Marathon de Montréal

Autopsie d’un cafouillage

Le dernier Marathon de Montréal a été assombri par la mort d’un jeune coureur, victime d’un arrêt cardiaque. Selon le guide des bonnes pratiques de la Fédération québécoise d’athlétisme, en tout temps lors d’une course, un membre de l’équipe médicale doit être présent aux côtés d’un athlète en détresse en moins de trois minutes. Une norme qui n’a pas été respectée dans ce cas-ci. 

Marathon de Montréal

Des normes non respectées

Entre le moment où le jeune Patrick Neely s’est écroulé, près du 19e kilomètre du demi-marathon de Montréal le 22 septembre, et le moment où les secours sont arrivés, il s’est écoulé au moins huit minutes. Un délai trop long, si l’on se fie aux règles de bonnes pratiques de la Fédération québécoise d’athlétisme (FQA), a constaté La Presse.

Au Québec, aucune norme stricte ne réglemente l’organisation médicale lors de grands événements sportifs comme un marathon, confirment le ministère de la Santé et des Services sociaux et le Collège des médecins.

« C’est la responsabilité de l’organisation du Marathon de prévoir et planifier une réponse médicale adéquate en vertu du Règlement de sécurité de la Fédération québécoise d’athlétisme », ajoute la porte-parole d’Urgences-santé Valérie Tremblay.

Depuis 2018, la FQA dispose d’un Guide des services médicaux pour les événements de course à pied. Ce Guide a été créé en réaction à la mort du pompier Maxime Fournier, 21 ans, par arrêt cardiaque en juin 2015 au demi-marathon des pompiers de Shawinigan.

Dans son rapport, la coroner Lyne Chouinard soulevait l’engouement croissant pour les marathons et recommandait au ministère de l’Éducation de « développer un guide spécifique pour les urgences médicales lors d’activités de course sur route » au Québec.

Lancé en 2018, le Guide des services médicaux pour les événements de course à pied de la FQA recommande « l’accès à des soins immédiats de réanimation et de défibrillation en tout temps et en tout lieu de l’événement en moins de trois minutes ».

Directeur général d’Équipe médicale, entreprise qui offre des services médicaux notamment au festival Osheaga et lors d’événements sportifs, Jean-François Millette estime qu’intervenir en environ trois minutes est primordial dans ce genre d’événement.

« Si tu n’es pas capable d’arriver avant les ambulances, qui arrivent en sept, huit minutes en moyenne à Montréal, tu sers à quoi ? »

— Jean-François Millette, directeur général d’Équipe médicale

Un avis partagé par Cédric Rivière, directeur de l’Association des premiers répondants du Québec. « L’intérêt, c’est d’arriver avant les paramédicaux. Sinon, tu ne sers pas à grand-chose, dit-il. On veut raccourcir les délais d’intervention pour augmenter les chances de survie et diminuer les risques de séquelles. »

M. Millette explique que lors de grands événements comme une course ou un festival, les services médicaux offerts par le promoteur doivent être efficaces, ne serait-ce que pour protéger la santé publique. « Il faut s’assurer de ne pas surcharger le réseau de la santé avec nos cas », dit-il.

Huit minutes

Au Marathon de Montréal le 22 septembre, le jeune Patrick Neely, 24 ans, s’est effondré à l’intersection des rues Saint-Hubert et Cherrier, à moins de trois kilomètres de l’arrivée. Il est mort le lendemain à l’hôpital. Une enquête du coroner est en cours.

Le 23 septembre, le promoteur du Marathon de Montréal, Groupe Ironman, publiait un communiqué dans lequel il déclarait : « Sur la base des données de chronométrage et de rythme du participant à la course, de comptes rendus de témoins oculaires et de journaux d’évènements, le personnel médical est arrivé sur les lieux avec du matériel et des fournitures de sauvetage de pointe dans les 8 minutes environ suivant l’appel du 911. »

Pourquoi l’organisation a-t-elle été incapable de respecter la norme du trois minutes ? Questionnée à ce sujet, la Série Rock’n’Roll Marathon du Groupe Ironman a répondu à La Presse dans un courriel en anglais que « notre précédente déclaration tient toujours et nous ne fournirons pas plus de commentaires ».

