Cheveux

Le b.a.-ba de la coloration à la maison

Les mesures de distanciation sociale imposées récemment ont donné envie à plusieurs d’oser la coloration à la maison, que ce soit pour faire disparaître les repousses ou pour pimenter le quotidien avec un nouveau look. En procédant de la bonne façon, il est possible d’obtenir d’excellents résultats. Voici quelques conseils.

Le bon produit

Première étape : déterminer le type de teinture à utiliser. La coloration dite permanente – elle dure de quatre à six semaines – permet de modifier la couleur des cheveux et de couvrir le blanc. La coloration semi-permanente, elle, ne fait qu’accentuer la couleur naturelle ; ainsi, les repousses sont moins apparentes. Finalement, la coloration temporaire – elle ne dure que de six à huit shampoings – est idéale pour ceux et celles qui souhaitent simplement tester une nouvelle nuance.

Si l’on ne cherche qu’à couvrir ses repousses, on choisit un produit destiné uniquement à cette fin, une solution temporaire qui s’estompera après quelques lavages. En plus de gagner du temps, on épargnera un traitement inutile au reste de ses cheveux, en camouflant seulement la racine jusqu’à notre prochaine coloration chez le coiffeur.

Il existe un tel éventail de couleurs sur les tablettes qu’il peut être difficile de faire un choix. Le secret ? Opter pour une nuance qui n’a pas plus de deux tons de différence avec sa couleur naturelle. Au besoin, on demande au personnel du rayon des cosmétiques, qui se fera un plaisir de nous conseiller.

La préparation

Afin d’éliminer tout risque d’allergie, on tâche d’appliquer une petite quantité de produit derrière son oreille la veille de la coloration. S’il n’y a aucune réaction allergique, on peut mettre en place le matériel nécessaire.

Comme la teinture à la maison peut être salissante, il importe de se préparer et de s’équiper adéquatement : vieux vêtements, serviettes et torchons usés, papier essuie-tout… Certaines personnes usent de prudence en recouvrant aussi leur aire de travail de sacs de plastique.

On se munit de gants protecteurs (généralement fournis dans la boîte), car ils sont indispensables pendant l’application de la teinture et lors du rinçage. Le pinceau de coloration sera quant à lui notre meilleur allié pour appliquer notre couleur. Lors du temps de pause, le port d’un bonnet de douche jetable empêchera, pour sa part, le produit de couler. Pour obtenir un résultat optimal, on pense aussi à mettre la teinture dans un bol que l’on ne compte pas réutiliser plutôt que de l’appliquer directement sur ses cheveux.

Opération application

On s’assure de protéger la peau du crâne avant de se lancer dans la coloration. L’huile du cuir chevelu agissant comme protection naturelle, on attend environ deux jours après son dernier shampoing avant de s’y mettre. On veille également à recouvrir ses oreilles ainsi que la peau sensible du visage, près de la racine des cheveux, de gelée de pétrole, de crème hydratante ou, tout simplement, de baume à lèvres.

Une fois les précautions prises, on sépare sa chevelure en quatre sections, qu’on colore une par une. On commence par celles de l’avant, puis on procède à celles de l’arrière. On priorise aussi les repousses avant de s’attaquer au reste des cheveux. Notons que le temps de pause diffère selon le type de cheveux ; les plus fins se teignent plus rapidement que les plus épais. Finalement, on se rappelle que le secret d’une coloration réussie est, tout simplement, de suivre le mode d’emploi à la lettre.

Le grand dévoilement

Lorsque le signal de la fin du temps de pause sonne, on rince sans attendre. On frotte ses cheveux assez longtemps pour les débarrasser de toute trace de teinture. Comment s’en assurer ? Quand l’eau dans le fond de la douche ou de l’évier est complètement claire, on a réussi. On applique ensuite un soin revitalisant pour bien hydrater sa chevelure fragilisée. Enfin, pour préserver sa nouvelle tête le plus longtemps possible, on tâche d’utiliser des produits pour cheveux colorés.

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