Voyage dans l’espace

Guy Laliberté a déjà payé l’impôt

Le fondateur du Cirque du Soleil a déjà payé la facture fiscale associée à son voyage dans l’espace en 2009. « Guy Laliberté a déjà payé – il y a plusieurs années, sur réception de l’avis de cotisation – tous les impôts relatifs à ce dossier », a fait savoir par courriel Anne Dongois, chef des communications de Lune Rouge, fondée par Guy Laliberté. Mercredi, la Cour canadienne de l’impôt a statué que Guy Laliberté avait entrepris son expédition dans l’espace pour des raisons personnelles, même s’il avait profité de son expérience pour faire mousser la fondation One Drop et le Cirque du Soleil. Mais le juge a déterminé que seulement 10 % de la facture de 41,8 millions de dollars était attribuable à la promotion du Cirque. Guy Laliberté prétendait l’inverse. — Stéphanie Grammond, La Presse

Économie

Des voyants verts, mais aussi rouges

Dix ans après l’effondrement de Lehman Brothers et la catastrophe financière qui a suivi, les États-Unis connaissent un cycle de croissance exceptionnellement long. Pour l’heure, les principaux indicateurs sont au vert, mais une guerre commerciale pourrait les faire virer au rouge.

Au vert

Indice manufacturier robuste, confiance des consommateurs au plus haut, chômage historiquement bas, création d’emplois solides, croissance supérieure à 4 %, records à la Bourse… La plupart des baromètres préférés des économistes incitent peu à l’inquiétude.

Un peu moins « bouillant » d’après Chris Low, chef économiste de FTN Financial, le ralentissement des mises en chantier cet été, bien que cet indice, tout comme l’ensemble du marché immobilier, n’ait d’après lui plus le même poids sur l’économie qu’avant la crise financière de 2008.

Ces indicateurs s’inscrivent dans un contexte de résultats d’entreprises florissants, soutenus par une généreuse réforme fiscale. Les profits des 500 plus grosses entreprises américaines ont augmenté de 25 % au deuxième trimestre, le meilleur depuis 2010, d’après la société FactSet.

À l’orange

En août, le taux de chômage, installé sous les 4 %, a participé à la progression des salaires de 2,9 % sur une base annuelle, au plus haut depuis neuf ans.

Cette accélération alimente l’inflation, déjà élevée puisque l’indicateur préféré de la Réserve fédérale (Fed), l’indice des prix basé sur les dépenses de consommation (PCE), évolue au plus haut depuis six ans d’après les chiffres de juillet.

Garante de la stabilité des prix, la Fed est encouragée à accélérer ses hausses de taux et devrait agir deux fois d’ici décembre.

Or ces hausses devraient renchérir un peu plus le coût du crédit pour les entreprises et les ménages américains et pourraient brider la croissance, au moment où certains s’inquiètent justement d’une hausse trop rapide des taux.

Au rouge

« Le risque majeur de récession est la guerre commerciale. Elle pourrait fait monter les prix et reculer la consommation au moment où la Fed remonte ses taux », estime Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services, un retournement de l’économie étant anticipé par de nombreux observateurs pour 2020.

Le conflit entre Pékin et Washington pourrait encore s’envenimer. Donald Trump menace désormais de taxer la totalité des produits chinois importés aux États-Unis, un geste qui pourrait encore fragiliser une économie chinoise en difficulté.

Autre alerte, la crise que traversent plusieurs pays émergents massivement endettés, Argentine et Turquie en tête.

« Avec le plongeon de leur monnaie, il leur devient de plus en plus difficile de rembourser leur dette libellée en devise étrangère. Cela finira par se répercuter sur le monde entier », remarque Tom Cahill, stratégiste pour Ventura Wealth Management.

L’endettement des pays émergents culmine à 3700 milliards de dollars, d’après la Banque des règlements internationaux (BRI).

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