Le jour du marathon, deux entreprises fournissaient les services médicaux pour l’événement. L’une d’elles, GTI médical, a refusé de répondre à La Presse, relayant les questions au Groupe Ironman.

« On n’a juste pas eu l’appel. Si on avait eu l’appel dans les temps, on aurait eu quelqu’un auprès de lui dans un temps record […] Je peux vous confirmer que toutes nos équipes étaient sur le terrain, prêtes à intervenir », affirme pour sa part le vice-président de Dokever, Jean-Jacques Lapointe.

Ignorance

Difficile pour les organisateurs du Marathon de plaider l’ignorance de la règle des trois minutes. Car le directeur médical de l’événement cette année, le Dr Marc Gosselin, est lui-même l’un des rédacteurs du Guide de la FQA. Le Dr Gosselin a décliné notre demande d’entrevue, transmettant nos questions au Groupe Ironman.

Travaillant aujourd’hui à Urgences-santé, Eddy Afram a aussi collaboré à la rédaction du Guide de la FQA. Pour lui, ce document présente « les bonnes pratiques à suivre ».

« Certains promoteurs ont des normes plus sévères, en lien avec leur circuit ou leurs assurances. Mais cette prise en charge de trois minutes est une référence. »

— Eddy Afram

M. Afram explique que le guide est délibérément flexible. Ainsi, aucun ratio de personnel médical par coureur n’est fixé, pour permettre au promoteur de déterminer les moyens à mettre en place pour intervenir en trois minutes. « Par exemple, en zone isolée ou montagneuse, les moyens pris ne seront pas les mêmes qu’en milieu urbain », illustre-t-il.

M. Afram a une longue expérience dans le domaine. Il a été impliqué avec l’équipe médicale du marathon de 2007 à 2018, dont les sept dernières années à titre de coordonnateur médical. M. Afram n’a pas voulu commenter les événements du marathon de cette année, affirmant ne pas connaître toutes les circonstances. « On espère toujours apprendre de ces tristes événements pour faire mieux si on peut », dit-il.

Nouvelle équipe

En 2017, le Groupe Ironman a acheté le Marathon de Montréal. L’an dernier, M. Afram a assuré de façon personnelle la coordination médicale de l’événement, de concert avec le Dr François de Champlain, qui a été directeur médical du Marathon de 2012 à 2018. Le Dr de Champlain a préféré ne pas commenter les événements.

Cette année, c’est l’entreprise Dokever, conjointement avec GTI médical, qui a pris la relève et assumé la coordination médicale du Marathon de Montréal. Plusieurs membres de l’équipe médicale de l’Ironman de Mont-Tremblant se sont ainsi retrouvés à travailler au Marathon de Montréal. « Notre équipe est remplie de professionnels. C’est une équipe hors pair », affirme le vice-président Jean-Jacques Lapointe.

Ce dernier est lui-même très connu du milieu paramédical au Québec. Il travaille comme paramédical depuis 48 ans et a enseigné pendant des années au collège Ahuntsic. Il est très respecté dans le milieu, affirment M. Millette et plusieurs sources du milieu. « Mais [Dokever] n’avait jamais fait d’événement de l’envergure du Marathon, note M. Millette […] L’enjeu du Marathon, c’est le volume [de coureurs] ».

Urgences-santé voulait plus d’ambulances

La lenteur des équipes de soins a été notée le jour du Marathon. Dans le cas de Patrick Neely, mais aussi dans d’autres dossiers (voir autre texte). M. Lapointe assure que toutes les équipes de soins étaient en nombre suffisant. « Ce n’était pas un manque d’équipe, pas un manque de matériel, pas un manque de DEA [défibrillateurs] », dit-il.

