Porto Rico

1400

Nombre de morts causées par l’ouragan Maria, selon la plus récente estimation de Porto Rico. C’est bien plus que le bilan officiel de 64 morts, selon un rapport déposé au Congrès américain demandant des milliards de dollars pour aider l’île à se relever. Le gouvernement portoricain a indiqué qu’il y avait eu 1427 morts de plus entre septembre et décembre 2017 que la moyenne des quatre années précédentes pour la même période.

— La Presse canadienne

californie

Les incendies font une dixième victime

Un pompier mobilisé sur l’incendie Carr, dans le nord de la Californie, est mort hier matin, ont indiqué les autorités locales, portant à 10 le nombre de victimes des incendies qui sévissent depuis mi-juillet dans cet État de l’ouest des États-Unis. « Nous sommes tristes d’annoncer la mort d’un mécanicien d’équipement lourd […] affecté à l’incendie Carr », a annoncé le service des pompiers californien Cal Fire, dans un communiqué. L’incendie Carr, qui sévit depuis le 23 juillet près de la ville de Redding, a causé en tout la mort de huit personnes, dont désormais trois pompiers. Il avait détruit hier près de 72 000 hectares et n’était circonscrit qu’à 48 %. Deux autres pompiers sont morts ces dernières semaines dans l’incendie Ferguson, plus au sud, qui a provoqué la fermeture partielle du parc national de Yosemite. L’incendie dit du « Mendocino Complex », constitué de deux foyers mitoyens, dans le nord de l’État, est par ailleurs devenu lundi soir le plus vaste de l’histoire récente de la Californie. Il s’étendait hier matin sur plus de 123 000 hectares et était circonscrit à 51 %. — Agence France-Presse

Iran

Mahmoud Ahmadinejad demande au président de démissionner

L’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a demandé au président Hassan Rouhani de démissionner. Dans une vidéo publiée sur son compte Telegram hier, M. Ahmadinejad a déclaré que les Iraniens ne faisaient pas confiance à M. Rouhani. Selon l’ancien président qui maintenait la ligne dure, la présence au pouvoir de Hassan Rouhani se fait au détriment du pays. L’incertitude résultant de la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 avec les puissances mondiales a nui à l’économie déjà anémique de l’Iran. Mercredi, les législateurs iraniens ont voté en faveur du limogeage du ministre du Travail de Hassan Rouhani. Il s’agissait d’une victoire pour les partisans opposés à la relative modération du régime Rouhani, dans le contexte de l’aggravation de la crise économique. Mahmoud Ahmadinejad a attiré l’attention sur lui depuis qu’il a été empêché de se présenter à l’élection présidentielle de l’année dernière. Alors qu’il était président, il avait mis en doute l’histoire de l’Holocauste et affirmé qu’il n’y avait pas de gais ou de lesbiennes en Iran.

— Associated Press

Irak

Le nationaliste Moqtada Sadr remporte les législatives

L’alliance du nationaliste Moqtada Sadr et des communistes a remporté les élections législatives irakiennes, après le nouveau dépouillement manuel décidé en juin par la Cour suprême en raison de soupçons de fraude, a annoncé vendredi la commission électorale.

Allié aux communistes, le bouillant dirigeant chiite a confirmé sa première place avec 54 sièges, lors du premier scrutin organisé après la victoire sur le groupe État islamique (EI). L’EI avait fait trembler durant trois ans le pays en contrôlant un tiers du territoire et notamment Mossoul, la ville du nord du pays dont les djihadistes avaient fait leur capitale.

Ce second dépouillement décidé en raison des failles supposées dans le décompte électronique et de soupçons de manipulation n’a pas changé radicalement les résultats.

L’unique gain concerne l’Alliance de la Conquête, regroupement d’anciens combattants antidjihadistes proches de l’Iran, qui a remporté un siège supplémentaire au détriment d’une liste locale à Bagdad. Elle maintient sa deuxième position avec 48 sièges au lieu de 47, a précisé dans un communiqué la commission composée de neuf juges.

Les six uniques changements sont intervenus parmi les candidats au sein des listes.

La liste du premier ministre Haider al-Abadi reste en troisième position avec 42 sièges, suivie de celle du laïc Iyad Allawi, qui compte de nombreuses figures sunnites (21 sièges), et de celle de Hikma du dignitaire chiite Ammar al-Hakim (19 sièges).

En raison du système électoral à la proportionnelle, aucune liste ne peut à elle seule obtenir la majorité absolue. Des alliances doivent donc se nouer pour obtenir la majorité des 329 sièges du nouveau Parlement.

premier ministre à choisir

La Cour suprême doit désormais proclamer les résultats définitifs, puis le président de la République sortant a 15 jours pour convoquer le nouveau Parlement, qui doit élire un nouveau chef de l’État. Ce dernier doit alors choisir un premier ministre au sein de la coalition majoritaire.

Les tractations vont bon train et les rencontres se multiplient alors que les mouvements de contestation sont toujours vivaces, notamment dans le sud du pays.

La colère gronde contre la corruption, le chômage ou l’absence de services publics, malgré les sommes colossales investies, dont une partie s’est retrouvée dans les poches de politiciens et de hauts fonctionnaires.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.