Zewski s’incline par K.-O. au huitième round

Mikaël Zewski n’a pas été en mesure de s’installer parmi l’élite mondiale des 147 livres samedi soir à Las Vegas. Après un excellent début de combat, le Trifluvien a été ralenti par des coups au corps d’Egidijus Kavaliauskas, qui l’a envoyé une première fois au tapis à la fin du septième round avant de terminer le travail au début du huitième.

Pour Zewski, il s’agit d’une deuxième défaite en 36 combats chez les professionnels et d’une première par K.-O.

Kavaliauskas a quant à lui cueilli un 22e triomphe en 24 combats, lui qui revenait d’une défaite en championnat du monde face à Terrence Crawford.

Kavaliauskas a d’ailleurs eu du mal à toucher Zewski au début de l’affrontement. Deux des trois juges ont accordé les quatre premiers rounds à Zewski, largement négligé des preneurs aux livres.

Au cinquième round toutefois, un coup au corps a percé la muraille du protégé d’Yvon Michel, qui soudainement devenait plus facile à toucher pour Kavaliauskas. À la septième reprise, un uppercut lancé en fin de round a touché le menton de Zewski, qui a été ébranlé. Surnommé Mean Machine, Kavaliauskas s’est alors rué sur son rival, qu’il a mitraillé de coups avant que celui-ci ne chute au tapis. Zewski s’est relevé péniblement, puis la cloche a sonné, ce qui lui offrait un répit supplémentaire d’une minute. Malgré sa visite au tapis, Zewski était toujours en avance sur deux des trois cartes des juges à ce moment-là.

Mais Kavaliauskas n’avait aucune intention de laisser les juges décider de l’issue du duel. Dès le début du huitième round, il a attaqué Zewski avec agressivité et ce dernier s’est retrouvé très rapidement au tapis. L’officiel a alors décidé d’arrêter le combat malgré les protestations du Trifluvien, qui en était à un neuvième combat à Vegas.

Kavaliauskas a donc mis la main sur le titre WBO NABO que détenait Zewski, en plus de la ceinture vacante WBC continentale des Amériques.

« Si près de réussir »

« Nous étions si près de réussir notre mission. Mikaël était en avance selon les juges, et c’est ce que j’ai vu aussi. La seule manière pour Kavaliauskas de battre Mikaël, c’était de l’arrêter et il a trouvé le moyen de le faire. Chapeau à lui. C’est quand même dur à prendre, considérant le travail que Mikaël avait fait avant de se faire pincer par l’uppercut. En un seul coup, le château de cartes s’est effondré », a analysé Jean Zewski, père et entraîneur du boxeur vaincu.

Selon lui, son élève n’avait jamais été en danger avant ce fameux uppercut. « Mikaël avait pris quelques bons coups au corps, mais il les avait bien absorbés. Ce n’est pas la première fois qu’il prenait des coups au corps dans sa carrière. C’est l’uppercut qui a tout changé. »

« Kavaliauskas est puissant, Mikaël me l’a dit après le combat. Reste qu’avant le septième round, le combat se déroulait pas mal comme on le voulait. Je suis fier de Mikaël.  »

— Jean Zewski

Jean Zewski croyait que son fils avait assez récupéré entre le septième et le huitième round pour retourner au combat. Kavaliauskas l’a toutefois brisé au début du huitième round, et l’arbitre a pris la bonne décision selon lui d’interrompre les hostilités. « Je me suis évidemment assuré que Mikaël était correct avant qu’il ne retourne au combat. Il m’a rassuré en paroles, et ses jambes avaient l’air bonnes. Mais bon, il s’est fait pincer tout de suite après. Ça fait partie de la boxe. »

Le pugiliste de 31 ans a repris rapidement ses esprits après sa défaite, mais il a tout de même pris le chemin de l’hôpital pour subir un examen d’imagerie par mesure préventive, étant donné le K.-O. qu’il a subi.

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