Au lendemain du marathon, le Groupe Ironman a publié un communiqué dans lequel il assurait que « toutes les ressources étaient en place de manière appropriée le jour de la course, dont plus de 50 défibrillateurs et plus de 80 professionnels de la santé sur le parcours, ainsi que 8 ambulances dédiées à l’événement ».

Or, La Presse a appris que quelques jours avant la course, Urgences-santé recommandait plutôt aux organisateurs d’avoir 10 ambulances sur place.

« De nombreuses rencontres ont eu lieu avec le promoteur et la nouvelle équipe responsable des soins médicaux, qui en était à sa première expérience au Marathon de Montréal, pour déterminer le nombre d’ambulances requises et le déploiement nécessaire au déroulement sécuritaire du Marathon. Quelques jours avant le Marathon, Urgences-santé a recommandé au promoteur d’ajouter deux véhicules ambulanciers, en raison des prévisions météo qui présageaient une hausse de la température. L’organisation a toutefois refusé et a décidé d’appliquer des mesures de mitigation sur le parcours, par exemple, l’ajout de brumisateurs d’eau supplémentaires et des autobus climatisés », explique la porte-parole d’Urgences-santé, Valérie Tremblay.

En tout, Urgences-santé est intervenue 32 fois en lien avec le Marathon, cette année, contre 17 en 2018 et 17 en 2017, année de canicule où seul le demi-marathon avait été couru.

En 2017, l’entreprise Promutech avait affirmé dans un communiqué avoir sur place 300 intervenants médicaux, plus de 10 ambulances, 10 motos médicales et 50 défibrillateurs.

Cette différence dans le nombre de ressources médicales peut en partie s’expliquer par le fait que le nombre de coureurs était moindre cette année. Mais M. Afram explique qu’il n’existe pas de « ratio d’intervenants médicaux par coureur », lors d’événements sportifs. « Ce n’est pas une façon efficace de calculer la qualité des soins », dit-il. Pour lui, l’efficacité se mesure surtout à « la vitesse à laquelle les soins sont donnés » partout sur le parcours.

Problème de communication

Pour Jean-Jacques Lapointe de Dokever, les équipes médicales du marathon n’ont pas été en mesure d’intervenir [dans le cas de Patrick Neely], tout simplement parce qu’elles n’ont « pas eu l’appel » signalant qu’un coureur s’était effondré. Lors de grands événements, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) met en place un Centre de commandement et de traitement de l’information (CCTI), où se trouvent notamment des intervenants d’Urgences-santé, du SPVM et du promoteur.

M. Lapointe explique qu’un agent de liaison du Marathon se trouvait au CCTI et qu’il aurait donc dû être informé de la présence d’un coureur en arrêt cardiaque sur le parcours dès que la policière a contacté le CCTI à 9 h 55.

« Théoriquement, on aurait dû l’avoir [l’appel]. Quelque chose est arrivé quelque part. On ne comprend pas. »

— Jean-Jacques Lapointe, vice-président de Dokever

Une équipe médicale était d’ailleurs au parc La Fontaine, à quelques mètres de l’endroit où le coureur s’est effondré. « Si on ne nous [alerte] pas, on ne peut pas deviner », affirme M. Lapointe, qui juge la situation « désolante ».

M. Millette explique que « l’endroit le plus à risque sur un parcours de demi-marathon est les derniers kilomètres ». « Il aurait dû y avoir des paramédicaux partout le long des deux à trois derniers kilomètres. Ça, je ne comprends pas que même sans appel, personne ne l’ait vu », dit-il.

Un employé de l’équipe médical du Marathon joint par La Presse et qui a demandé de rester anonyme estime que le personnel était suffisant. Il s’interroge toutefois sur la répartition des effectifs le long du parcours. « On n’était peut-être pas assez nombreux à suivre la masse de coureurs », dit-il.

