Négociations commerciales avec la Chine

La citation du jour

« Les négociations avec la Chine ont déjà commencé. À moins d’être étendues, elles s’arrêteront 90 jours après la date de notre merveilleux et très chaleureux dîner avec le président Xi. » 

— Le président américain Donald Trump a adopté hier un ton qui tranchait avec les déclarations optimistes qui avaient suivi son sommet avec le président chinois Xi Jinping, samedi. Pour la première fois, il a évoqué la possibilité de prolonger la trêve de 90 jours – jusqu’au 1er mars – qu’il a accordée aux Chinois avant de faire passer de 10 à 25 % les taxes douanières sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés.

C Series

La valeur de l’investissement de Québec recule de 170 millions

La valeur de l’investissement effectué par les contribuables québécois en 2015 dans le cadre du sauvetage de la C Series de Bombardier, désormais sous le contrôle du géant européen Airbus, a reculé d’environ 170 millions. Cette information figure dans le volumineux rapport des comptes publics de l’année financière terminée le 31 mars dernier qui a été rendu public hier. En date du 30 septembre, la participation de l’État québécois était évaluée à environ 1,13 milliard, alors qu’en 2015, Québec avait injecté 1,3 milliard pour acquérir 49,5 % du programme de cet avion commercial. Dans le document, il est indiqué que cette évaluation a été effectuée par Québec en tenant compte des plus récents résultats trimestriels dévoilés respectivement par Airbus et Bombardier le 31 octobre et le 8 novembre. — La Presse canadienne

Thomson Reuters supprimera 3200 emplois

Thomson Reuters a annoncé hier qu’il supprimerait 3200 emplois à temps plein d’ici 2020, soit 12 % de sa main-d’œuvre mondiale. Le groupe de presse et d’information a fait cette annonce à l’occasion de sa journée des investisseurs, à Toronto. La société emploie actuellement environ 27 000 personnes dans le monde. À la suite des compressions, elle emploiera environ 23 800 personnes. Thomson Reuters a également l’intention de fermer 52 de ses bureaux dans le monde d’ici à 2020, ce qui fera passer leur nombre de 185 à 133. L’entreprise a indiqué que l’impact des suppressions d’emplois au Canada serait « minime », mais n’a pas été en mesure de fournir d’autres détails. — La Presse Canadienne

WestJet vise un redressement après une année difficile

Le transporteur Westjet Airlines prévoit faire grimper de 40 % son bénéfice par action entre 2019 et 2022, après avoir connu une année 2018 mouvementée qui a vu ses profits chuter. La flambée des coûts du carburant, les conflits de travail et la vive concurrence au pays et à l’étranger ont fait subir à la deuxième ligne aérienne en importance au Canada sa première perte en 13 ans au deuxième trimestre. Le troisième trimestre s’est soldé par un meilleur résultat – un retour aux bénéfices –, mais il montrait malgré tout un important recul par rapport à la même période un an plus tôt. La société de Calgary a indiqué que la forte demande, les tarifs de marque et les frais accessoires lui permettraient d’augmenter ses revenus par siège disponible de 2 à 4 % en 2019. — La Presse canadienne

Volkswagen entièrement électrique en 2040 ?

Le géant allemand Volkswagen, toujours englué dans le scandale des moteurs truqués, prévoit de vendre sa dernière voiture équipée d’un moteur à combustion vers 2040. Le dernier lancement d’un produit sur une plateforme traditionnelle aura lieu en 2026, selon Michael Jost, directeur stratégique du constructeur. Avec une mise sur le marché au début des années 2030 et une durée de vie moyenne de sept ans, cela signifie que la dernière voiture à essence sera vendue vers 2040. Le groupe de Wolfsburg, désireux de laisser les ravages du « dieselgate » derrière lui, a annoncé à la mi-novembre 66 milliards de dollars d’investissements pour accentuer son virage vers les voitures électriques et autonomes d’ici fin 2023. S’il compte aujourd’hui 6 modèles électriques dans sa gamme, il veut porter ce chiffre à plus de 50 d’ici 2025. — Agence France-Presse

réseaux 5G

Les questions de sécurité rattrapent Huawei

La croissance explosive de l’équipementier en télécoms chinois Huawei se heurte désormais à l’écueil géopolitique, car certains acteurs occidentaux ou asiatiques refusent de le laisser s’installer dans leurs réseaux 5G, qui ont un caractère stratégique.

Le gouvernement américain a ainsi demandé au début de l’année à ses opérateurs télécoms de ne pas s’équiper « chinois ». Plusieurs élus du Congrès voyaient dans Huawei « une menace pour la sécurité des États-Unis » ; ils invoquaient des rapports du groupe « avec le Parti communiste chinois ainsi qu’avec les services de sécurité et de renseignement chinois ».

Une méfiance alimentée par le fait que le fondateur du groupe, Ren Zhengfei, est un ancien officier de l’Armée populaire de libération.

Durant l’été, l’Australie à son tour a exclu Huawei du déploiement de la 5G, car elle estime que « l’implication de fournisseurs susceptibles d’être soumis à des décisions extrajudiciaires d’un gouvernement étranger » constituait un risque sécuritaire. Elle a été suivie par la Nouvelle-Zélande en novembre, officiellement pour incompatibilité technologique.

Au Japon, certains opérateurs comme NTT Docomo ne s’équipent pas auprès du géant chinois des télécoms.

« Ce n’est que récemment que le sujet est devenu une préoccupation, en particulier parce que la 5G sera une technologie extrêmement importante, qui servira à connecter absolument tout. Mais la réalité est que ces interrogations ne sont pour l’heure basées sur aucune preuve », estime Andrew Kitson, responsable télécoms, médias et technologies chez Fitch Solutions.

La nouvelle technologie mobile 5G, aux performances et aux utilisations annoncées comme bien supérieures à l’actuelle 4G, est en effet appelée à devenir une véritable colonne vertébrale de la transition numérique des économies.

Huawei tente de donner des gages

Ces inquiétudes pourraient remettre en question les ambitions du groupe chinois, d’autant que le débat atteint désormais aussi l’Europe, terrain stratégique pour l’équipementier.

Mi-novembre, plusieurs sources soulignaient que le gouvernement allemand se penchait sur le sujet. Le Royaume-Uni a lancé une enquête en juillet sur la sécurité des réseaux télécoms. En France, le sujet semble être également étudié, sans susciter de prise de position officielle.

Huawei tente depuis plus d’un an de déminer le terrain, en promettant la transparence et en rappelant que l’entreprise appartient à 100 % à ses salariés, pas à son fondateur et encore moins à l’État ou à l’armée chinoise.

Pour rassurer les opérateurs, l’équipementier leur donne accès à ses équipements dans des laboratoires spéciaux, où ils peuvent les démonter totalement et avoir accès à leur code source. Si, jusqu’ici, ces opérations se faisaient au siège du groupe en Chine, Huawei a depuis ouvert plusieurs laboratoires de transparence, notamment en Europe.

— Agence France-Presse

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