a deux grands lacs à proximité. C’est un beau territoire préservé avec des arbres matures, il y a près de 24 km de sentiers pédestres, c’est très sauvage. »

— David Bruchez

Les partenaires visent une clientèle qui est désireuse d’expérimenter le plein air, mais qui n’a pas nécessairement tout le matériel nécessaire et qui recherche un minimum de confort. Dès le début, les gens ont apprécié.

« À ce moment-là, il n’y avait aucune réception cellulaire. Les gens se trouvaient isolés et devaient juste s’occuper de choses primordiales : la nourriture, l’eau, le feu en hiver. Ils étaient coupés de la civilisation et les gens décompressaient énormément. J’ai vu des enfants qui jouaient à des jeux de société avec leurs parents et ceux-ci étaient aux anges parce qu’ils n’avaient pas fait ça depuis des années. »

La réception cellulaire s’est à peine améliorée depuis...

« C’est... difficile. Ça dépend des fois. Il y a une barre ici et là. »

Une promenade pour s’y rendre

Le trajet jusqu’aux refuges est déjà une aventure en soi. Pour se rendre aux refuges de la première phase, du côté est du lac, on doit marcher de 15 à 20 minutes sur un sentier. Les Refuges perchés fournissent un petit chariot pour les bagages en été, ou deux traîneaux en hiver. Mais comme ces refuges sont situés près du lac, c’est plus commode d’y aller en canot : huit petites minutes de pagayage et hop, on est rendu.

C’est un peu plus long pour les refuges de la deuxième phase, du côté ouest. Ceux-ci sont en terrain un peu plus montagneux. La montée est pas mal plus raide depuis le lac, on recommande donc de privilégier le sentier de randonnée pour le transport des bagages. Mais on peut quand même louer un canot pour le plaisir de se balader plus tard sur le lac.

Selon la saison, les tarifs varient de 109 $ à 199 $ la nuit. Il est possible de payer un petit supplément si on n’a pas tout le matériel nécessaire (bouteille de propane, sac de couchage, raquettes, etc.).

M. Bruchez a constaté un grand engouement pour les refuges cet été et cet automne, probablement en raison de la pandémie. « Les gens ont besoin de s’évader, de respirer un peu, de sortir de la pression urbaine, avec toutes ses contraintes. »

Glen Sutton, Cantons-de-l’Est

Au Diable vert

On offre plusieurs types d’hébergement, dont de très beaux refuges dans les arbres. L’un d’eux est même niché entre les branches d’un érable centenaire.

Wentworth-Nord, Laurentides

Les Chalets du trappeur

Trois chalets en bois rond et deux refuges dans les arbres attendent les visiteurs été comme hiver.

lac Nomingue, Hautes-Laurentides

Les Toits du monde

On y trouve des cabanes dans les arbres, mais aussi une yourte, un tipi et une maison de Hobbit.

Notre-Dame-de-la-Merci, Lanaudière

Kabania

Des cabanes sur pilotis sont offertes, mais il faudra attendre juin prochain pour y grimper : elles seront fermées cet hiver, pandémie oblige.

Saint-Fulgence, Saguenay–Lac-Saint-Jean

Parc Aventures Cap Jaseux

Pour la saison estivale, on y trouve des maisons dans les arbres, des sphères suspendues ainsi que des dômes et des cabanes en bois rond.

Stoneham, Capitale-Nationale

Aventures Nord-Bec

On y offre une cabane dans les arbres ainsi que des chalets et des microchalets.

Sacré-Cœur, Saguenay–Lac-Saint-Jean

Canopée-lit

On offre un bon nombre de cabanes sur pilotis et de bulles. Les bulles et certaines cabanes sont toutefois fermées l’hiver.

Bonaventure, Gaspésie

Cime-Aventure

Les écolodges sur pilotis sont particulièrement luxueux, avec salles de bains privées. Ils sont cependant fermés l’hiver.

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