De l’avis de M. Millette, le fait qu’une policière a été rapidement au chevet du coureur en détresse a pu faire en sorte que personne n’a cru bon de relayer le message à l’équipe médicale du marathon. « Le rapport du coroner pourra aider à éclaircir la situation », dit-il.

Ce n’est que vers 10 h 10 que les membres de l’équipe médicale du Marathon ont su qu’un coureur était en arrêt cardiaque sur le parcours, affirme M. Lapointe. À ce moment, les ambulanciers étaient sur place depuis sept minutes et avaient pris en charge le coureur.

Le fil des événements

Dimanche, 22 septembre

7 h 15

Environ 12 000 coureurs sont entassés sur la ligne de départ du marathon et du demi-marathon de Montréal sur le boulevard René-Lévesque. Le départ, prévu à 7 h 15, est retardé. Certains coureurs s’impatientent. Le coup d’envoi ne sera finalement lancé que 50 minutes plus tard. Un « manque d’effectif de sécurité » a causé ce report, affirmera le directeur de la course, Dominique Piché.

9 h 50

Près du 19e kilomètre du trajet du demi-marathon, le jeune Patrick Neely s’écroule à l’angle des rues Saint-Hubert et Cherrier, sur le Plateau Mont-Royal. Le moment exact où le coureur s’effondre reste incertain. Les témoignages récoltés par La Presse et différents médias varient. Certains parlent de 9 h 40. D’autres, de 9 h 50. Une information que La Presse n’a pu confirmer avec aucune autorité. Rapidement, de bons Samaritains se portent au secours de Patrick Neely, victime d’un arrêt cardiaque, et entament des manœuvres de réanimation. Une policière chargée d’assurer l’ordre est aussi sur place et apporte son soutien.

9 h 55

La policière appelle le Centre de commandement et de traitement de l’information (CCTI) pour signaler l’événement. Aussitôt l’appel de la policière reçu, une ambulance d’Urgences-santé est envoyée sur les lieux, affirme le porte-parole d’Urgences-santé, François Labelle.

10 h 02

Les pompiers arrivent, suivis par les ambulanciers à 10 h 03, qui prennent la relève de la réanimation. Rappelons que Patrick Neely est mort le lendemain à l’hôpital. Une enquête du coroner est en cours. Une enquête interne a totalement blanchi la policière et les ambulanciers dans ce dossier.

25 septembre

Le directeur de course, Dominique Piché, démissionne.

Marathon de Montréal

Pépins en rafale

Du manque de personnel de sécurité à la lenteur du temps de réponse de l’équipe médicale, plusieurs problèmes ont touché le Marathon de Montréal cette année

Retard au départ

Le départ du marathon a été donné avec 50 minutes de retard, à cause d’un manque d’agents pour assurer la fermeture des rues. C’est l’entreprise GardaWorld qui avait été mandatée par les organisateurs du marathon pour « assurer la sécurité sur le site du Quartier des spectacles et pour le recrutement du personnel d’accueil affecté aux barrières tout au long du parcours de la course », explique la directrice des communications de l’entreprise, Isabelle Panelli. « Tôt dimanche matin, notre équipe terrain a été confrontée à des enjeux d’effectifs et de logistique avec le personnel d’accueil seulement, ce qui a malheureusement contribué au retard de la course », ajoute-t-elle. Des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été appelés en renfort.

Jean-François Millette, directeur général de l’entreprise Équipe médicale, explique que les agents d’accueil sont normalement placés le long d’un parcours de course afin de superviser le blocage de rues. « C’est tes yeux. Ils peuvent aussi normalement appeler l’équipe médicale s’ils voient quelque chose. Tu en as à chaque coin de rue », précise-t-il.

Dans un communiqué diffusé le lendemain de la course, Groupe Ironman a affirmé que « tous les rapports reliant le départ différé de la course à cet incident [la mort de Patrick Neely] sont inexacts ». Le 25 septembre, le directeur de course Dominique Piché a démissionné.

