Brexit

600 000

La baisse des importations en provenance de l’Union européenne (UE) vers le Royaume-Uni en cas de « Brexit dur » menacerait à elle seule plus de 600 000 emplois dans le monde, selon une étude de l’institut allemand IWH publiée hier. Censé quitter l’Union européenne le 29 mars, le Royaume-Uni est en plein flou quant à la forme que prendra ce divorce historique, les députés britanniques ayant massivement rejeté le 15 janvier l’accord négocié avec Bruxelles. Une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l’UE, qui se traduirait notamment par l’introduction de taxes douanières, « aurait pour conséquence de désordonner les chaînes de production internationales », explique Oliver Holtemöller, coauteur de l’étude. — Agence France-Presse

Forfaits tout-inclus

Les voyagistes font des affaires en or

Les agences de voyages et les voyagistes font des affaires d’or cet hiver avec leurs forfaits tout-inclus. Il faut dire que le mois de janvier leur a donné un coup de pouce avec une quinzaine de jours entre - 15 et - 22 °C, les écarts de température, ainsi que la pluie abondante. Sans oublier la pluie verglaçante de février. Comme par instinct de survie, les Québécois se sont rués sur les voyages dans le Sud.

« Les gens arrivent à l’agence et nous disent qu’ils sont tannés, qu’ils veulent partir, raconte Katherine Fortin, conseillère chez Club voyages Mille et une nuits à Rosemère. Ceux qui viennent chercher leurs documents comptent les dodos avant de partir. »

« Il y en a même qui regardent pour faire un deuxième voyage cet hiver, ajoute-t-elle. Ils en ont fait un en décembre ou en janvier et veulent repartir en mars. »

Sunwing, Transat, Voyages à rabais, Voyages CAA, Club Voyages Mille et une nuits confirment que les ventes sont plus élevées que l’an dernier. CAA a observé une augmentation d’un peu plus de 4 % pour les voyages entre le 1er décembre 2018 et le 30 avril 2019.

« Comme l’économie va mieux, ça donne un engouement pour pouvoir se reposer pendant une semaine », renchérit André Desmarais, président régional de l’Association canadienne des agences de voyages.

Hausse des ventes dès novembre

Les Québécois ont dû sortir leur pelle très tôt cette année. Dès la mi-novembre, les tempêtes de neige se sont succédé à travers la province. Résultat : Sunwing, Transat, Voyages à rabais et CAA ont vu leurs ventes augmenter en novembre comparativement à l’automne 2017, où l’ouragan Irma avait ralenti les réservations.

« Cette année, l’arrivée hâtive de l’hiver a eu un grand impact chez nous. À preuve, nous avons connu des mois de novembre et décembre records ! »

— Kim Villeneuve, conseillère stratégique marketing chez Voyages à rabais

Chez CAA, la valeur des ventes pour les forfaits vers le Sud a crû de 13 % à l’automne 2018 pour des voyages entre décembre et avril. Même scénario pour Transat, qui a observé à la mi-décembre une avance des réservations de 5,6 %.

Dernière minute

Les forfaits de dernière minute, qui semblaient voués à disparaître ces dernières années, reviennent. Voyages à rabais a mis en place sur son site web une section « Rabais Top Chrono », tandis que Transat propose une section « Dernière minute Sud ».

« Un marché de dernière minute existe toujours, toutefois, cela ne garantit pas la date de départ ou la catégorie de la chambre ni le budget souhaité initialement », affirme Marie-Josée Carrière, directrice marketing senior Québec chez Sunwing.

Les destinations

Les agences et voyagistes que nous avons consultés sont unanimes. Même si l’industrie vit une forte croissance dans le domaine des croisières, le top 3 des destinations soleil tout-inclus reste inchangé depuis plusieurs années avec Cuba, le Mexique et la République dominicaine (Punta Cana).

« Cuba va rester une destination dans le cœur des Québécois, croit André Desmarais, président régional de l’Association canadienne des agences de voyages. Certains y vont parce qu’ils se sont fait des amis et connaissent le personnel de l’hôtel. Ils ont de petits avantages par la bande. Ces clients-là ne changeront pas de destination. »

Pour ceux qui préfèrent le ski

L’augmentation des journées de redoux et de pluie a un impact sur l’achalandage dans les stations de ski. « Une tempête de neige, c’est le meilleur marketing qu’on peut avoir. Les stations vont avoir automatiquement de l’achalandage, affirme Josée Cusson, de l’Association des stations de ski du Québec, qui représente 75 stations de ski au Québec. Mais quand on voit en sortant de chez nous que c’est glacé, qu’on ne peut pas se déplacer, les gens ne pensent pas qu’en station, c’est blanc et que les conditions sont belles. » Josée Cusson insiste : les conditions générales des pistes sont belles même si certaines stations vont préférer fermer une journée pour préserver les pistes. « On fait juste attendre que l’eau s’écoule. Dès que les températures remontent, on sort les équipements. »

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