« Les événements malheureux du week-end dernier lors du marathon, dont j’ai assumé publiquement la responsabilité pleine et entière comme il se doit en de telles circonstances, m’ont amené à prendre cette décision difficile », avait écrit M. Piché.

Un recrutement difficile

Moins d’une semaine avant le Marathon, les organisateurs de l’événement semblaient manquer désespérément de bénévoles dans leur équipe médicale, révèlent de nombreux messages obtenus par La Presse. « Vous êtes invités à donner un coup de main comme étudiant paramédic pour le prochain marathon de Montréal […], l’événement est ce week-end et ils sont en manque désespéré de personnel ! ! ! Svp aidez ! » peut-on lire dans un message envoyé aux élèves du collège John Abbott dans les jours qui ont précédé l’événement.

Plusieurs messages d’appel au recrutement ont aussi été lancés sur Facebook. Le 14 septembre, le Club MEDical Ironman de Mont-Tremblant a publié sur sa page Facebook l’avis suivant : « Nous sommes toujours à la recherche de plusieurs secouristes pour le Marathon Oasis international de Montréal qui se déroulera le 21 et 22 septembre. Vous occuperez des postes dans les stations d’aide, à l’arrivée, sur le site de l’événement et à différents endroits stratégiques », pouvait-on lire.

Jean-Jacques Lapointe, vice-président de Dokever, l’entreprise qui assurait les services médicaux au Marathon, explique que les appels à tous lancés quelques jours avant les événements sont monnaie courante en ces temps de pénurie de techniciens ambulanciers paramédicaux au Québec. « On a réussi à pourvoir tous nos postes », assure-t-il.

Directeur général d’Équipe médicale, Jean-François Millette confirme que la pénurie de techniciens ambulanciers paramédicaux complique le recrutement de bénévoles, qui se fait souvent jusqu’à la dernière minute.

Il explique que les promoteurs ont de moins en moins d’argent à consacrer aux services médicaux dans les grands événements. « Parce que les coûts de sécurité ont explosé ces dernières années avec les menaces terroristes », dit-il.

Sébastien Audet, propriétaire de l’entreprise Gestion médicale d’urgence, estime que les promoteurs devraient mettre « autant d’argent dans le médical que dans la sécurité ». « Le médical, c’est super important. On joue avec la vie des gens », dit-il.

Lentes interventions

La lenteur des équipes médicales à fournir des soins sur le parcours a été remarquée le jour du marathon. Quelques minutes après que Patrick Neely s’est effondré, un deuxième coureur s’est affaissé à ses côtés. Nathalie Lapointe, qui assistait à la course comme spectatrice, s’est portée à son secours. Une policière a aussi prêté main forte à ce coureur et à Patrick Neely. Une enquête interne a d’ailleurs totalement blanchi la policière et les ambulanciers dans ce dossier, a appris La Presse.

Selon Mme Lapointe, jamais durant les manœuvres un intervenant du marathon n’est venu au secours des deux coureurs. « Si oui, je ne les ai pas vus », dit-elle.

Le coureur aidé par Nathalie Lapointe est reparti de lui-même. Jean-Jacques Lapointe, vice-président de Dokever, affirme ne jamais avoir été averti de la présence au sol d’un deuxième coureur aux côtés de M. Neely.

Dans les jours qui ont suivi le marathon, La Presse a aussi relaté l’histoire d’un médecin venu en aide à un coureur blessé qui a attendu 20 minutes une équipe médicale qui n’est jamais venue. 

Commentant ce dossier, M. Lapointe affirme que « toutes les équipes étaient en route pour aider ce coureur ». « On ne l’a jamais trouvé, dit-il. C’est bien plate que cette année, il arrive des situations comme ça. […] Nos équipes, en temps normal, répondent très rapidement à ça. »

— Avec la collaboration de Daniel Renaud, La Presse

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